‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 169 sur 224 · Pierre Corneille (La Veuve · texte numérisé non relu

Pierre Corneille (La Veuve

Oui, j'en doute, et l'excès du bonheur qui m'accable, Me surprend, me confond, me paraît incroyable.

Je puis croire ces mots un artifice honnête 1 Pour m'obliger à rompre un hymen qui s'apprête; Et s'il faut librement m'expliquer avec vous, Je ne me fierai point à des propos si doux2, Qu'un peu de vos faveurs, après quoi je soupire, Ne vienne m'assurer tout ce qu'ils m'ont pu dire, Et planter3 dans mon âme une constante foi Des charmantes bontés que vous avez pour moi.

elmire. Elle tousse pour avertir son mari.

Quoi? vous voulez aller avec cette vitesse, Et d'un cœur tout d'abord épuiser la tendresse4? On se tue à vous faire un aveu des plus doux 5; Cependant ce n'est pas encore assez pour vous, Et l'on ne peut aller jusqu'à vous satisfaire,

Madame, est-il possible et me puis-je assurer D'un bien à qui mes voeux n'oseraient aspirer?

Thomas Corneille (Le Beryer extravagant) : Il doute d'être heureux quand il l'est en effet.

i. Thomas Corneille (Le Berger extravagant : Surprenne votre esprit par un lâche artifice.

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