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Sensations chromatiques

A. — Sensibilité globale à Vintensité chromatique.

Lorsqu’on veut explorer la sensibilité chromatique globale, la meilleure méthode consiste à employer

des solutions de corps définis, à concentrations données, vues sous épaisseur constante avec un éclairaf^e d’intensité identique.

Le cliromato-esthésimètre qu’on emploiera pourra être basé sur la variation de l’épaisseur sous laquelle devront être vues les solutions, ou la variation des concentrations. Ce dernier procédé nous paraît après expérience le plus précis.

On doit disposer de quelques cuves de verre à faces parallèles ayant exactement i centimètre de large entre les deux grandes parois parallèles, épaisses elles-mêmes de 1 millimètre. Les autres dimensions sont peu importantes,, mais il vaut mieux que les cuves soient petites pour employer des volumes moins grands des solutions.

Un écran noir opaque est percé de deux fenêtres circulaires de i centimètre de diamètre, placées à un même niveau, à 10 centimètres de distance l’une de l’autre, du centre au centre. L’écran porte sur une de ses faces un rebord, à 10 millimètres au-dessous de la ligne tangente aux fenêtres circulaires, rebord sur le{{uel les cuves peuvent être })lacées.

Derrière l’écran opaque, à 10 centimètres, un écran dilTusif est placé, constitué par une plaque d’all)atrine de 2 millimètres d’épaisseur.

L’éclairement devra être celui de la lumière du jour, par ciel pur *. Pour le graduer, on disposera

I. Les lumières artificielles j)résentent en ellel des dllTéreiiccs de composition dans leurs radiations chromatiques fondamentales, et l’intensité relative de ces radiations de longueur d’onde donnée, mesurée par la méthode spectrophotomélrique avec l’appareil de Govi, ou, de façon plus précise avec celui de

dans la pièce d’expérience de^ volels formant diapliragine, dans une certaine mesure, et cpii serviront à varier la ([uantité de lumière pénétrant. On s’assurera avec le photomètre Iîlondel-Buoca que l’on a sur la surlace dillusive de l’écran un éclairement d’environ loo lux.

Les solutions seront [)réparées dans des llacons au moment de laire une ex[)érience et jetées aussitôt après, car les couleurs d’aniline dont nous conseillons l’emploi s'altèrent extrêmement vite à la lumière. Elles seront veisées dans les cuves au moment de les présenter, derrière leur fenêtre respective, au sujet ; puis les cuves seront vidées, rincées à l’eau distillée et rincées avec la solution (pi’on devra y verser ensuite, afin d’éviter toute concentration ou dilution.

Les solutions seront préparées avec des éprouvettes de diverse capacité et des comj)te-gouttes permettant de mesurer des volumes précis ; on devra opérer sur de grandes quantités pour obtenir une précision suffisante quand on recherchera les seuils absolus, car on devra préparer, avec le violet par exemple, des so-

Grova, montre des din’érences très importantes par rapport à la lumière solaire, même pour l’arc voltaïque dont la lumière est la plus voisine de la lumière du jour. Presque toutes les sources lumineuses sont trop rouges, parce (pie leur température est relativement peu élevée et qu’elles maiKjuent de radiations courtes.

Voici par exemple des dilTérences de composition, au point de vue de l’intensité relative des radiations, établies par Grova pour trois sources lumineuses, en réalisant l’égalité d’éclairement pour le rouge à a — - Oa,676.

Arc \ oltaïijuc. .

5ot)

Lumière Uhummosd, .

Lampe Carcel.

lu lions au cent millionième. On prépare une solution mère au dix millième, d’où on part pour les autres. Celte solution mère., conservée soij^neusement à l’obscurité pourra être utilisée quelques semaines. En prenant 1, 2, 3... centimètres cubes de celte solution et en [lortant, avec de l’eau distillée, à 10, 100, i 000... centimètres cubes, on obtiendra des solutions à i, 2, 3... pour cent mille, un million, dix millions, etc.

I^our obtenir les seuils dinérentlels, il faudra posséder des solutions divisionnaires très proches les unes des autres, ne dllférant pas de plus de un cent millionième avec des solutions au cent millième, l^our cela, on prendra par exemple 20 centimètres cubes de la solution au dix millième, et on ajoutera 200 centimètres cubes d’eau distillée ; |)uis, après avoir fait une série de ces solutions, à l’une on ajoutera au com[)le-goutles (^avec un compte-gouttes donnant exactement les 00 gouttes au centimètre cube) une goutte, c’est-à-dire un cinquantième de centimètre cube à une solution, deux à la suivante, trois à une autre et ainsi de suite.

I.es cor[)s que l’on [)eul employer j)our ces solutions sont assez nombreux.

Nous avons cboisl les suivants, fournis par la Société des matières colorantes de Saint-Denis'.

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