Sensations de translation
La planche où le sujet peut être couché ou mieux le siège où il sera assis et Immohillsé comme pour l’expérience précédente, sera placée sur un chariot roulant sur rails.
Les rails devront être parfaitement horizontaux l’un et l’autre et leur parallélisme absolument rigoureux. Les roues tournent sur billes : il faut que la translation puisse s’elTectueralisolumcnl sans secousses.
l^our faire avancer le chariot, celui-ci sera attaché <\ un cable qui s’enroulera autour d’un treuil mis en rotation au moyen du même moteur électricjue que plus haut. La vitesse de rotation du tieuil d’enroulement permettra de régler la vitesse de translation ; cette vitesse sera modifiée au moyen du rhéostat agissant sur le moteur.
La vitesse sera enregisti'ée [)ar la même méthode que pour la vitesse de rotation, mais le chariot portera la borne munie du fil, et des lames d’acier seront placées tous les 5 centimètres à la même hauteur. On
igo TECHNIQUE DE PSYCHOLOGIE EXPERIMENTALE
enregistrera donc la vitesse du parcours sur chaque longueur de 5 centimètres.
Technique. — Le sujet étant assis et immobilisé de telle façon qu’il soit entraîné ta face en avant par le chariot (ou, pour étudier l’influence du* sens de la translation, la face en arrière ou latérale), les mêmes précautions que précédemment étant prises pour éviter rinfluence des sensations visuelles, l’appareil est mis en marche à vitesse très lente, et on procède comme plus haut jusqu’à ce qu’on ait déterminé le seuil de i)erception pour l’indication de la translation.
Par })rudGncc, [)our éviter les sensations provenant de la résistance de l’air, on pourra couvrir toutes les parties du corps habituellement découvertes, les mains et la face. .
En mettant l’appareil en marche à une vitesse moyenne uniforme de 3 mètres à la minute par exemple, on pourra déterminer le seuil de la sensibilité à l’accélération, seuil pseudo-ditTérentiel comme pour la rotation, la translation uniforme n’étant plus perçue, sauf pour les grandes vitesses où interviennent des sensations complexes inévitables : il s’agit toujours d’un seuil absolu, le départ pouvant être assimilé à une accélération et réciproquement.
DEUXIÈME PAIiïlE