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ET DES RÉSISTANCES

11. Mesure de forces électromotrices de polarisation. — Les méthodes précédentes ne peuvent convenir à la mesure des forces électromotrices de polarisation ; parmi les divers procédés indiqués, c'est le suivant, dû à M. Chaperon, qui donne les meilleurs résultats.

Voici comment je l'emploie pour mesurer la polarisation produite par le passage d'un courant à travers des tissus :

FORCES BUNTOOMOTRKU M POLARISATION 43

Fig. I P

Deux cristallisoirs cet c' contenant de l'eau salée à ~ pour 1000 sont intercalés dans le circuit d'une pile I' à L'aide de deux lames de platine qui plongent dans l'eau salée, les deux cristallisoirs sont réunis par nu siphon contenant la même solution, un galvanomètre G donne l'intensité du courant. Si l'on vient à abaisser la clef K, on rompt le rircuit. on A et

(in l'établit en H ; le voltmètre CC fonctionne alors comme un accumulateur dont un pùle est à terre, <'t la différence de potentiel entre le point 1} cl la terre donne la force électromotrice de polarisation cherchre ; il suffit de relier Bà un appareil de mesure, à un Thomson par exemple, on a un condensateur pour employer la méthode balistique. En donnant plusieurs petits coups sur K à intervalles liés rapprochés, on charge à refus, l'appareil en communication avec I» h pourtant aucune dépolarisation n'a pu se faire.

Cette première opération terminée, nu remplace 1<> siphon par 1<> fragment de (issus que

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l'on veut étudier ; on trouve une nouvelle force électromotrice de polarisation en général plus grande que la précédente : la différence des deux est la part à attribuer aux tissus en expérience.

12. Mesure des capacités. — 11 est rare qu'en électrophysiologie on ait à faire des mesures de capacité ; si cela arrivait, le plus simple serait de charger le corps à un potentiel connu et de le décharger dans un galvanomètre balistique ; on tirerait la capacité de la formule Q = € K. Il y a d'autres méthodes que l'on trouvera dans les livres d'électricité.

13. Mesure des résistances. — Il arrive très souvent que l'on ait à connaître des résistances d'une manière plus ou moins précise ; il y a, pour y arriver, des procédés rapides et d'autres plus longs mais donnant une plus grande approximation.

La méthode la plus simple consiste à déduire la résistance des corps en expérience de la formule de Ohm. Si l'on a quelque doute sur la force électromotrice de la pile, on opère par substitution avec une boîte de résistance. Dans ces deux procédés la variation de la pile intervient. Si l'on voulait une plus grande précision

UE8UR8 DBS RBSISTÀNl ES I 5

ilfaudrail monter un pont do Wheatstone & la condition toutefois, si l'on a affaire à des tissus, (!«■ placer du côté de la résistance à mesurer, deux cristallisons contenant do l'eau salée ri îles laines de platine ; c'est là que l'on prendra les contacts pour 1rs (issus en faisant baigner les extrémités dans les deux cristal lisoirs. Pour compenser la polarisation du platine on place dans une seconde branche du pont un vase contenant de l'eau salée traversée par un courant à l'aide de deux lames de platine- De cette façon la compensation est très suffisante; il ne reste plus que la polarisation de l'intérieur des tissus; on ne peut l'éviter qu'en employant des courants alternatifs.

On a recours alors à la méthode imaginée par Kohlrausch, consistant;! remplacer, dans un pont de Wheatstone, la pile par une bobine de Rhumkorff et le galvanomètre par un téléphone qu'il faut amener au silence. Dans ce cas il faut éviter avec soin l'induction des diverses parties du pont les unes sur les autres, et remplacer la boite de résistance par un rhéostat; sans cela on ne peut amener le téléphone au silence par suite de la self induction et de la capacité électrique de la boite. Les contacts avec les liquides doivent se faire par des lames métalliques de

MESURE DES RESISTANTES

très grande surface et il faut avoir soin aussi de prendre un nombre d'ondes très considérable; le trembleur des bobines ordinaires n'est pas assez rapide, il y a grand avantage à le remplacer par un diapason. A propos des boîtes de résistance je dois dire cependant que M. Chaperon est arrivé à un enroulement permettant de les employer.

Enfin, je signalerai un dispositif extrêmement commode dû en principe à MM. Ayrton et Perry et que l'on peut appliquer à la mesure des résistances des tissus, que l'on obtient par une simple lecture.

Fia

Dans le circuit d'une pile P se trouve un cadre à gros fil AB et deux cristallisoirs CetC'con-

MESURE DBS RESIS1 \Mi ES Î7

tenanl de l'eau salée pour prendre les contacts. I ii second cadre à lil lin perpendiculaire au précédent esl mis en dérivation sur ce circuit

îles deUX rùlés (les rl'islul 1 i-i >i I-. ri le ci Ml r,l II (

qui v passe traverse un voltamètre constitué comme C et C pour compenser la polarisation. Une aiguille aimantée mobile, sous l'influence des deux cadres, prend une position d'équilibre

variable avec la résistance qui se trouve entre

Cet C. Quand relie résistance esl nulle l'aiguille est perpendiculaire à AB et en combinant convenablement L'appareil on peut lui faire prendre des déviations proportionnelles à la résistance placée entre C et C ; en tous cas on peut toujours établir une graduation empirique. Pour rendre les indications indépendantes de la pile, il faut pouvoir négliger l'action de la terre ; un moyen simple est de mettre l'axe de rotation de l'aiguille parallèle aux forces du couple terrestre. Cet appareil n'est pas d'une sensibilité extrême, mais il est précieux par la rapidité des indications qu'il donne.

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