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Illusions cutanées

Il existe des illusions dans les appréciations cutanées fondées sur le sens du lieu de la peau.

l'in voici une qui est susceptible de mesure : Une série de points toucbant la peau paraissent constituer entre les contacts extrêmes une longueur moindre que celle qui paraît comprise entre deux contacts extrêmes sans contacts intermédiaires.

Pour mesurer rillusion, on commence par déterminer le minimum perceptible dans la comparaison des longueurs comprises entre deux contacts.

Pour le faire facilement, on perce dans des cartons des orifices par où Ton peut faire passer sans frottement des épingles très semblables, de même poids, de même longueur et de même pointe, sensiblement.

En perçant dans deux cartons les orifices à une distance étalon de i centimètre, et dans une série d’autres à des distances décroissantes par demi-millimètre, on applique successivement à très court intervalle les é[)ingles de deux cartons, soit semblables, soit ditférant en longueur d’une certaine fraction; à partir d’une différence d’un vingtième (un demimdlimètre sur 10 millimètres), on demande au sujet de dire quelle est la distance la plus grande comprise

MESURE DES PERCEPTIONS 2l3

entre les pointes. On détermine ainsi la valeur du minimum dilTérentiel.

Puis on recommence, en prenant comme étalon un carton qui, outre les épingles des extrémités, éloignées d’un centimètre, en porte d’autres semlilahles, traversant aussi des orifices, percés à la distance de 2 millimètres les uns des autres et des orifices extrêmes.

l'uis on recommence à déterminer le minimum difierentlel, ({ui est souvent alors plus élevé : il faut rapetisser davantage l’intervalle entre les deux pointes sans contact intermédiaire pour que cet intervalle commence à paraître plus petit : il paraît en effet plus grand au début '.

Technique. — Les cartons étant préparés, on installe le sujet comme dans les expériences avec le compas liaplii-estliésimétriquc ; on applique constamment une pointe sur la partie médiane du pli de ilexion de la face interne du poignet, et l’autre plus ou moins loin dans la direction longitudinale de l’avant-bras.

On fait durer le contact deux secondes environ, et aussitôt après (deux secondes après environ) on applique les contacts de comparaison, que l’on fait durer le même temps. I^intre chaque couple on laisse un intervalle d’une dizaine de secondes. Comme contrôle on utilise deux fois de suite, dans le couple de comparaison, la longueur étalon.

I . Nous verrous (ju’il existe jionr la vue une illusion exacleimeiit inverse.

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