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visuelle, à la fois en ce qui concerne Téclairage des tableaux regardés })ar le sujet, et l’éclairage ambiant qui indue sur le diamètre d’ouverture de la pupille: l’acuité augmente avec la luminosité relative de la surface à regarder, elle est d’autant plus forte que cette surface est plus éclairée et qu’il y a moins de lumière ambiante. Les conditions d’éclairage doivent donc être rigoureusement définies,
Laul-il maintenant adopter la notation de l’acuité par unités suivant la méthode ophtalmologique ? Cette unité fondée sur l’angle de i' repose sur une moyenne assez vague, déterminée en des conditions mal définies. I..e véritable niininmni separabile paraît être un angle de 3o", fournissant une étendue linéaire rétinienne de o"’"',oo2 ou 2;i., correspondant au diamètre moyen d’un cône dans la région maculaire. Mais il serait dangereux de prendre cet angle pour unité, étant donné les confusions qui ne manqueraient [)as de se produire avec la notation habituelle. Les résultats seront très exactement et très simplement notés par indication de la valeur de l’angle correspondant au minimum separabile^ .
Constitution de l'optotype. — On adoptera une échelle de Sulzer, ou l’on constituera, de préférence, un optotype sur ce principe, mais de la façon suivante : on fera tracer sur un tableau de carton, ou
I. Des déterminalions de l’acuité visuelle pour les diverses couleurs pourraient être faites par la méthode de Silfvast, consistant à mesurer la distance à laquelle des orifices lumineux, percés dans un écran, disposés en séries parallèles, et éclairés par des verres ou des solutions appropriées, cessent de se confondre en lignes continues.
mieux (à cause du jaunissement inévitable) sur une plaque de tôle émaillée, une série de disques de meme diamètre (20 millimètres) striés de raies noires équidistantes, la distance étant égale au diamètre des raies. Le diamètre de ces raies sera tel qu’elles seront vues sous un angle de 3o'' aux distances suivantes : 5 mètres pour la première ligne, y^boo pour la seconde, 10 mètres pour la troisième, i5 mètres pour la quatrième, 20 mètres pour la cinquième, 3o mètres pour la sixième et 4o mètres pour la septième, c’està-dire que les lignes noires et les lignes blanches constituées par leur Intervalle auront respectivement
o>nm,72, 2'"'",lS, 2™'",9o, 4""", 35
et ou pratiquement, 7, ii, i4, 22, 29,
43 et 58 dixièmes de millimètre. Le nombre des stries sera donc environ de 36, 23, 17, ii, 9, 6 et 4.
L’intervalle vei lical entre les lignes de dlsfpies sera de 3o millimètres, l’intervalle bori/cntal entre les disques de i5 millimètres. Il y auia 7 disques par ligne, 2 gris et 5 rayés, le gris étant de meme clarté que celui résultant à grande distance de la fusion des stries noires et blanches. La direction des stries sera verticale dans deux des 5 discpies, horizontale dans un autre, inclinée de 45" à droite dans un cpiatrlème, de 45" à gauche dans le ciiupiième. La distribution des disfpies gris et des discjues striés des diverses orientations sera dillérente dans chacune des 7 lignes de l’optotype.
Technique. — L’échelle optométiicpie se trouvera suspendue à un mur, au fond d’une chambre noire, de telle façon (pie, le sujet étant debout, la ligne hori-
TüULOUSE, 2*= cclit. ], ()
zontale du regard aboutisse à peu près au centre de la ligne médiane.
L’éclairage sera obtenu par des foyers lumineux sihiés en avant et au-dessus de l’optotype, avec réflecteurs rabattant la lumière sur cette seule surface, le reste de la pièce demeurant obscur : la surface éclairée devra avoir un éclairement constant, mesuré au photomètre 1)londei.-13roca, et qui pourra être fixé à 75 lux.
La salle ayant une largeur de 8 mètres au moins, le sujet, après un (juart d’heure d’adajilation à l’obscurité, se tiendra debout, la tête appuyée contre un ap- ))areil fixe-tête de telle façon que les yeux se trouvent à 7'",5o du plan de l’optotype. Pour cela, on marque sur le sol la distance de 7'",5o. Et, avec une règle mobile graduée en centimètres, on place le fixe-tête de telle façon que l’occiput. soit situé au-dessus d’une division correspondant à la distance entre l’orbite et l’occiput approximativement mesurée avec le compasglissière utilisé en anthropométrie.
On demande au sujet de désigner dans tout le tableau les disques qui lui paraissent striés et ceux qui lui paraissent gris ; on peut en outre lui demander d’indiquer les directions des stries. On note quelle est la ligne la plus élevée où les stries ne soient pas distinguées ; on fait alors avancer progressivement le lixe-tête, de manière à rapprocher le sujet à des distances de plus en plus faibles jusqu’à ce que sur cette ligne aussi les stries soient différenciées. On note la distance à laquelle se trouve le sujet et l’on mesure l’angle correspondant au minimum separabile par un calcul très simple, la distance d constituant le rayon
d’une circonférence, dont la largeur des stries sur la ligne envisagée constitue un fragment. Le rayon mesuré en dixièmes de millimètres et multiplié par 2ou 6,283, donne le nombre de dixièmes de millimètres correspondant à 36o” ou i 296000. Si l’on appelle n cette longueur de la circonférence, et s la largeur des stries mesurées en dixièmes de millimèlres, l’angle correspondant à s équivaudra à