liéussir. Résulter. Cf. Fâcheux, III, ly
Vous aviez dôjà pris vos résolutions,
Kt vous vous saisissez d'un prolcxle frivole,
Pour vous autoriser à manquer de parole.
MARIANE
11 est vrai, c'est bien dit.
VALKl! K.
Sans doute, et votre cœur N'a jamais eu pour moi de véritable ardeur.
MARIANE
Hélas 1 permis à vous d'avoir celle pensée.
VALÈRK.
Oui, oui, permis à moi; mais mon âme offensée Vous préviendra peut-être en un pareil dessein ; Et je sais où porter et mes vœux et ma main.
MARIANE
Ah ! je n'en doute point; et les ardeurs qu'excite Le mérite...
Mon Dieu, laissons là le mérite :
J'en ai fort peu, .sans doute, et vous en faites foi. Muis j'espère aux bontés qu'une autre aura pour moi; i:t j'en sais de qui l'âme, à ma retraite ouverte. Consentira, sans honte, à réparer ma perte.
MARIANE
La perte n'est pas grande; et de ce changement Vous vous consolerez assez facilement....
J'y ferai mon possible, et vous le pouvez croire.
Un cœur qui nous oublie engage notre gloire * ;
Il faut à l'oublier mettre aussi tous nos soins.
Si Ton n'en vient à bout, on le doit feindre au moins;
Et celte lâcheté jamais ne se pardonne.
De montrer de l'amour pour qui nous abandonne.
Ce sentiment, sans doute, est noble et relevé.
VALÈRE
Fort bien, et d'un chacun il doit être approuvé.
Hé quoi! vous voudriez qu'à jamais dans mon âme
1. Gloire, Nous aTons vu ce mot dans le sens de mérite, d'Iioniicur résniiiic. Il désigne ici la fierté de l'homme. • J'oublie ma gloire, » dit Louis XIV, en envoyant Torcy à la Haye, pour solliciter les alliés (1709).