‹ Technique chirurgicaleChapitre 36 sur 72 · Seerig, Armamentarium chirurgicum. Bresku · texte numérisé non relu

Seerig, Armamentarium chirurgicum. Bresku

Fig. 6o. — Bandage pour la saignée de la jugulaire*.

« valet à patin », décrit par J. -J. Perret (fig. 64), était composé de deux branches semblables unies à charnière et munies d’un ressort qui tenait l’instrument toujours fermé; l’intérieur des branches était dentelé, et les dents s’ajustaient les unes dans les autres. Cet instrument servait « à tenir un vaisseau pendant qu’on faisait la ligature d’un autre ». « C’est, dit Perret, l’instrument auxiliaire dans l’amputation. » On ne peut exiger une désignation plus claire ni plus démonstrative.

Cet instrument, primitif et grossier, réalisait à peu de chose

Fig. 64. — Yalet à Patin Y

près ce que nous obtenons aujourd’hui des pinces hémostatiques les plus perfectionnées.

Il servait à arrêter le sang et permettait de ne faire que plus tard les ligatures.

Le valet à patin de J.-J. Perret est bien une pince hémostatique à pression continue. Le ressort puissant qui sépare les deux branches et l’articulation de ces dernières par simple juxtaposition, sans entre-croisement, se trouve disposé de manière à tenir l’instrument toujours fermé.

Seerig représente un grand nombre de pinces à forcipressure. Les pinces figurées les premières (pl. 4 de Seerig) (voir notre pl. XYIII qui est, comme les quatre suivantes, la reproduction photographique de quelques-unes des planches les plus intéressantes de l’Atlas de Seerig) attribuées àHildan et à Dionis (fig. 59, 40 et 41), sont différentes du valet à patin de J.-J. Perret, en ce

Page 1