COULEURS
substances dissoutes
(eu gr. p. loo) (eu
iiiilliiu,
) lAg)
Kouge.
j Violet cristallisé 5 BO '/ K2CrO-
o,oo5
lO
( NiS0h7H20
Jaune.
. K2CrO'^
lO
( KMnO'^
^ crt..
i CuG12, 21120 ■/ K2CrO^
lO
Bleu .
^ Double vert SF i CuS0%51I20
On pourrait, avec notre méthode, employer, pour les seuils dilTérentiels, ces solutions, avec des cuves de i5 millimètres ou 20 millimètres d’épaisseur intérieure, en cherchant la [ilus petite diHérence perceptible à partir de la concentration o[)tima indiipiée.
Technique. — L’éclairenlent de l’écran dilhisirayant été déterminé à la valeur convenue, et les solutions étant préparées dans des (laçons, voici comment l’on procédera pour la détermination du seuil absolu : on remplit une cuve d’eau distillée et une autre d’une
i32 technique de PSYCHOIOGIE EXPERIMENTALE
solution très faihle, et l’on place les deux cuves, sans être vu du sujet, derrière les deux fenêtres de récran opaque; un aide peut, pendant ce temps, préparer des cuves avec des solutions un peu plus concentrées, en ne les perdant pas de vue [)our ne point les confondre.
Le sujet est invité à regarder pendant cinq secon- <les les deux cuves et à dire s’il en voit une qui lui |)araisse [)lus colorée et laquelle. On place ensuite, s’il ne reconnaît aucune dilférence, une solution [)lus concentrée à la place de la précédente, préparée dans une nouvelle cuve qui est substituée à l’autre. Pendant (jue le sujet examine et compare à nouveau, l’aide enlève la solution, rince la cuve comme il a été dit (avec de l’eau distillée puis avecla nouvelle solution à mettre) et la remjdit avec une nouvelle solution, plus concentrée. On procède ainsi {)rogressivement, en mettant, tantôt adroite et tantôt à gauche, la cuve d’eau distillée, et, de temps à autre, en mettant simultanément, à titre de contrôle, deux cuves d’eau distillée.
On arrive ainsi à déterminer la concentration correspondant au seuil de sensation (reconnaissance d’une coloration) et au seuil de perception (reconnaissance d’une couleur déterminée), en faisant regariler le sujet toutes les 8o secondes.
(Jn procède indentiqiiement de même pour le seuil dilïérentiel, en plaçant dans une cuve, mise tantôt à droite et tantôt à gauche, la solution étalon, et en plaçant de l’autre côté la série des solutions progressivement plus concentrées ou plus diluées, sans manquer d’effectuer de temps à autre le contrôle cousis-
MESURE DES SENSATIONS VISUEIJÆS l33
tant à mettre simultanément des deux côtés les cuves contenant toutes deux la solution étalon.
La dillérence de concentration donnera, quand les réponses seront exactes, la fraction ditTérentielle mesurant le seuil cherché.
IL — l.cs limites extrêmes de la sensibilité
chromatique.
Au-dessous et au-dessus d’une certaine longueur d’onde, les radiations sont incapables de provofjuer des sensations visuelles, bien ([u’elles })uissent impressionner la plaque ])hotographique. Mais les limites extrêmes de la sensibilité varient avec les iridividus. On peut donc avoir à déterminer ces limites Individnelles.
Dans ce bnt, une fente est ménagée dans une chambre noire, en rapport avec l’extérieur, et le trait de lumière blanche qui pénètre se trouve dispei sé par un prisme constitué par un llacon |)rismati(pie rcm[)ll de sulfure de carbone* ; le spectre est ])rojeté sur un écran blanc au fond de la salle, écran où, toutes conditions restant bxes, on peut manpier un grand nombre de re[)ères avec indication des longueurs d’ondes.
(Jn demande au sujet d'iudicpier les points où il cesse, du côté de l’infra rouge comme du côté de l’nltra-violet, de ])crcevoii’ les radiations ebroma-
I. On obtient en elFet ainsi, à 2 mètn^s de distance du prisnu', un spectre dont la partie visible s’étale sur une longue\ir de 58 centimètres; avec un prisme de Ilint (cristal) de 70“, on obtient dans les mômes conditions 23 centimètres d’étalement, et i3 centimètres seulement avec un prisme de crown (verre ordinaire).
Toulouse, 2« édit.
tiques, et l’on note à quelles longueurs d’onde correspondent ces points. En outre on lui demande s’il n’existe pas pour lui de lacune dans le spectre, lacune sonibre rompant la continuité chromatique et révélatrice d’une cécité chromatique partielle.
Comme contrôle, on peut, en arrêtant les radiations avec un écran dans une des régions où le sujet voit ou ne voit pas de couleurs, s’assurer qu’il s’aperçoil ou non de cette obturation partielle.