CONSUL DE FRANCE, À CANTON
Notice bibliographique.
Les Coréens possèdent deux sortes d’écriture : l’ime consacrée aux œuvres littéraires et réservée à la rédaction de certains documents officiels, c’est l’écriture chinoise; Tautrc, c’est-à-dire l’écriture coréenne proprement dite, est alphabétique et permet de représenter exactement les sons de la langue parlée. Elle est surtout employée par les Coréens des classes inférieures et dans l’impression des éditions populaires.
Le Mémoire sur la Corée, dont je donne la traduction, a été écrit en chinois. Il a pour titre : Tchao-sien-tche ^ et porte l’indication ÿf* § ^ ^ qui nous annonce un auteur anonyme. Il ligure dans la vaste collection Y-haétchoii-tchen ^ qui ne comprend pas moins de
i65 ouvrages différents. Cet important recueil a été compilé, au milieu du siècle dernier, par Üu-chan-lan ^ ^ "K et corrigé par Sliu-y-yuen Le travail a été signalé,
pour la première lois, par le savant Al. Wylie dans ses pré-
cieuses Notes on Chinese litemtare : « Cliaou-sëen-che is an account of Corea , including geograpliy and customs , by a native of that country, whose name lias not been preserved ; but it appears to bave been written in the latter part of the Ming dynasty. » Tout ce que, pour ma part, je puis affirmer, c’est que ce mémoire est postérieur à la première des années Shuen-te, c’est-à-dire i465, et antérieur à la conquête de la Chine par les Tartares Mandchous, en 1616.
Ma traduction a été faite sur un manuscrit que, pendant mon séjour à Pékin, je fis copier sur le texte original, et dont l’archimandrite Palladius , de regrettée mémoire , a bien voulu vérifier la correction en le comparant avec l’exemplaire du Y-haé-tchou-tchen, qui existe parmi les trésors de la belle bibliothèque de la Mission russe, à ‘Pékin L Ce manuscrit comprend deux kivens. Le premier kiven contient 1 9 feuillets , le deuxième kiven en contient 20. En regard du texte, j’ai indiqué le numéro du feuillet traduit, et en alternant les indices recto, verso, j’ai pu marquer le passage du recto au verso du feuillet, la pagination chinoise ne comportant qu’un numéro unique placé à cheval sur la tranche de chaque feuillet double.
PREMIER KIVEN.