‹ Technique de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 19 sur 44 · c. c. sulfate de soude · texte numérisé non relu

c. c. sulfate de soude

X. 1 c. c. de solution renferme 0.9 c. c. d'acide tartrique, Vioo N'> 0.1 c. c. sulfate de soude,

et ainsi de suite jusqu'à la solution

XIV. 1 c. c. de solution renferme 0.5 c. c. d'acide tartrique, */ioo N ; 0.5 c. c. sulfate de soude, et ainsi de suite jusqu'à la solution

XVIII. 1 c. c. de solution renferme 0.1 c. c. d'acide tartrique, Vioo N; 0.9 c. c. sulfate de soude,

dont, par conséquent, la richesse en acide va graduellement croissant.

DE CHIMIE PHYSIdLOGIQI B.

On mélange dans un verre de montre les quantités d'acide et de sulfate, mesurées au moyen d'une pipette; on y verse, au moyen d'une pipette graduée, 0.1 c. c. de sang, prélevé à la région dorsale; on agite le mélange et on y plonge des bandelettes de papier tournesol très sensible.

On observe dans laquelle de ces solutions le mélange est bien neutre, c'est-à-dire ne rougit pas le tournesol bleu et ne bleuit pas le tournesol rouge.

La quantité d'acide contenue dans cette solution exprime la quantité d'acide nécessaire pour neutraliser l'alcalinité de 0.1 c. c. de sang; pour 100 c. c. de sang, il faudra 1000 fois plus d'acide.

Le dosage doit être pratiqué avec rapidité; on sait en effet que le sang soustrait a l'action de l'endotbélium perd rapidement son alcalinité.

2. Dosage de l'albumine par la méthode de Kjeldalil. — On opère sur 5 c. c. de sang frais; on y ajoute, dans le flacon spécial, 10 c. c. d'acide sulfurique Kjeldahl et quelques centigrammes d'oxyde jaune de mercure (0.20) ; on ebauffe jusqu'au moment où la décoloration totale est atteinte. Pour le reste, on procède comme il est indiqué ailleurs. (Voir chap. VIII : Dosage de l'urée.)

Calcul de la quantité d'albumine. — L'albumine renferme en moyenne 16 °/0 d'azote; pour connaître la teneur du sang en

albumine, on multiplie le chiffre d'azote renseigné par le

dosage, par le facteur — = 6.25.

Le résultat exprime la quantité d'albumine contenue dans

o c. c. de sang.

Dosage de

5. Dosage de l'hémoglobine. — On dose l'hémoglobine dans l'hémoglobine le sang, soit par des méthodes colorimétriques, soit par des méthodes chimiques.

Hémomètre de Fleisclil.

Méthode 1 . Méthode coloiimeliitjue. — Hémomcde de Fleisclil. — L'instru-

(.olorimétrique.

ment se compose d'une platine semblable à celle du microscope; elle porte au centre une ouverture dans laquelle s'emboîte une petite auge subdivisée par une cloison verticale en deux parties égales.

Sous la platine, un ajutage porte, en guise de réflecteur, une plaque de plâtre, et, correspondant à l'une des deux petites augettes, une pièce de verre colorée en rouge. On peut faire varier, au moyen d'une vis, la position de cette lame. La lame de verre est mince d'un côté et augmente graduellement d'épaisseur; sa couleur paraît de plus en plus foncée ù mesure que la couche observée devient plus épaisse.

Une graduation spéciale permet de calculer en chiffres le degré de coloration.

Principe de lu méthode. — Ce dosage consiste à comparer entre elles la teinte que donne un volume déterminé de sang dilué dans un volume constant d'eau et la teinte que présente une portion quelconque de la lame de verre, observée sous une même épaisseur d'eau.

Technique. — On récolte le sang au moyen d'une pipette, qui n'est qu'un tube capillaire de capacité connue : 6.5 millimètres cubes. Ce tube est ouvert a ses deux bouts et porte un petit ajutage métallique à sa partie médiane.

On dissout le sang recueilli, dans l'augette, dans une quantité d'eau correspondant au-Vs ou au l/i de la contenance de l'augette de comparaison; on rince soigneusement la pipette et l'on remplit les deux augettes d'eau, de telle façon que l'on obtienne une surface plane et non pas un ménisque concave ou convexe. On fait varier la position de la lame colorée jusqu'au moment où les deux demi-auges présentent une teinte rigoureusement égale.

La quantité d'hémoglobine pour cent est indiquée par le chiffre de la graduation.

i. Dosage chimique «le l'hémoglobine. — L'hémoglobine ren- Méthode

chimique, ferme une quantité fixe et constante de fer, dont on peut

évaluer la proportion à 0.42 % ('e 'cr Pour '100 grammes d'hémoglobine. Il sera donc facile de déterminer la proportion d'hémoglobine contenue dans un échantillon de sang d'après la quantité de fer qu'il renferme.

Principe de la méthode. — La méthode consiste à transformer une quantité inconnue d'un sel de protoxyde de fer en peroxyde de fer par une solution de caméléon ayant une force oxydante connue.

Si l'on a une solution de permanganate de potasse et si l'on sait combien de fer une'quantité quelconque de cette solution peut transformer en peroxyde de fer, il sera facile de déterminer la quantité inconnue de fer d'après la quantité de caméléon nécessaire pour opérer la transformation.

Préparation du sang. — On évapore au bain-marie 20 à 30 ce. de sang jusqu'à dessiccation complète; puis on calcine prudemment, jusqu'au moment où il ne se dégage plus de fumées.

On reprend le charbon avec de l'acide chlorhydrique pur ; on filtre sur un filtre de papier suédois, on lave abondamment à l'eau (élimination des chlorures). On dessèche dans la capsule le filtre et le charbon qu'il retient, on ajoute peu à peu l'extrait chlorhydrique, on acidulé d'acide sulfurique, on évapore, puis on incinère charbon et filtre à feu vif.

On reprend le résidu refroidi par de l'acide sulfurique dilué (2 parties sur 3 parties d'eau); on chauffe un peu pour activer la dissolution du résidu et l'on dilue à 50 c. c. ou à 100 c. c.

On obtient ainsi le fer réduit partiellement à l'état de sel ferreux et partiellement à l'état de sel ferrique. Ce dernier doit être réduit à l'état de sel ferreux avant de procéder au dosage.

Dans ce but, on chauffe la solution sulfurique dans un petit ballon à long col incliné, et l'on y ajoute de petits fragments de zinc privé de fer. On chasse, pendant l'action de cette réduction, l'air contenu dans le ballon par un courant d'acide carbonique. On prolonge l'opération jusqu'à complète décolo-

DE ClilMlB PHYSIOLOGIQUE. I 1 I

ration et jusqu'à dissolution complète du zinc; on laisse refroidir dans un courant d'acide carbonique.

La solution est alors préparée pour le dosage du fer.

Solutions nécbssaibbs poob le dosaoe do feh :

Solution de caméléon. — On dissout 3w.L10 environ de permanganate de potassium dans 1 litre d'eau. Cette solution a une couleur violette et se conserve bien à l'abri de la lumière et surtout à l'abri des poussières organiques. Il est cependant prudent de rétablir le titre de la solution avant de s'en servir. On établit le titre de la solution soit au moyen du sulfate double de fer et d'ammoniaque, soit au moyen de l'acide oxalique.

a) Titrage par le sulfate double de fer et d'ammoniaque :

Ce sel se conserve bien ; il contient le V7 de son poids de fer métallique; il permet de faire rapidement une solution de fer connue. Les cristaux doivent être vert bleuâtre et bien limpides (les cristaux jaunes sont à rejeter).

On pèse exactement 3s'\92 de ce sel que l'on dissout dans 200 c. c. acidulés de 20 c. c. d'acide sulfurique et l'on étend pour faire 1 litre. Cette quantité de sel représente une quantité de fer métallique égale à 0sr.56. On mesure à la pipette 10 c. c. de cette solution contenant 0«r.O056 de fer; on laisse s'y écouler le caméléon goutte a goutte, en remuant le mélange continuellement. Les gouttes rouges se décolorent rapidement au début, puis plus lentement, jusqu'au moment où l'addition d'une dernière goutte détermine l'apparition d'une teinte rose qui persiste malgré l'agitation. On fait alors la lecture et l'on établit, après plusieurs essais, la moyenne du nombre de centimètres cubes de caméléon qui suffisent à oxyder 10 c. c. de la solution, c'est-à-dire 0«r.00o6 de fer. On établit alors le calcul suivant :

N : 0.00;iG : : 1 : x

dans lequel N représente le nombre de centimètres cubes de solution de permanganate et x la quantité de fer que 1 c. c. de cette solution peut transformer en peroxyde.

(3) Titrage par l'acide oxalique :

On pèse exactement Os1'. 63 d'acide oxalique pur et dessécbé et l'on étend cette solution pour faire 1 litre.

On mesure 25 c. c. de cette solution, on les porte dans un ballon conique, on ajoute 3 à 4 c. c. d'acide sulfurique privé de fer et l'on chauffe sur une toile métallique. On laisse alors couler, goutte à goutte, la solution de caméléon jusqu'au moment où l'agitation fait apparaître une coloration rosée dont on détermine plus facilement l'apparition sur fond blanc. On note le nombre de centimètres cubes de solution de permanganate nécessaires pour atteindre ce point. I c. c. de la solution de permanganate correspond à 0.56 milligramme de fer, si le titre est exact, c'est-à-dire si 25 c. c. de caméléon = 25 c. c. d'acide oxalique.

S'il n'en est pas ainsi, et qu'il faille, pour atteindre le point final de la réaction, employer seulement 24.4, ia valeur de

1 c. c. de la solution de permanganate sera de — — — —

= 0.573 milligramme de fer.

Dosage du fer 5. Dosage du fer dans le sang. — On procède au dosage de la dans le sang.

même façon que Ton procède à l'établissement du titre de la solution de caméléon.

On calcule facilement la teneur du sang en hémoglobine : on multiplie la quantité de fer trouvée par le facteur ft— = 238.

Dosagedel'urée 4. Dosage de l'urée dans le sang. — On emploie la méthode dans le sang.

décrite plus haut (Recherche qualitative du sang).

On reprend la masse cristallisée dans une très petite quantité d'eau distillée et l'on y dose l'azote par le procédé de Kjeldahl.

L'urée renferme, ainsi qu'il est dit plus haut, 46.66% d'azote;

pour trouver la quantité d'urée correspondant à une quantité déterminée d'azote, on multiplie la quantité d'azote trouvée

5. Dosage du sucre dans le sang. — On opère sur 5'0 c. c. de Dorage du niera

,,,,,. . d»M le sauf;.

sang en suivant exactement la méthode décrite ci-dessus (p. 98) ; on réduit à un volume déterminé (100 c. c.) les différents extraits et l'on y dose le sucre par la liqueur de Fehling. (Voir chapitre IX : Dosage du sucre.)

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