Les machines maguéUhélectrique»p«s
vent rendre de grands services en électrophysiologie, pourtantjusqu'ici elles ont été relativement peu employées. Qu'elles soient du type Clarke ou du type Siémens,elles sont également bonnes, mais il y a avantage lorsqu'on ne désire pas redresser le courant, ce qui est généralement le cas, à rendre les bobines fixes et le champ mobile comme dans la machine de Pixii ; on évite ainsi les irrégularités dues aux frotteurs. D'après M. d'Arsonval, il y aurait intérêt à donner à l'aimant une forme circulaire, les deux pôles étant aux extrémités d'un diamètre et la rotation s'effectuant autour de l'axe de révolution ; les courbes des autres machines présenteraient des irrégularités qu'on n'aurait pas de cette façon fig. 54 et iîg 55. On peut mettre les bobines devant l'aimant comme dans le type (î) ou à l'intérieur comme dans le type (2).
Les machines magnéto-électriques ont l'avantage de donner des ondes qu'il est possible de déterminer avec une précision très suffisante en électro physiologie ; la méthode de Guillemin ne peut être utilisée, il faut employer le procédé de M. Joubert consistant à déterminer la loi de la différence de potentiel aux bornes de la machine. Si, comme c'est le cas, dans les expériences d'électro physiologie, on n'a dans le circuit extérieur
usrosmi b i"M. i n obtenis 193
« j 1 1 * 1 1 1 1 < > capacité el une self-induction oégligeablés, l'intensité da courant est à chaque instant donnée,à une constante prës,par la même courbe que la différence de potentiel aux bornes de la machine; il suffit de diviser 1rs ordonnées de L'une tirs courbes par R, résistance du circuit extérieur, pour avoir les ordonnées de l'autre courbe.
La méthode de M. Joubert consiste essentiellement à mettre pendant un temps 1res court, à des périodes déterminées de la révolution des bobines, les bornes de la machine en communication avec un appareil de mesure ne causant pas de dérivation, par exemple un électromètre ou un condensateur ; ou bien à mesurer la force électro motrice développée, par la méthode de compensation ; on trace alors la courbe par points.
Si l'on veut étudier le courant de la bobine de Ruhmkorff, il faut employer la méthode de Frbli' h, mais comme nous L'avons dit à propos des ondes uniques, on n'obtient ainsi que des résultats très incertains.
Un a aussi voulu employer le téléphone pour provoquer L'excitation des nerfs el des muscles : on a constaté que certaines voyelles agissaient plus fort; mais ces expériences semblent
n'avoir que peu d'intérêt par l'ignoranca où l'on se trouve des relations existant entre le son produit et l'onde électrique qui en résulte.
88. — Il y a deux éléments qui influent sur les effets des courants périodiques : le nombre de périodes par seconde et la forme d'une ondulation. Pour étudier l'influence du nombre des périodes, il faut un appareil pouvant fournir à volonté un nombre variable d'ondes, sans que pour cela leur forme soit allérée ; aucun des appareils précédents ne satisfait à celte condition ; dans les bobines d'induction, en voulant augmenter le nombre d'ondes induites, c'est-à-dire accélérer la marche du trembleur, on modifie les ondes en même temps ; dans les machines magnéto-électriques, il faut faire varier la vitesse de rotation pour agir sur la période et il est certain que de cette façon on altère les ondes. 11 n'y a qu'un appareil permettant d'atteindre le résultat désiré, c'est l'interrupteur de Trouvé.
Il consiste essentiellement en un cylindre mû par un mouvement d'horlogerie et portant des chevilles; à un certain moment de la rotation, une cheville soulève un petit levier L, qui venant toucher un ressort de platine P, fait un contact. Si l'on a une seule cheville par tour et que le