‹ Technique d'électrophysiologieChapitre 28 sur 58 · RÉSISTANCE DES TISSUS 1 I I · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DES TISSUS 1 I I

main les réophores aboutissant à une pile dans le circuit de laquelle se trouve mi galvanomètre, on constatera une certaine déviation ; si ensuite on se savonne bien les mains à l'eau chaude et qu'on les mouille avec de l'eau salée, on constate une augmentation d'intensité 1res considérable. La variation de résistance se produit d'ailleurs par le fait même du passage du courant, en grande partie sans doute par suite des alcalis et des acides qui modifient la peau au point de contact des électrodes ; en laissant passer le courant pendant un certain temps sans toucher à la pile, on voit l'intensité du courant aller en augmentant. La résistance des tissus traversée par un courant, semble aussi aller en diminuant quand l'intensité du courant augmente. Une expérience simple consiste à mettre les pôles d'une pile en communication avec deux électrodes placés sur la peau et à faire croître peu à peu l'intensité du courant en augmentant le nombre des éléments de la pile. Si ensuite on déduit par le calcul la résistance des tissus de la force électromotrice de la pile et de l'intensité du courant observée au galvanomètre, on constate que cette résistance prend des valeurs d'autant plus faibles que l'intensité est plus grande. Si, revenant en arriére, on diminue peu à peu le nom-

bre des éléments, on voit que la diminution de résistance persiste un certain temps. Comme nous l'avons dit, ces variations sont dues en partie aux produits mis en liberté, mais d'autres éléments compliquent le phénomène. Si, en effet, on cherche à faire des mesures de résistance par la méthode de Kohlrausch, il n'y a plus d'électrolyse, puisque le courant est alternatif ; cependant il y a des variations de résistance continuelles. Le silence étant obtenu, on arrête la bobine d'induction sans rien modifier à l'équilibre du pont, si au bout d'un moment on la fait marcher de nouveau, le téléphone n'est plus au silence, par suite du repos la résistance des tissus a varié. D'après le Dr Gaertner de Vienne, les variations de résistance pourraient être instantanées et ne pas dépendre par conséquent d'électrolyses ou de dilatations des vaisseaux ; selon lui, en effet, la résistance du corps humain ne serait pas la même pour le courant induit direct et le courant induit inverse d'une bobine ; elle serait toujours moindre pour ce dernier. Pour le démontrer, M. Gaertner met un galvanomètre dans le circuit de la bobine et du corps humain et constate que l'aiguille dévie, indiquant une prédominance du courant induit de rupture, ce qui n'a pas lieu si on supprime le corps humain. L'hypothèse du Dr Gaert-

RÉSISTANCE DBS T1SS1 - I 1 '>

iH'i- permettait de se rendre compte du phénomène; cependant je crois qu'il y a des réserves à faire au sujet de celte explication. Le phénomène a été étudié par le D1 Dubois de Bernée) l«- D" Stauffer; ils l'ont attribué à des contacts imparfaits qui ne aéraient franchis que par le courant induit de rupture.

Quoi qu'il en soit, il y a là une série «le faits importants, tant en physiologie qu'en éleclrothérapie et que l'expr-ricucr- pourra élucider.

Page 1