II. Dans les suites immédiates
Au point de vue général, pas de choc opératoire, pas de complications pulmonaires. Une fois (Obs. VI) on a observé une petite embolie au 10° jour, qui n’a pas empêché la malade de se lever le 19° jour.
Au point de vue local, on peut observer un hématome (Obs. VIT), nous avons vu comment on l’évitait par la double incision et par le drainage.
Au point de vue fonctionnel, l’opération est remarquablement bien supportée. Il est rare que l’on ob-
serve des vomissements ou des douleurs. L’alimentation a presque toujours chez nos malades été reprise très rapidement, et au 15° jour, lors de leur sortie, elle était le plus souvent normale.
On observe une amélioration caractéristique de l’état général. Pour M. LamBrer, si cette amélioration ne se produit pas rapidement, il faut soupconner une stase duodénale méconnue au moment de l’intervention ou apparue depuis lors. Dans quatre cas signalés par M. Lamgrer, les troubles ont disparu par duodéno-jéjunostomie. Ultérieurement, les malades ont retrouvé le bénéfice de la suspension.
Ce phénomène curieux serait dû, pour M. LAMBRET, à un certain degré de sténose au niveau de l’angle duodéno-jéjunal par l’artère mésentérique, le pylore étant fortement relevé par la suspension et les deuxième et troisième portions du duodénum restant en place, il s’en suit une dislocation duodénale qui comprime l’artère.
Enfin, différents auteurs ont signalé quelques douleurs au niveau de l’espace transfixié, survenant après les repas et après la toux. Chez nos malades que nous avons interrogées à ce sujet nous ne les avons pas trouvées, d’autre part il paraît qu’elles disparaissent habituellement très rapidement, en quelques semaines. M. Lamgrer dit ne plus les observer depuis qu'il se sert d’un instrument spécial,
moins vulnérant.
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