Galesi methodus medendi. Basiliæ, 1542, lib. V, c
5. ÂGisETÆ P. medici insignis opus divinum, 1532, lib. IV, p. 53.
6. Alfossi Ferbi, de sclopet. ruiner, etc., Lugd., 1553; Vide de chir. scriptores optim... non editi... in unum conjuncti rolumen. Tiguri, 1555.
tecunique chirurgicale générale.
grosses artères ; les plaies par armes à feu, les plaies d’amputation étaient rendues exsangues par l’application de caustiques chimiques, de l’huile bouillante ou du fer rouge.
A. Paré eut le mérite de démontrer que l’emploi de ces procédés cruels pour « brûler et carnacer les plaies » étaient une pratique barbare et inutile, et bien inférieure à la ligature.
Origine des pinces hémostatiques.
A. Paré fit construire, pour lier les vaisseaux à la surface des moignons d’amputation, des pinces de divers modèles, la plupart à pression continue. Il saisissait avec une de ces pinces ou « becde-corbin », véritable instrument de forcipressure, les veines et les artères simultanément^ avec un peu des tissus voisins, puis les liait ensemble avec un fil double.
La découverte, par A. Paré, de la ligature des vaisseaux dans les amputations, remonte au milieu du xvii® siècle.
Le procédé d’Ambroise Paré, que le maître sut imposer en véritable apôtre à ses contemporains, fut bientôt généralement adopté.
Dionis décrit ainsi, dans son cours d’opérations, fait au Jardin- Pioyal, en 1707, la ligature des vaisseaux à l’aide des pinces à forcipressure :
« On pince le bout de l’artère avec un « bec-de-corbin » ou une « pincette qui a un anneau pour la serrer et qu’on appelle valet « à patin; puis, coulant sur l’instrument jusqu’à l’artère un fil « préparé et noué, on le serre d’un double nœud. Afin qu’il ne « soit pas poussé hors de dessus le bout du vaisseau par la pul- « sation continuelle du sang, il doit y avoir à l’une des extrémités « du fil une aiguille enfilée, que l’on passe à travers le corps du « vaisseau, après quoi on assure la ligature par quelques nœuds. »
On verra plus loin que nous ne pratiquons pas autrement la ligature des pédicules très vasculaires,
11 nous a semblé très intéressant de retrouver dans Dionis la
TECimQtrE Chtrurricale.
Pl. XIX.
HÉMOSTASE.
description exacte dn nœud auquel nous nous sommes arreté, il y a quelques années, comme nous paraissant le meilleur.
La plupart des pinces à forcipressure employées par Ambroise Paré et ses imitateurs étaient, comme on peut en juger sur les planches XYIH et XIX, des pinces à pression continue, qui se maintenaient fermées par un mécanisme variable : crémaillère, anneau à coulisse, ressort, verrou latéral ou terminal, etc., etc.
« Ces pinces à arrêt étaient employées surtout quand le chirur- « gien, privé d’aide, était obligé de faire la ligature lui-même. » Xous donnons à l’appui de ces descriptions les dessins, d’après J.-J. Perret- (1771) et Seerig® (1858), des premières pinces hémostatiques en usage jusqu’il y a une soixantaine d’années. Le