INTRODUCTION
Au début de l’année 1908, alors que nous accomplissions, dans le service de M. le Professeur agrégé Sabrazès, une année d'externat et que nous faisions à la Clinique du docteur Claoué nos premiers pas dans l’otologie, M. le Professeur agrégé Sabrazès voulut bien nous confier, pour en faire l'examen, le rocher d'une femme sourde, décédée dans le service des Incurables. Un tel examen était nouveau pour nous et nous ne soupçonnions guère à ce moment les difficultés qui nous attendaient. Faute d’une technique précise, nous ne pûmes arriver à un résultat satisfaisant et la pièce fut irrémédiablement perdue. Nous comprimes alors l'utilité qu'il y aurait à posséder, pour l'examen d'un organe aussi spécial et aussi délicat que l'oreille, une sorte de guide conducteur, une méthode sûre et pratique.
Nous avons cherché dans la littérature des divers pays. En France, il faut le reconnaitre, l’étude anatomo-pathologique de l'oreille a été fort négligée. Il ne s’agit pas, en effet, au sujet d’un abcès cérébral otogène par exemple, de débiter en coupes un cerveau, d'examiner sommairement les facés craniennes du rocher, puis de se déclarer satisfait ; il faut, en outre, vérifier méticuleusement, macroscopiquement et microscopiquement, toutes les voies de propagation du pus. Dans les travaux anglais et allemands, les autopsies sont faités avec plus de soin, mais nous n'avons trouvé aucun travail d'ensemble sur la question ; en outre, quand il s’agit de l’examen de loreille interne, on se perd vraiment dans la multitude des techniques préconisées, presque chaque auteur ayant la sienne. ,
Nous inspirant de nos lectures et de nos travaux personnels,