‹ Tartuffe; ou, L'imposteur; comédie en cinq actes. Ed. nouv. à l'usage des classesChapitre 18 sur 122 · TROISIÈME PLACET · texte numérisé non relu

TROISIÈME PLACET

PRÉSENTÉ AU UOI

Sire,

Un fort honnête médecin ', dont j'ai l'honneur d'ôfre le malade, me promet, et veut s'obliger par-devant notaires de me faire vivre encore trente années, si je puis lui obtenir une grâce de Votre Majesté. Je lui ai dit sur sa promesse que je ne lui demandais pas tant, et que je serais satisfait de lui pourvu qu'il s'oi)ligeât de ne me point tuer. Cette grâce, Sire, est un canonicat de votre chapelle royale de Vincennes, vacant par la mort de

Oserais-je demander encore cette grâce à Votre Majesté le propre jour de la grande résurrection de Tartuffe^ ressuscité par vos bontés V Je suis par celte première faveur réconcilié avec les dévots, et je le serais par cette seconde avec les médecins. C'est pour moi sans doute trop de grâces à la fois ; mais peut-être n'en est-ce pas trop pour Votre Majesté; et j'attends avec un peu d'espérance respectueuse la réponse de moi) placet.

I. M. de Mauvillain. « Oa rapporte... que M. de Mauvillain et lui (Molièro) étant à Versailles au dîner du roi. Sa Majesté dit a Molière : » Voilà donc votr médecin. Que vous fait-il ? — Sire, répondit Molière, nous raisonnons ensemble, il m'ordonne des remèdes: je ne les fa ooint et je guéris. » iGrimaiiest, Vie d« UolièreA

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