SCENE IV
ORGON, MADAME PEHNELLE, ELMIRE, MAUIANE, CLÉANTE, DAMIS, DORINE, monsieitr LOYAL.
MO NSI ECU LOYAL, à Uoiinp, dans le fond du tliéalre.
Bonjour, ma chère sœur ' : faites, je vous supplie. Que je parle à monsieur.
DORINE
11 est en compagnie; Et je doute qu'il puisse à présent voir quelqu'un.
MONSIEUR LOYAL
Je ne suis pas pour ^ être en ces lieux importun. Mon abord n'aura rien, je crois, qui lui déplaise ; Et je viens pour un fait dont il sera bien aise.
DORINE
Votre nom?
MONSIEUR LOYAL
Dites-lui seulement que je vien De la part de monsieur Tartuffe, pour son bien '.
DORINE, à Orgon.
C'est un homme qui vient, avec douce manière, De la part de monsieur TarlulTe, pour affaire. Dont vous serez, dit-il, bien aise.
CLÉANTE, à Orgon.
11 vous faut voir Ce que c'est que cet homme, et ce qu'il peut vouloir.
1. Clière sœur. Tirtuffe a des tenants et aboutissants dans toutes les classes de la société. II a su choisir un homme de loi di};ne de faire sa besogne malhonnête et formé à son école, comme l'annonce ce début c.jnfit en dévotion.
t. IClre pour. Expression très fréquente dans Mulièrc, être de nature à. Cf. Misant., I, ti :
Je cio s qu'un ami chaud rt de inaqua ili N'est pas assurément pour êlie rijelé.
3. Son bien, u Celle équivoque peint le personnage. L'auteur ne pouvait mieux annoncer un huissier normand dirigé par un caiuiste tel que Tartuffe.» (Aima Uarti».)