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I. — Sensations vimuatoiues

Lorsqu’un corps vibrant est mis en contact avec une surface cutanée, surtout au-dessus d’un plan osseux autre que le crâne — car alors il y a transmission solidienne à l’appareil auditif, et sensation sonore — il se produit une impression spécifi([ue de trépidation, de vibration.

Pour déterminer le seuil absolu de sensibilité à l’intensité vibratoire, on utilisera un diajiason type, le

Toulouse, (xlit. 1. 5

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diapason acoumétrlqne de Pierre Bonnier à ioo y. d., très généralement adopté.

Le diapason devra être mis en vibration de façon toujours identicpie, — soit en écartant une des branches-avec une certaine force et en la relâchant bruscpiement, ce qui peut se faire avec un dynamomètre à traction et une courroie formant boucle pouvant glisser brusquement le long de la branche du diapagon, — soit en introduisant à une prolondeur constante entre les branches un manche arrondi d un

U. — Diapason aconmétii(pie de P. Bonmer.

diamètre un peu supérieur a 1 ecartement, et en le faisant sortir avec une vitesse toujours la meme, soit enfin en faisant tomber d’une hauteur constante une bille de plomb, entourée de peau, d’un poids déterminé, sur une branche du diapason fixé par la tige, les deux branches se trouvant superposées dans le plan

vertical.

Le diapason étant mis en vibration par un de ces procédés constants, on fait partir un ebronograpbe de Jacquet au moment exact de la mise en \ibiation, et l’on inscrit les vibrations, au moyen d’une plume fixée à l’une des branches du diapason et dépassant de 2 centimètres, sur un cylindre enregistreur, à côte du temps inscrit en cinquièmes de seconde par la plume du ebronograpbe de Jacquet ; ou mieux on

enregistre par la pliotograplile les déviations vibratoires en fonction du temps b II faudrait alors mesurer 1 amplitude des vibrations en fonction du temps, et appliquer la loi d’extinction des vibrations (en progression géométrique), à partir des ebinVes

Fig. 12. — Chronograplie de J.\cquet.

obtenus, ce qui donnerait la mesure de l’intensité vibratoire à chaque instant, jusqu’à extinction pratif[uement complète.

On connaîtrait des lors l’intensité vibratoire pour ce diapason et par la méthode choisie de mise en viliration, pour toute durée écoulée depuis la mise en vibration.

I. P la plume appuie trop sur le cylindre, en efTid, dans le procédé graphique direct, la résistance due aux frottements entraîne une extinction plus rapide des vilirations.

La perce})tion vibratoire cesse bien avant la perception auditive, qui se produit encore pour des amplitudes inférieures à un milbonième de millimètre, d’après les déterminations <le lord llATLEIGH.

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Il siiflil en loiit cas de déterminer an bout de combien de temps la sensation ^ ibratoire cesse pour un sujet donné après la mise en vibration pour déterminer, soit par comparaison, soit, si le travail precedent est fait, en valeur absolue, l’intensité qui mesurera le seuil absolu de cette sensation.

'rechnujuc . — L’avant-bras droit du sujet est étendu, le poinj^' ferme reposant par sa face anteiieuie sur un coussinet . L’cxperimentateur met en Aibiation le diapason suivant la méthode adoptée, et, au moment exact de celle mise en ^lbrallon, fait partii 1 aiguille d’un cbronograpbe de poche. Il place alors verticalement le diapason, par la tige, en équilibre sur la télé du 2*’ métacarpien, et il demande au sujet de l’avertir lorscju’il cessera de percevoir les vibrations , à ce moment il transportera aussitôt ce diapason dans la meme position sur la tete du 3 métacarpien, et le sujet, qui recommencera à percevoir les vibrations, devra à nouveau avertir de la cessation de l’impression ressentie a nouveau. A ce moment exact,^ l’expérimentateur arrêtera, en pressant, l’aiguille de son cbronograpbe de poche. 11 notera le temps écoulé,, et se rapportera au besoin a 1 amplitude calculée au bout de ce temps pour connaître l’intensité vibratoire correspondant au seuil de la sensation chez le sujet examiné, pour le 3^' métacarpien.

La nécessité de changer l’os exploré est due à la fatigue rapide de la sensibilité vibratoire. En explorant seulement au moment où on est près du seuil, ce dont on est averti par la cessation de la sensation sur la région fatiguée — 1 os que 1 on a choisi,, on évite l’épuisement, et les variations apparentes du

seuil qui pourraient être dues à une inégale rapidité de cet épuisement.

On peut encore rechercher, à projios de la sensibilité vibratoire, les seuils dilTérentiels ' de hauteur, pour la distinction de vibrations d’inégale périodicité, la mesure des seuils absolus, inférieur et supérieur, étant pratiquement très difficile à réaliser.

Pour cette détermination, on emploiera deux diapasons identiques à masse allant de iiÛ' à nP, mis en vibration avec un archet.

Un diapason est mis à Vat~ grâce à une position appropriée de la masse mobile, fixée par ses vis de serrage, il est mis en vibration et appliqué sur le troisième métacar[)len, la position du sujet étant déterminée comme dans l’exfiérlence [irécédeiite. On l’enlève au bout de 2 secondes, et Ton place aussitôt l’autre diapason, donnant un ton plus élevé; l’on demande au sujet s’il perçoit une dilîérence dans la frécpience des vibrations. Ajirès 00 secondes on recommence avec le premier donnant toujours le même nombre de vibrations, el le second dilTérant davantage, et ainsi de suite jusqu’à détermination du seuil dinérentiel. On [leut [larllr aussi de P/iè* et descendre progressivement.

De tem[)s à autre, on ne maïupiera pas de remettre

I. 1 tieori([uemciil on povirrait chercher à (lélerrniner les seuils <litlereiitiels (rinteiisilé, les seuils absolus et dinéreuticls de périodicité vibratoire et les dinércuccs possibles dans la sensibilité à ta nature des vibrations ; mais ces flétcrminations seraient très délicates et paraissent de peu d’intérêt, la sensibilité vibratoire étant très obtuse.

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le meme diapason une deuxième fois, pour déceler les réponses frauduleuses ou autosugg-érées.

Le sujet ne doit naturellement pas voiries manipulations etfectuées.

Mais l’intensité des vibrations étant différente pour un même coup d’archet lorsque les masses mobiles se trouvent à la partie Inférieure des branches du diapason, il faudra appliquer ce dernier un temps variable après la mise en vibration pour que l’intensité initiale ne puisse permettre de reconnaître une dltférence dans les deux cas. En évitant l’influence de l’intensité, on constatera que cette sensibilité différentielle est très faible, presque nulle même dans la plupart des cas.

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