‹ Technique de psychologie expérimentaleChapitre 47 sur 89 · C. — Seuil dilfcreniiel · texte numérisé non relu

C. — Seuil dilfcreniiel

Le seuil diilérenllel sera déterminé avec une grande précision au moyen de deux diapasons tlonnant, l’im un son étalon, l’autre un son de hauteur variable à partir du son initial.

iNons avons fait construire, dans ce but, deux diapasons à masses, avec graduations le long des tiges, pour fixer les masses de manière à obtenir des sons variant par seizième de tons, entre n/‘(=r i3o,5 v. d.)et ut\=: 26 1 V. d.) ; cesdiajiasons sont montés sur caisse de résonance de volume variable grâce à une manivelle enfonçant un piston qui déplace le fond de la caisse cylindrique. On peut ainsi adapter pour c}iac[ue son le yolume de la caisse, et obtenir un renforcement siitïisant.

Technique . — Les deux diapasons montés se trouvent placés sur une table, et le sujet est assis devant la table, tournant l’oreille la j)lus sensible vers les dia- [lasons, qui doivent être équidistants par rapport au tragus decette oreille (à 4o centimètres par exemple).

Les deux dia[)asons et les boîtes de résonance sont réglés pour donner le /«-(= 217,6 v. d.). On les met en vibration avec un archet, successivement ; on fait vibrer le premier, on l’arrête avec la main au bout de deux secondes ^ et aussitôt (soit 5 secondes envi-

I. Il faut éviter en effet que l’intensité du son diminue trop, car cela entraîne une élévation apparente de hauteur.

MESURE DES SENSATIONS AUDITIVES I79

ron après le preuner) oii fait vibrer le second el on l’arrêle au bout du même temps. Puis on jirévienl le

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Fiii. .H(). — I)iM|);ison à liaiilciir varial)l(ï pour la mesure des seuils

(lilîiTi'uliel.s (le liaulcur.

sujet (|ue Tun des sons va varier de bailleur par rapport à l’autre et on lui demande de sig’naler cjuand il s’a[)ercevra d’une dilVérence de bailleur, même s’il ne jieut la dêlinir, el ipiand il pourra signaler le son le [)lus élevé. On élève alors ou on abaisse le son

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d’un des diapasons d’un seizième de ton, en déplaçant la masse d’une division vers l’nf ou vers

On recommence à faire vibrer successivement, dans les mêmes conditions que précédemment, les deux diapasons, et l’on note la réponse du sujet.

On procède ainsi, progressivement, à intervalles d’une minute, en faisant toujours entendre d’abord le son étalon puis le son modifié, jusqu’à ce que les réjionses constamment exactes du sujet pour une certaine dilférence déterminent le seuil de sensation différentielle (une dilférence de hauteur non définie notée) et le seuil de perception ditférentielle (indication du son le plus élevé).

Comme contrôle, on règle de temps à autre le deuxième diapason pour le son étalon, et on fait entendre les deux fois ce même son.

Il n’est peut être pas indispensable de refaire l’expérience à plusieurs reprises pour des sons étalons dilférents ; cette perception ditférentielle qualitative, n’étant ])as en rapport avec des énergies progressives de l’excitation, ne suivrait pas en elfet, d’après certains auteurs, la loi de AA eber, et la dilférence exprimée en vibrations est, dans un certain registre, assez constante, quelle que soit la hauteur du son étalon h

I. Si la diirc'rence était perçue, on pourrait, en fixant la masse entre deux divisions, atteintlre le trente-deuxième de ton.

•à. En prenant comme son étalon le ini^Q=r, 16/4,12 v. d.) et en descendant vers rur-^(i3o,5 v. d.), on a à peu près en moyenne une différence d’une vibration par seizième de ton (82 seizièmes pour moins de 34 v. d.) Le seuil est en général, pour les (( fines oreilles w, de 1/80, correspondant au « comma », c’est-à-dire, dans ce cas, d’environ 2 vibrations ou r seizième de ton.

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