SCÈNE
DAMIS, DORIMÎl.
One la fondre sur l'heure achève mes deslins \ (jii'oii me traite partout du plus grand des faquins, Sil est aucun respect ni pouvoir qui m'arrête, Et si je ne fais pas quelque coup de ma tête !
De grâce, modérez un tel emportement :
Votre père n'a fait qu'en parler simplement. On n'exécute pas tout ce qui se propose, Et le chemin est long du projet à la chose.
DAMIS
11 faut que de ce fat j'arrête les complots,
Et qu'à l'oreille un peu je lui dise deux mots '^.
DORINE
Ah ! tout doux. Envers lui comme envers votre père,
Laissez agir les soins de votre belle-mère.
Sur l'esprit de Tartuffe elle a quelque crédit ;
11 se rend ^ complaisant à tout ce qu'elle dit,
Et pourrait bien avoir douceur de cœur * pour elle.
Plût à Dieu qu'il fût vrai ! la chose serait belle !
Enfin votre intérêt l'oblige à le mander :
Sur l'hymen qui vous trouble elle veut le sonder,
Savoir ses sentiments, et lui faire connaître
Quels fâcheux démêlés il pourra faire naître,
1. Destins. Ce premier vers, qui peut sembler un peu emphatique, n'eu est pas moins en situation. Damis est jeune et, à son âge, on ne répugne pas à exprimer avec empliase des sentiments vriiis.