I. On peut pour les déterminations courantes se contenter
MESURE DES I'ERCEPT10>yS
à line tare intérieure varialile, la s[)lière étalon ayant un diamètre de 10 millimètres.
Suivant la liantenr du cylindre surajouté entre les
Fig. 45. — Une série des [iliéroïdos du stéréo-est hésiinètre dynainifjiie ' .
deux hémisphères, les coi jis ont, dans leur*plus grande longueur :
I O"”", O (sphère étalon) ;
10"’"', i; io"'"',2; 10"'"', 3; io"'"'/(; io"'''’,5; io''*"’,G; io""",();
ii"'n‘,o; I i""",6 ; ii"''‘',8;
l5mm J
iGmni .
d’une série, plus petite de moitié [lar exemple, en îidojitant, outre la spli'Te, les ovoïdes à 10""", 4, lo””"/), 10'""', 9, ii millimètres, Ii'>'ni,4, ninni^Ci^ ii">'n,8, 12 millimètres,
12'“'”, éj 12“"“, 8, i3 millimètres, i4 millimètres, i5 millimètres. En ce ipii concerne le poids, on ])ourralt le réduire a I gramme en employant l’aluminium.
I . La série re[)résentée sur la figure ne comprend que 2 1 sphéroïdes et ne constitue donc pas la série complète.
TechiiKjue. — Le sujet ayant les yeux bandés, on lui donne à rouler entre le pouce, l’index et le médius de la main droite, s’il est droitier, ou de la gauche, s’il est gaucher, la sphère étalon chaulTée à la température de la peauh On le prévient que c’est une sphère : Car, si on lui demande si c’est bien une sphère, on note fréquemment qu’il ne la reconnaît pas comme telle. La sphère est en effet le corps qui, roulé dans les doigts, proNoque partout une égale sensation de pression ; or, étant données les dilTérences de sensibilité des doigts, cette parfaite égalité de pression subjective n’est jamais réalisée.
( )n laisse ainsi explorer par frottement et roulement la s[)hèrc pendant 5 secondes ; puis, au bout de •J. secondes, on donne au sujet le sphéroïde le plus voisin, à la meme température, en lui demandant si les deux corps lui paraissent ou non identiques comme forme : il l’explore comme la sphère, et pendant le même temps. Ensuite, après 3o secondes, on redonne la sphère, puis un sphéroïde plus déformé, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’une différence donnée (('[ni tombera généralement entre les sphéroïdes de II millimètres et i3 millimètres de longueur) soit constamment perçue ; le contrôle est assuré en donnant de temps à autres deux fois de suite la s[)hère à ex[)lorer au sujet.
Une détermination identique pourrait être faite avec des cubes devenant progressivement des paral-
I . Si les corps n’étaient [)as à ta tenipéralure tie la peau, en cHi.-t, le sujet distinguerait la sphère, chaude parce qu’il l’a roulée dans ses doigts, des autres sphéroïdes non encore explorés et donnant une sensation de froid.
MESÜHE DES PEUCEPTIO^S
lélcpipècles rectangles allongés par augmentation progressive d’une des dimensions.
3. — Perception d’attitedes et déplacements GLOBAUX DU CORPS.
TjOrsqne notre corps est vertical ou qu’il est incline, nous savons à peu près quelle est notre position par rapport à la direction de la jiesanteur, et cela, grâce à des renseignements divers formant un complexus sensoriel. Parmi les déplacements globaux de notie corps, il en est aussi qui sont toujours perçus par suite de multiples sensations, comme ceux d’ascension ou de descente, et, dès lors ils ne peuvent être étudiés qu’en tant qu’ils sont objet de perce|)tions complexes.
A. — Perception sonialnjue de la verticalité.
La perception absolue de la position au coiqis par rapport à la verticale pourra être mise en évidence approximativement en laisant indiquer au sujet la direction de la verticale avec une baguette, pendant qu’on imprimera au coiqis des inclinaisons variées.
La perception dlUérentielle s’obtiendra en recherchant quelle est la plus [letite (lillerence d inclinaison perçue par le sujet.
Pour faire varier les inclinaisons, on dis[)Oscra d une planche matelassée basculable sur laquelle sera étendu le sujet, avec des courroies im mobilisatrices pour
le corps et les membres, un butoir arrêtant les pieds,
et un appui-tête pour immobiliser la région céphalique.
Au-dessous de la planche, de chaque coté de Taxe de lotation, est fixe un demi-cercle gradué en degrés et se déplaçant devant un index inférieur marquant la verticale : On peut lire ainsi d’un côté comme de l’autre l’angle d’inclinaison de la planche, le o de la giaduation coirespondant a l’index quand la planche est horizontale, et la graduation allant de o® à 90" poui les inclinaisons en avant ou en arrière.
La planche doit avoir environ 2'",25 de long et etre situé a i'",5o du sol. Une vis de serrage permettra 1 immobilisation dans toutes les inclinaisons.
Tcclinujiie. Le sujet étant convenablement installe, les yeux bandes, et maintenu par les courroies sur la [ilanche horizontale, mais avec un bras libre, on donne une inclinaison déterminée, de 3o® par exemple, et l’on demande au sujet avec une baguette d’indiquer la verticale. On fait tomber un fil à plomb qui coupe la direction de la baguette, et, avec un rapporteur on mesure l’angle d’inclinaison de la baguette sur le fil à plomb, c’est-à-dire
sur la verticale, angle qui mesure l’erreur d’évaluation.
Ihiis, en donnant une inclinaison étalon à la planche, on demande au sujet de prévenir quand il se sentira plus ou moins incliné. On le laisse incliné, à i5° par exemple, pendant 5 secondes, puis on le ramène rapidement à l’horizontalité et on l’incline a i4® ou à 16", de telle sorte que l’intervalle exigé par ces manipulations ne dépasse pas une dizaine de
MESURE DES PERCEPTIONS
secondes ; on le laisse 5 secondes encore dans la nouvelle position, et on le ramène à rhorizontalito où on le laisse 3o secondes. Puis on recommence à donner la position étalon, et la position à comparer, avec les memes intervalles, jusqu’à ce que, pour une diflérence donnée, les réponses du sujet soient constamment justes. Comme contrôle, on réalise deux: fois de suite les memes inclinaisons.
On peut faire l’expérience avec trois inclinaisons étalons, de i5", 3o” et 45" par exemple.
B. — Perception des déplacements ascensionnels.
On disposera d'aune planche suspendue où le sujet pourra être couché ou mieux assis, e( identique à celle servant pour la pcrce[)tion lahyrlnthicpie des mouvements de translation.
Cette planche pourra être élevée au moyen d’un càhle passantpardes poulies et s’enroulant aiitourd’un treuil cylindri({ue mis en mouvement par un moteur électrique assez puissant au moyen de transmissions à chaîne réductrices de vitesse [)ar un jeu de multiplications. Les diverses vitesses d’enroulement et de déroulement et par consétjuent d’ascension et de descente s’obtiendront grâce à un rhéostat agissant sur la vitesse du moteur comme pour les expériences de translation.
Le seuil absolu se déterminera en cherchant la plus petite vitesse d’ascension ou de descente susce[)tihle de provoquer une perception ; le seuil ditlércntiel en faisant comparer à intervalles fixes une vitesse étalon
et une vitesse variable dilTérant progressivement de la première.
La teclmique est identicpie à celle utilisée pour les expériences de translation.