‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 205 sur 224 · Pierre Corneille (La place Royale · texte numérisé non relu

Pierre Corneille (La place Royale

Mon cœur s'est révolté contre ces lâches traits.

Dont, au mépris, dit-il, du devoir d'un sujet, Vous avez conservé le coupable secret.

J'ignore le détail du crime qu'on vous donne; Mais un ordre est donné contre votre personne; Et lui-même est chargé, pour mieux l'exécuter. D'accompagner celui qui vous doit arrêter.

CLÉANTE

Voilà ses droits armés ; et c'est par où le traître

De vos biens qu'il prétend cherche à se rendre maître ' .

ORGON

L'homme est, je vous l'avoue, un méchant animal2!

VALÈRE

Le moindre amusement 3 peut vous être fatal. J'ai, pour vous emmener, mon carrosse à la porte, Avec mille louis qu'ici je vous apporte. Ne perdons point de temps : le trait est foudroyant, Et ce sont de ces coups que l'on pare en fuyant \ A vous mettre en lieu sûr je m'offre pour conduite Et veux accompagner jusqu'au bout votre fuite.

ORGON

Las! que ne dois-je point à vos soins obligeant- '.

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