LA PETITE FLUTE
3.§— C'est une erreur de faire chanter une Petite Flûte: Cest même une erreur de la prendre comme Première Flûte, comme soprano des deux autres Flûtes, si ce n'est pour lui donner une partie pour ainsi dire mécanique, tel l'exemple (cité au chapitre précédent) tiré de la Pâqne Rnsse.
Berlioz Ta admirablement traitée, toujours. Lisez la Damnation de Faust cil elle est presque toujours employée en staccato ou en coulées rapides: Valse des Sylphes, Evocation, Course a VAhîme.
4. |— Tout ce qui a été dit sur le doigté et sur Tarticulation de la Flûte, dans le chapitre précédent, s'applique à la Petite flûte.
Tout ce qui a été dit sur les trilles et les batteries reste encore ici également applicable, sauf deux exceptions:
Les deux trilles suraigus de la flûte, l'un très difficile {sol la) et l'autre possible (si, ut) -.
Grande Flûte.
très possible ff
difficile.
sont absolument impossibles pour la Petite flûte. Si vous écriviez le premier des deux, on vous le jouerait l'octave au-dessous: ainsi fait-on à. l'orchestre quand le compositeur a commis une imprudence? quand au second, le sH n'existant pas, vous ne serez pas exposé à le hasarder.
5.§— La Petite Flûte est généralement en bois, la Grande Flûte moderne, au contraire, en métal? les virtuoses, pour la plupart ont constaté que le métal était plus pratique, plus sûr d'intonation, moins accessible aux variations atmosphériques, plus sonore, plus favorable aux oppositions de timbre . Un artiste habile nous rend sur la flûte eu métal le caractère de la vieille flûte de nos pères et en même temps il fait montre de richesses inconnues jadis. Je ne crois pas que, dans quelques années, il reste encore beaucoup de flûtes en bois? elles ont d'ailleurs à peu près disparu ça et là, en Europe.
Auteurs à consulter: Berlioz, Wagner, Liszt, Meyerbeer, Rimskj'- Korsakow etc.. dans leurs partitions. Œuvres spéciales écrites pour la Petite Flûte, nulles.
Le Hautbois.
l.§— Le Hautbois du temps de Bach s'étendait du la grave au ré aigu:
Celui qu'ont employé les symphonistes du dernier siècle, qu'on trouve encore dans la plupart des orchestres Allemands, Russes, Italiens, Hollandais etc., celui de Beethoven, Weber, Schumann et Wagner, s'étend du si grave au fa suraigu:
(quelquefois il descend jusqu'au 5?!>, et dans Siegfried il monte exceptionnellement au sol suraigu).
Cet instrument n'est pas sans défauts-, certains trilles lui sont très difficiles, quelques-uns même impossibles:
Très difficiles;
Impossibles: