‹ Technique de l'orchestre moderne, faisant suite au Traité d'instrumentation et d'orchestration de H. Berlioz;Chapitre 66 sur 80 · FT · texte numérisé non relu

FT

+ 4jt

|*'f ,94f*J l.:f il «II*?

bt

ÎÉ

à 4 parties.

3(/? -^2= C^ 3(gf? n

ra — cra — crj; —

#i iti ip ip

Zù^

ZU-nU-^ZD — ^5? — ^3 — ^i? — ^5r-2~9 7

Résolutions.

Z 4<i 4jf ira -ffi < tT-l 4 (M Ti —

feJ

tJ tti

te ç

ft^JfilH ilBâg^

PB^Ej

^-&-»e — <tr-*^

^« .S'il)

fP %t? t^'g=^!?. it>4?ib$

Résolutions.:

1>T b-y ibl \>^ \>T ll>T il>i il'*

se- I +

bjË sb.

£ 2b. f ê bi b£ ibi

parties

^lo h — I 9.nln t* r-^

^S§^^ Résolutions.^^

ww^-v^-n

zzw ,

\>mi\>^i\>M. X \>M- +3I741

Çt^

"TF

^ * vR . + i ■'■ "^ r— r^-3-r-3-»— -#-rT-— -r-»-3r-»— «-8 â-

r-rr

lêE

+ j 4| ,, . ,*#if ,î3iîi»l

Résolutions

Ct*E

"T 1» 000 i possibles en mineur seulemt

à 4 parties.

*jfcra"^ffT

éa

3«|rT|:jr^.^T|

ai

2ii-fi-

^Wl\M%^

tfe

te

tei

Résolutions

ei

Ss^fe

}tF^F*=4f=*|=^

possibles en mineur seulement.

■ Sur

3 cordes inférieures

Accords de Septième diminuée.

rues. , I I I ^

ures. «^ I 5 ^f5 # è ^* i)' F F P "^ ^'^ ^ï*''

miHHÀ\i'A^^àpÀ

(1) Tous les accords de septième diminuée peuvent s'écrire enharmoniquement.

Sur les - 3 cordes j supérieures?

'fit

^[! p^f^p'^f If If^

à 4 parties.

■tif-fT'r-éw-t

l^^^^^g^Wi

ÏE

*^r^^rT

F ri

Sur les

3 cordes

inférieures .

Accords de neuvième majeure et mineure.

rff*g

TT ^ îr î î

li3î

.^^rFîr^r^

Sur les

3 cordes

supérieures.

à 4 parties.

T . ^f if ' Q ^ ^ •» ^ ^^ ^f ^f 'if i^ i^

IiZ3^

-\ -• !?-•• t^-*- [?-j- t|-g- il ±

W W 0-9 Of

i ^i l^i |ti M M M ^^4 l^i Iji i>.

ï 9 î P t" ' Il * ''l? 1*5 J ? |i W W b3 M 11 « » 3 A t-t llf * Kf ''f ^i te £ te te #ê *f ''? *"

faf=b

fc

^rf^piT^r^Hf^

■rrrr

Accords de Quinte augmentée

Ils sont faciles à 4 parties dans l'étendue suivante.

en montant chromatiquement jusqu' à

Sons Harmoniques.

10.§— En prenant comme son fondamental (son 1) la note donnée par chaque corde à vide, on peut faire entendre les sons 3, 3, 4, 5 et 6, harmoniques naturels, s'ohtenant par le concours d'un seul doigt efflevrant la corde.

Prenons comme fondamental le sol grave, voici ses harmoniques naturels :

Le son 2 se produit en effleurant la corde, à moitié de sa longueur, c'est-à-dire à l'endroit où le doigt appuyé fait sortir la même note que ce son 3 .

s'indique-, (fk q ~

LE son 3 (k ° '. s'obtient de deux façons différentes:

P en effleurant la corde au 3^ de sa longueur (en partant du sillet) c'est-à-dire à l'endroit où le doigt appuyé ferait sortir la quinte juste:

i „ sMndi,ue: ^^

/^^ en effleurant la corde aux 5^ de sa longueur, c'est-à-dire à l'endroit où le doigt appuyé fait sortir la même note que cet harmonique :

4^ corde.

Q ^ — Indiquer la corde est nécessaire,

s'indique: Qk — ce son 3 étant aussi le son 2 de tr I la corde voisine supérieure.

Le son 4 fo^ = s'obtient aussi de deux manières :

P en effleurant la corde au ^4 de sa longueur, c'est-à-dire à l'endroit où le doigt appuyé ferait entendre la quarte juste :

— s' indique •■ (m

2^ en effleurant la corde aux 54 de sa longueur, à l'endroit où le doigt

appuyé fait entendre la même note que cet harmonique

s'indique:

Le son 5 peut s'obtenir de quatre manières : i^ en effleurant la corde au ^5 de sa longueur, à l'endroit où le doigt appuyé ferait entendre la tierce majeure:

s'indique:

JS

2° en effleurant la corde aux % de sa longueur, à Feudroit où le doigt appuyé ferait entendre la sixte majeure:

s' indique:

5^ en effleurant la corde aux % de sa longueur, où le doigt appuyé ferait entendre la dixième majeure :

s' indique :

4° en effleurant la corde aux V5 de sa longueur, où le doigt appuyé fait entendre la même note que ce son 5 :

s'indique:

Remarque : Les deux premières manières d'obtenir le son 5 sont les seules usitées à l'orchestre, les deux autres étant assez périlleuses; avec la 3^ manière le son harmonique est étranglé et ne sort pas toujours immédiatement 5 avec la 4*^ manière, le son est très pur, mais, il faut aller le chercher, l'obtenir par une extension considérable, qui deviendrait plus difficile encore sur un Alto, à cause de la dimension, de l'instrument.

Le son 6

se produit de deux manières :

P en effleurant la corde au Ve de sa longueur, à Tendroit où le doigt appuyé ferait entendre la tierce mineure :

s' indique ;

>Tsr

2^ en effleurant la corde aux 5/g de sa longueur, où le doigt appuyé donne la même note que ce son 6 :

s'indique:

(4®cor(le.)

indication vague, car ce même son 6 du son fondamental est en même temps le son 4 de la corde à vide :

Il faudrait donc préciser si Ton veut l'harmonique du sol ou du ré-^ indiquer dans ce cas 4^ Corde ou Sul G,

D'ailleurs, avec la première manière, ce son 6 sort difficilement, sans ampleur et sans charme ? quant à la deuxième manière, elle nécessite une extension pénible, il vaut donc mieux s'abstenir complètement du son 6 qui n'a sa vraie sonorité que comme son 4 de la corde voisine supérieure.

4*^ corde.

3^ corde,

2^ corde

F^ corde.

Tableau des Harmoniques naturels praticables à l'Orchestre.

■à sa

sa sa

8" sa S" 8a

*a S" SI Sa

sa Sa

Sons Harmoniques artificiels.

11.^— On appelle ainsi les sons qui ont pour fondamentale une autre note que celle produite par une corde à vide : ces Harmoniques artificiels nécessitent Tintervention de deux doigts, Findex faisant la fondamentale, l'autre effleurant la corde sur un point déterminé .

Le seul Harmonique de ce genre employé à F orchestre est le son 4, c'est-à-dire la double octave de la fondamentale donnée par T index : c'est l'application de la théorie que nous avons expliquée ci-dessus (son 4, 1^ manière, page 203): le 4^ doigt effleure la corde à distance de quarte juste de la fondamentale artificielle, c'est-à-dire au quart de la longueur ainsi obtenue entre le doigt appuyé et le chevalet . 1

s'indique ainsi: ^

Ces Harmoniques sont tous possibles chromatiquement, de ce la\> grave,

jusqu'à:

12. §— D'autres Harmoniques artificiels sont encore pratiqués par les virtuoses: le son 5, par exemple, qui peut s'obtenir en effleurant du 4* doigt la qninfe juste du jon appuyé par l'index, quinte correspondant au tiers de la corde, nouvelle longueur. ^....

s' indique ainsi:

On peut monter chromatiquement jusqu'à:

13.§— Le son 5 peut encore s'obtenir en effleurant du 3® doigt la tierce majeure de l'index appuyé, c'est-à-dire le cinquième de la nouvelle longueur.

s'indique ainsi;

Mais ne se pratique que rarement, vu la médiocrité du son ainsi produit.

Remarque: Un auteur négligent peut se contenter d'écrire une note quelconque

en la surmontant d'un zéro, pour que Texécutant comprenne que cette note doit être rendue en son harmonique, le choix du meilleur moyen laisse à sa disposition. Que cet auteur n'oublie pas alors que l'échelle complète, dont il dispose, ne commence qu\iu sol de la Chanterelle-.

depuis:

tf f ¥ f f

etc.

jusqu'à: :z

-Voir le ta- : bleau final ' pa^^e 254,

Au-dessous de ce sol, il ne peut disposer que des harmoniques naturels, qui ne sortent que sur les degrés de l'accord parfait de chaque corde. (Voyez le tableau, p. 205.)

Coups d'Archet.

14.|— Attaquer la corde par le talon s'appelle //r^r, par la pointe pousser. Voici l'indication conventionnelle des deux mouvements:

Tire: u Poussé: V

Quand faut-il se servir de l'un ou de l'autre dans la phrase musicale, ce serait assez difficile à formuler, les choses ne se présentant jamais de la même façon. Mais on peut établir en principe qu'on attaque d'ordinaire en tirant sur un temps fort, en poussant sur un temps faible ou une partie faible de temps .

Variétés des coups d'Archet.

15.§— l**Le Grand Détaché se produit en usant de toute la longueur de l'archet depuis le talon jusqu'à la pointe et inversement, sans que l'archet quitte jamais la corde, aucune liaison n'étant indiquée sur le texte.

Vitesse ad libitum.

on obtient ainsi une grande sonorité .

Si Ton veut en arriver à la violence, on se sert uniquement du talon; mais alors il y a des intermittences entre chaque coup d'archet car il faut à chaque note recommencer le mouvement, et l'on ne peut ainsi aller aussi vite qu'avec le Grand Détaché.

uuuuuuuu

Moderato,

ff

^^ — Vi^ Détaché Moyen se fait en employant le tiers de Tarchet; on s'en sert dans les mouvements vifs, et Ton peut conserver avec lui une intensité sonore suffisante.

3°— Quant au Petit Détaché qui se produit avec la pointe, on l'emploie dans la très grande vitesse et pour les effets de douceur.

Le Martelé se fait de l'extrême pointe, en attaquant chaque note sèchement, comme par un coup de marteau.

Fivace.

on en use aussi bien dans la douceur que dans la force .

Le Sautillé s'obtient par le rebondissement du milieu de l'archet après chaque note 5 surtout approprié aux traits de grande légèreté, d'autant meilleur qu'il est plus rapide, les notes répétées lui allant à merveille^ il manque absolument de force:

Presto .

Certains compositeurs l'indiquent fort improprement par le mot Staccato^ ce qui est une erreur, le Staccato se pratiquant en j9o«ss<z>?/, de la pointe au milieu de l'archet, et en piquant chaque note d\in coup sec .

S' écrivant ainsi :

Allegro

Fréquent dans le Solo^ le Staccato est très rare à l'orchestre, vu la difficulté de l'exécuter régulièrement. Quant au Staccato en tirant, il ne se pratique jamais à l'orchestre.

Liés et Coulées.

16. §— Toutes sont possibles quelles que soient les articulations. Plus la durée d'un même coup d'archet est longue, moins on a de sonorité. Même avec ppp.) il est bon de ne pas excéder sous une même liaison quatre mesures h quatre temps de mouvement modéré s'il s'agit de notes tenues; deux mesures du même mouvement avec un trait :

Allegro modJ'P

^^^^fe

17.§ — On obtient le son Louré en articulant les notes comprises sous le même coup d'archet.

S'indique par des traits sur chaque note, au-dessous de la coulée.

Andantino.

^^jfLTirr ^m

Moyen très expressif, très usité dans les phrases chantées, procédé favori de l'art moderne.

Le Pizzicato.

18.§— Je me contenterai de citer les deux exemples suivants qui caractérisent, mieux que n'importe quelle description, la manière de l'employer:

ptesjr]

Hautb." Clar.

jTsyns

2,dsYns

Altos.

yelles

Mouvt de la Jota Aragonesa.

m^tm

imt^

iS:

ffp

M. Pizz.

iP

Arco.

M. Pizz.

Ânm

Arco.

Pizz.

te^t

âr

i=iC:

Arco. Pizz.

tt^

Arco.

Pizz-

. Pizz.

I I 54pi4'

^^^^ ♦' Pizz.

Arco.

Pizz.

* -^ ■#jfPjoi <■

Arcp.pi;^z

Pizz.

AÎrcp.Pizz.

/jj

'' Up ^ w: -^^pi^i'' '\^

Allegro

Pizz. •'Arco

en animant jm^qu'à lafîn.jf.-^^'^^

(G-evaert.)

Altos,

rlles

(Heug'el A C'.^Editeurs-Propriétaires.) (Delibes, Sfjlvta.)

Il est impossible de passer du Pizzicato à V Jrco^^i réciproquement, dans un mouvement plus vif que celui des deux exemples ci-dessus.

Remarque: Il faut plus de temp? pour reprendre T archet après un /'/j^/Va/o, que pour pincer une corde après avoir quitté Tarchet.

19.|— Le son du Pizzicato est assez égal du sol grave au mi aigu:

mais à patir de ce ///?, la corde devenant de plus en plus courte, la sonorité s^assèche en proportion.

Voici cependant un Pizzicato qui monte jusqu'au fo/z/r*?-?/^, aussi satisfaisant d'effet dans le forte que dans le pianissimo :

Violons.

Alt

Violoncelles.

VhiQ.

pocoo poco

ft PJ "^

ff

ff

ff^

j'if. a teynpo.

poco a poco

^ipzï

-rg-^

rt

rt

ff

rit. a tempo .

poco a poco

rit.

a tempo.

rit.

ff

rt^

i^tzï:

lUi^

^PP

^jO

^ CHeugei & cl'', Editeurs-Propriétaires.) (Pliilipp, Sérénade orcheKtrée p(tr Malherbe)

Remarque: Ce contre-ut fin;il s:- serait impossible sMl ne bénéficiait de la sonorité grasse de T accord des seconds Violons. Présenté ainsi, on Tentend presque aussi nettement que s'il était émis par un Piano.

Voici un autre exemple, tire de la IF^ Symphonie de Brahms, où les Pizzicati des Violons se trouvant moins soutenus, paraissent (surle/<7# aigu ai) de sonorité plus mate, plus sèche, moins vibrante:

Flûtes.

Hautbois.

Clarinettes.

Bassons.

en Mil]

Cors.

en Ut

Np II

Violons.

Altos.

Violoncelles.

Page 1