‹ Technique de l'orchestre moderne, faisant suite au Traité d'instrumentation et d'orchestration de H. Berlioz;Chapitre 43 sur 80 · Il en est de deux sortes · texte numérisé non relu

Il en est de deux sortes

En peau, pour Pordinaire, qu'on joue forte ou piano.

En éponge, pour des effets de particulière douceur.

Jadis, on se servait quelquefois de Baguettes de bois, mais très dur en est le son résultant, très dur et peu timbré, c'est presque comme celui d'un tambour .

Le Timbalier évite de hlonser sur le bord de la membrane, ce qui produirait un timbre nasal et sec, sans vibration. Il évite non moins soigneusement le centre de la dite membrane, et préfère jouer entre les deux .

Manière d'écrire.

9.?;— Si Ton désire une durée de son déterminée, il faut écrire aussi précisément qu'on ferait pour un instrument quelconque .

Ainsi Beethoven, craignant la vibration persistante du mi pendant l'attaque du si (début de l'Ouverture de Fidelio)^ sépare-t-il les deux notes par un silence + :

Timbales.

alors que pour le reste de l'Orchestre, le mi est pointé:

Orchestre,

Au cours de l'ouvrage, on le voit souvent rythmer le temps fort de la mesure avec des 7ioires^ alors que sans intention spéciale, il aurait aussi bien pu noter des blanches-, simple question d'habitude: Allegro .

Timbales.

Orchestre.

fe^

(Quatuor.)

Dans des cas semlslables Mozart écrit volontiers

etc.

10'l~Qiiand il s'agit de trémolo^ les Maîtres emploient deux notations, ad libitum.

Les uns indiquent un trille: V Q =

Les autres, le trémolo des Cordes: )' Q

Et le même Maître emploie quelquefois, tour à tour, les deux ma-

nières, suivant les cas.

Remarque: Je n'ai pas besoin de faire observer dans le système B, que, selon le mouvement, ou devra spe'cifier des valeurs de notes assez rapides pour qu'il y ait trémolo.

Vivo .

Moderato .

Adagio .

Le système A paraît préférable à cause de son uniformité même .

ll.|— Quand un trémolo dure deux ou plusieurs mesures, il faut lier les mesures entr' elles, sinon le Timbalier peut croire à une intention du Compositeur de marquer les premiers temps:

ifrw^

ifrv

(Bonne e'criture.)

(Insuffisante e'criture.)

Et c'est alors que la notation A paraît plus logique, car n'est-il pas ridicule de lier d'un côté ce qui est articulé de l'autre ?

(Non-sens d'écriture.)

De même pour la fin d'un trémolo^ faut-il faire savoir si l'on veut que la dernière note soit articulée, ou qu'elle soit simplement l'évapo-

ratiou non remarquée du dit trémolo :

Allegro.^^^ Allegro

(Ecriture insuffisante

si l'on veut articuler le

ré final.)

(Ecriture claire.)

tr

(Ecriture insuffisante si l'on ne veut pas arti exiler le ré final.)

(Ecriture claire.)

12. §— Inutile de rappeler ici l'effet de son filé dans le trémolo C fr.^

Inutile de conseiller des indications de volonté particulières si l'on veut cet effet plus violent:

fr^

zsn

zsr.

PP

Inutile de faire remarquer qu'il est très loisible de terminer un trémolo, comme dans l'exemple D, sans aboutir à un temps fort.

Mais je ne crois pas superflu de constater ici, qu'un roulement crescendo^ vu Tagilité des Baguettes, aboutit avec le même élan, la même vigueur à son terminus -fortissimo ^ soit qu'on reste sur la même Timbale, soit qu'on en change. Je m'explique:

Le Crescendo ré — ' mi atteindra son point culminant avec la

même continuité d'élan, que le Crescendo r/ —====:: r/, le saut d'une Timbale à l'autre étant assez rapide pour que l'oreille la plus fine ne puisse s'en douter :

isr^

ir^

= ff

ff

Voici un curieux crescendo aboutissant à contre-temps +, avant l'heure,

dune énergie très dramatique :

Timl).

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i* crescendo.

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crescendo.

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