Museau. Cf. Dép. an., iV, iv
... Ardez lu beau iniisuau Pour nous donner envie encore de sa peau.
66 LIMPOSTEUR.
Et je lui ferais voir bientôt, après la fôte, Qu'une femme a toujours une vengeance prête.
ORGON
Donc, de ce que je dis en ne fera nul cas?
DORINE
De quoi vous plaignez-vous? Je ne vous parle pas.
ORGON
Qu'est-ce que tu fais donc?
Je me parle à n;oi-môme.
Fort bien. Pour châtier son insolence extrême, Il faut que je lui donne un revers de ma main. {Il se met en posture de donner un soufflet à Dorine, et à chaque
mot qu'il dit à sa fille, il se tourne pour regarder Dorine, qui
se tient droite sans parler.) Ma fille, vous devez approuver mon dessein... Croire que le mari... que j'ai su vous élire... Que ne te parles tu? *
DORINE
Je n'ai rien à me dire.
Encore un petit mot.
Certes, je t'y guettais.
DORINE
Il ne me plaît pas, moi.
ORGON
DORINE
Quelque sotte ', ma foi !.. .
ORGON
Enfin, ma fille, il faut payer d'obéissance, Et montrer pour mon choix entière déférence.
DORINE, en s'enfuyant.
Je me moquerais fort - de prendre un tel époux.
ORGON, après a-voir manqué de donner un soufllet à Dorine.
Vous avez là, ma fille, une peste avec vous,
1. Ouclgue sotie. Locut. ellipt , pou : quelque sotte s'y prendrait. Cf. Etourdi,