CHAPITRE III
Instruments a percussion.
Les Timbales.
(pauken)
1. §—"L' instrument se compose d'un bassin arrondi recouvert d'une peau tendue. Le bassin doit être en bon airain, sans défaut ni bosselure, la peau est ordinairement une peau d'âne, quoique certains facteurs emploient des peaux de bouc, de chien, de .mouton, de veau. Il faut s'attacher à ce que cette peau soit bien corroyée, bien homogène, sans fissure et de la même épaisseur. La peau se fixe au bassin au moyen de vis; le bassin est garni à la partie supérieure d'un cercle de fer qui se rétrécissant ou s'élargissant par le mouvement des vis, sert à tendre ou à détendre la membrane. Il n'y a pas de dimensions précises pour les Timbales, seulement il faut observer que dans les grandes Timbales, les notes graves sont meilleures.» (Kastner)
Cette dernière assertion est évidente. Inutile de chercher à la démontrer .
2. §— Aujourd'hui, nos Timbales sont toutes en peau de veau; et c'est généralement le dos de la bête qui, bien corroyé, est choisi comme faisant le meilleur usage; or, il est impossible que toutes les parties de ce dos aient la même épaisseur: aussi l'ingénieuse expérience du Timbalier intervient-elle alors pour ménager les parties les plus minces, user les plus épaisses. C'est ainsi qu'on voit, avant la répétition, un exécutant consciencieux "travailler" son instrument, qu'il s'acharne à marteler en certains coins comme ferait un batteur d'or .
Il faut quelquefois quatre ou cinq ans de pratique pour qu'une Timbale soit à ''point". C'est un fabricant qui la cotistnrit^ mais c'est un artiste qui la finit -^ et, d'après ce que nous venons de voir, fi)nr prend plus de temps que constnnre .
Hâtons- nous de dire qu'une Timbale bien faite dure longtemps: «En moyenne, et sauf malheurs imprévus, à peu près autant que le Timbalier», me répondait M. Henri Vizentini, Timbalier de l'orchestre Colonne.
Et les accidents sont rares .