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Champ msuef

Si, normalement, la vision s’effeclue surtout au moyen de la tache jaune, les autres régions rétiniennes sont cependant susce])libles de fournir des données sensorielles souvent utiles.

Dès lors la distribution sur la surface de la rétine de la sensibilité visuelle peut être intéressante à explorer, les mesures précédentes étant toutes supposées faites avec fixation centrale des objets présentés.

La détermination cliniipie du « champ visuel » est courante, etjieut s’elfectuer avec une certaine précision au moyen du « [lérimètre ».

Cet appareil consiste en un demi-cercle giadué, de 3o centimètres de rayon en général, pouvant tourner autour d’un axe devant un cercle gradué. Un appui, où le sujet pose le menton et de hauteur réglable, permet de placer la tête dans une position telle que l’œil dont on veut explorer le champ soit au centre de l’bé-

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misphère engendré par la rotation du demi-cercle périmétrique. L’œil lixant le milieu du demi-cercle, si l’on introduit un objet, un carré de papier blanc par exemple à la périphérie et qu’on l’approche progressivement le long du cercle, un moment vient où il est [lerçu. On note alors à quel degré correspond la position de l’objet à ce moment, degré mesurant l’angle entre la direction du regard et la direction des rayons émanant de l’objet et aboutissant à l’œil. La position du cercle étant détei ininéed’autre part, on peutmar- (juer le [)olnt ainsi repéré sur une feuille de papier où l’on aura inscrit une projection de l’œil et des cercles concenlri([ues engendrés par la rotation du périmètre. L ne série de ces points ainsi déterminés, dans les diverses positions du périmètre, permet de tracer une limite continue à l’intérieur de laquelle se trouve le cbamj) de perception rétinienne, le champ visuel.

Pour faciliter l’inscription, au lieu d’une projection exacte, on a adopté une figure où les cercles concentriques, de lo'’ en lo®, sont équidistants ; sans cela le rapprochement des cercles périphériques rendait moins apparentes les délimitations exactes du champ.

Cette méthode peut être adoptée dans son principe, mais elle doit être employée dans des conditions particulièremcntprécises pouravoirune valeur rigoureuse, car les variations d’éclairement jouent un rôle énorme dans les limites apparentes du champ visuel, qui devra toujours être exploré dans des conditions strictement identiques.

La méthode n’est d’ailleurs pas indispensable pour la détermination de toutes les formes de la sensibilité

AIESLUE DES SENSATIONS VISUELLES

l/jÇ)

yisuclle dans des régions pcripliériqiies de la rétine : an lien de se demander en elTet quelles sont les limites extrêmes de la sensibilité, on peut se demander quelle est l’acuité sensorielle en cliafpie point de la rétine. Poui- cela, au lieu de garder l’œil immobile et de faire varier la position des tests, il est plus simple <le se contenter de faire varier la |)Osition de l’œil, cpii fixe un point lumineux que l’on éloigne progressivement selon des valeurs angulaires croissantes, fi race à ce [)rocédé, on peut, avec les métbodes que nous avons signalées explorer au moyen des disques tournants la sensibilité lumineuse et cbromatique, et l’acuité visuelle' aux dillérents points de la rétine. L’acuité décroît vite au fui- et à mesuie qu’on s’éloigne de la macula, mais la sensibilité lumineuse est j)lus grande dans diverses régions rétiniennes que dans la tacbe jaune, aussi, et l’on doit se délier de cette tendance, on fixe généralement avec une région légèrement [)éripbérique les surbices peu lumineuses (pi’oii regarde dans l’obscurité.

Pour la détermination des limites extrêmes de la sensibilité lumineuse et delà sensibilité cbromaticpie, on .usera dn périmèti'e, mais en y apportant des perfectionnements destinés à en rendre l’enq)loi plus [)iécis.

I. L’acuilé peut se (léteriiiiiier avec fixité (Uî Td'il oti clicr- •cliant on clia([no point <lo la rétine de coinhien il faul écarter 2 fils fins pour (pi’ils soient distlngiiés. C<‘tt(! mesure pcMit se faire au périmètre pour les régions péripliéricpuîs, mais pour les régions centrales il faudrait éloigner beaucoup l’appareil porteur d(;s fds afin de réalisf'r un angle assiv, petit avec un écartement «lesurable. La macula distingue des écartements ibo fois moindres que les régions rétinl(*nnes péripbéricpies !

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Le demi-cercle périmélrique ^ d’une largeur de lo centimètres environ, étant muni d’une fente médiane sur toute sa longueur et de deux rainures, pourra recevoir une boîte rectangulaire qui glissera en forçant dans les rainures. Dans cette boîte une lampe à incandescence étalonnée constituera une source lumineuse éclairant une surface dilïusante d’albatrine dont un carré de i centimètre de côté seulement sera visible dans la fente du cercle périmélriipie l'in donnant toujours un même éclat à la surface ainsi éclairée (éclat de 5 pyrs par exemple), on pourra exercer une impression toujours la même. La lixation de l’œil s’elVectuera sur un point lumineux apparaissant au centre de l’arc périmétrique (orifice circulaiie de i dixième de millimètre de diamètre, éclairé par une lampe à incandescence très faible de (juelques bougies). Un cercle évidé autour de ce point permettra de regarder l’œil du sujet.

Pour explorer les limites des sensibilités ebromatiques, les champs des couleurs, on interposera les verres ou solutions de Nagel dans la boîte glissant dans les rainures, entre la lampe et le diffuseur, en réalisant chaque fois un même éclat, mesuré au photomètre : sans cela, en elTet, des différences apparentes dans les étendues respectives des champs chromatiques pourraient ne représenter que des dilTérences dans l’étendue relative des champs pour des clartés inégales.

L’on pourra encore employer le périmètre-photoptomètre de Polack, qui est très satisfaisant.

I. En réalité il faut que l’arc dépasse le demi-cercle de 20** de chaque côté et ait en totalité 220®.

MESURE DES SENSATIONS VISUELLES l5l

Cet appareil se compose d’iin arc périmétricpie sur lequel se déplace un support dont les mouvements

Fig. 27. — Périiiièlre de Poi.ack.

A, A, A, arc i)oriinétri([ue ; R, Louions inolletés pour la mise on iiiarclie du curseur a, coulisse de fixation [)our le pliolo|)toniètre ; Ch, Ch, chaîne de transmission; E, engrenage; C, crémaillière avec lettres It, pour renregistrement automatiipie ; T, tahlettt'-support pour le schéma du champ visuel; Ih’, houton à ressort pour a|)pli(pier la tablette contre les lettres; P, [iled de l’appareil; M, appui-menton avec écran \ pour régler la hauteur.

sont transmis par une chaîne Galf.e et[)ar un système d’engrenage à une crémaillière portant des caractères d’impression, de sorte qu’un coup sec sur im houton

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permet d’appliquer un schéma de champ visuel en carton, placé contre une paroi rigide, sur le caractère qui imprime un point correspondant à la place des supports. La rotation de l’arc déplaçant le caractère

l'iG. 28. — Photo[)t()inètrc de Pdi.acs a(la|)tal)le au Périmètre, vu de l’ace et en cou|)e.

I), disque des dia[)!u'agur3s réglant la surface ilu dilfuseur d ([ui sert <le test-objet au [lérimètrc, 11.', [u'isme à réllexion ; Ce, cli, assis avec cuves contenant les solutions liltrantes de N vuki, ; G, glissière du châssis; r, ressort donnant le point d’arrêt pour cliaque solution colorée du châssis; O, tcil de chat l5i.o.M)t;i, (dia[)liragme) ; bd, bouton réglant l’ouverture du dla|)liragmc, enregistrée sur le tambour <; s, source lumineuse, au foyer du système l (la lace [)lane de /* étant dépolie); LL*, lentilles |)lan-conveves [)lacées de chaque côté du diaphragme, et ayant leurs foyers respectifs en /* et en lU ; Jl, fils conducteurs pour la lanq)c électricjue formant source de lumière.

imprimeur par rapport au schéma du champ, toute position est exactement re[)érée en distance angulaire par rapport à la verticale et en distance rayonnante par rapport au centre du cercle de projection du schéma. Gela facilite la notation dans l’obscurité.

Sur le support, se monte un photoptomètre avec

dilTnseur antérieur éclairé par la lumière blanche filtrant à travers beau distillée’ ou par des lumières monochromatiques, rouge, verte ou violette, par fdtration à travers des cuves contenant les solutions de Nagel sous 1 centimètre d’épaisseur et hermétiquement closes, ce qui permet de les Incliner de façon quelconque.

L’intensité lumineuse est graduée par un œil de chat Hlondel, et d’autre part un diaphragme tournant à orifices circulaires de diamètres dilTérents permet de faire varier la surface diffusante de i centimètre à de diamètre.

Une petite lampe à incandescence fonctionnant sous '{ volts, avec accumulateurs, ou toute autre lampe marchant sous un potentiel quelconque, est placée dans le tube du pliotoptomètre {)Our constituer la source lumineuse.

Un appui-menton, un point phosphorescent placé au milieu de l’arc et pouvant être ra[)proclié de l’œil, ainsi que le pliotoptomètre, à l’aide de rallonges, et cntin un tube ajustable au pliotoptomètre et servant pour les examens à la lumière, complètent ra[)pareil.

L’observation de l’œil très faiblement éclairé ne peut ■se faire que latéralement ; pour les différentes couleurs, on doit bien entendu déterndner une fois pour toutes les ouvertures relatives de diaphragmes qui, pour une intensité donnée de la source, permettent de donner une égale clarté à la surface dilfusante monochromatiipie ou blanche.

Le glissement des cuves se fait au moyen d’un mécanisme simple, par rotation d’un bouton, facile à manier dans l’obscurité.

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Enfin, pour la mesure de racuité visuelle en différents points du champ, on peut remplacer le disquediaphragme à ouvertures circulaires par un disque dit « éidoptométrique » permettant de donner à deux points lumineux (dont on peut graduer l’intensité avec l’œil de chat) un écartement variable, allant de o'""', I à 9 millimètres, le diamètre de chacun des [)oints étant de o"'"', i : cela permet une exploration dans un champ com[)ris entre des étendues angulaires de 5" à 4^“ par lapport à la fovéa, dans les cas de distrihution normale de l’acuité.

Technique. — Le sujet, étant adapté par un séjour d’un (piart d’heure à l’obscurité, est placé au centre du [)érimètre, un œil fermé, l’autre regardant le point lumineux fixe, la tète appuyée sur le support à la hauteur convenable pour que le regard soit horizontal. En aide, regardant par la rainure évidée entourant le point lumineux, regardera l’œil du sujet, éclairé par ce point et s’assurera de la constance de sa fixation centrale h Le demi-cercle périmétrique étant disposé verticalement, la boîte sera placée au voisinage du centre dans les rainures, la lampe éteinte. La position de la boîte étant repérée au moyen d’une lampe électrique de poche, on prévient le sujet de faire attention et on allume subitement la lampe au moyen d’un commutateur et on l’éteint au bout d’une seconde, c’est-à-dire à peu près aussitôt. Le sujet doit dire s’il a perçu directement l’éclat lumineux.

I . Cette fixation est grandement faciliti'e lorsque le sujet appuie fortement son doigt au point qu’il doit fixer ; cette position entraîne en effet un réflexe oculaire tendant à diriger le regard vers le doigt.

Si le sujet perçoit en effet, on éloigne la boîte d’un nombre donné de degrés, l’on recommence en prévenant le sujet, et ainsi de suite, en prévenant parfois le sujet sans allumer la lampe, à titre de contrôle, et ce jusqu’à ce que, pour une position donnée sur laquelle on revient à deux: ou trois reprises, on constate la cessation de la perception directe certaine de l’éclat lumineux.

La mesure ainsi obtenue est plus constante que celle qu’on obtient en commençant à la périphérie du champ et en rapprochant le point lumineux jusqu’à perception; mais le champ se trouve nettement [)lus grand : on pourra le déterminer aussi, par comparaison, en employant la marche Inverse, mais il importe en tous cas, lorsqu’on donne ses résultats, de bien indicjuer la manière dont on a [)rocédé, puisqu’elle inllue nettement sur les valeurs obtenues.

Après avoir déterminé et repéré le point correspondant sur un schéma de projection, on recommence, non plus en haut, mais en bas de l’arc périniétrique.

Puis on tourne d’un certain nombre de degrés(i5 par exemple) l’arc périmétrique et l’on fait encoie 2 déterminations. Et l’on continue ainsi jusqu’à ce qu’on ait déterminé le champ tout entier. .Mais il importe que l’œil du sujet ne se déplace pas, toute mesure devant être annulée quand l’aide s’est aperçu d’un mouvement oculaii’e.

Le champ visuel ayant une extension variable suivant l’attention du sujet, ce qui ex[)li(nie souvent des diflérences dans les déterminations tlu champ faite à des moments dilférents, on devra prendre bien garde

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à ne pas fatiguer cette attention. Les éclats se succéderont à 3o secondes d’intervalles, avec repos de 2 luinutes, au l)out d’une dizaine.

La technique est exactement la meme pour la délimitation des champs chromatiques que pour celle du champ lumineux.

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