ET I
ai5
Places :
Places :
Places :
Places :
.ïF
0, II, i5, 28,
8, i3, KJ, 25, 33
I. Ce tableau signifie qu’à la première ligne delà section 1 et à la vingt et unième, c’est-à-dire à la première de la section lit,
268 TECILMQUE DE PSYCHOLOGIE EXPÉRIME^TALE
Les quatre autre signes sont placés à raison de 5 par ligne, au hasard.
On pourra donner à barrer, au sujet, sur un tableau, deux ou trois des signes, a, />, et c par exemple.
Si on laisse le sujet libre, il sera tenté de revenir de temps à autre en arrière pour corriger des erreurs; on devra donc le surveiller pour empêcberces retours. Mais on constatera une vitesse très inégale dans la lecture des lignes du talileau, vitesse dont on devra tenir coiiqite. Si l’on veut obliger tous les sujets à faire un ell'ort de perception à vitesse constante, on devra, soit à la main en se guidant sur les battements d’un métronome, soit au moyen d’un dispositif mécanupie, découvrir [irogressivement les signes du test, sur cha(]ue ligne, en n’en laissant visible que cinq à la fois. Imitant donné que la vitesse moyenne des sujets varie de 8 à lo minutes, on pourrait adopter 10 minutes, soit i5 secondes [)ar ligfie.
La proportion du nombre des signes notés au nombre total des signes à noter (200, 4oo, 600 ou 800) fournit un indice de la précision des perceptions obtenues par un ellbrt continu d’attention. On notera en outre le nombre de signes barrés à tort. Pour unifier la mesure on ajoutera aux signes omis les signes barrés à tort, et l’on rapportera le nombre de ces erreurs-
lo signe n occupe les cinq places énumérées au-dessus (3, 10,. 25, 3i, 38) ; à la deuxième ligne de la section 1 et à la vingtdeuxième, c’est-à-dire à la deuxième de la section III, c’est le signe b qui occupe ces cinq places, c’est-à-dire les places de a,. pendant que c occupe les places de b, d de c et c de a. A la troisième ligne c’est le tour de c devenir occuper les places précédemment occupées par b et a, le roulement continuant, et ainsi de suite.
MESURE DE u’ ATTENTION SENSORIELLE
au nombre de signes a noter. (Jn obtient, par celte méthode, un moyen de dirterencier très nettement les individus pour cet efibrt persistant et soutenu.
La méthode la meilleure, bien que plus compliquée, consistera dans un defile assez rapide du test, mais non par ligne, alin que le sujet ail a regarder un espace assez vaste à la lois : on découpera les lests en bandes horizontales de 5 lignes, et on les fixera sur un cylindre enregistreur (avec vitesses variables et régulateur de IIlix, si [lossible) le long de la circonférence. Devant le cylindre, un écran perce d une fenêtre ne laissera voir que d lignes en hauteur, les 5 lignes étant vues dans leur largeur — Le cylindre sera mis en rotation avec une vitesse telle qu un centimètre de circonférence soit parcouru en une seconde et demie, soit V> centimètres (ou 8o lignes du test) a la minute: le sujet devra barrer au [lassage, un deux, ou trois signes, signes passant en 3 secondes. — Les 4o lignes (200 signes) auront fini de défiler en 3o secondes, et le sujet en aura eu à barrer 25, bo ou 76 dans ce temps. Dans les conditions normales, on donnera 2 signes à barrer, ce (pii constitue un optimum de dillércncialion individuelle.
bm outre, on [lourrait, bien entendu, faire varier les vitesses de rotation.
Cette méthode de mesure de la [uiissance d’attention nous paraît être la meilleure ; elle est voisine de celle récemment proposée [lar Mac Dougall, pour laquelle Hivers a fait construire un a|)[)arcil spécial, et quia été utilisée par Lurt en Angleterre et (îeissler en Amérique, et consistant à faire défiler sur une
bande, à des places variables, des cercles colorés (l’emploi des couleurs étant toujours mauvais) que le sujet doit pointer au passage, et qu’on peut mélanger à d’autres cercles diversement colorés ou à d’autres figures géométriques. Une des méthodes de mesure (Ulrt) consiste cà chercher la vitesse maxima du défilé compatible avec un pointage totalement exact. Plus simple est la notation des omissions. En outre Blrt tenait compte de la précision du mouvement lie pointage, ce qui est dangereux.
G. — Oscillations de l'attention sensorielle .
Il est bien connu que, lorsqu’on entend à la limite perceptible le tic-tac d’une montre, il y a des moments ou le bruit cesse d’être perçu, jDuis reprend à nouveau.
J^our étudier exactement la durée de ces oscillations de l’attention purement sensorielle, on placera le sujet à un mètre de la plaque vibrante de l’acousiesthesimetre, et on déterminera la hauteur de chute qui correspond au seuil perceptible à cette distance. On demandera alors au sujet de marquer d’un signe la chute de chaque goutte, et on provoquera cette chute suivant un rythme irrégulier en ouvrant plus ou moins le robinet et en recueillant des gouttes sur une éponge. On notera les intervalles de temps pendant lesquels le sujet cesse de marquer exactement le rythme de chute.
Pour plus de précision, on pourrait inscrire sur le cylindre tournant, au moyen d’un signal électrique.
MESURE DE l’aTTE>TIOj\ SENSORIELLE 27 T
les signes du sujet frappant sur une clef de Morse ; avec un autre signal, on marquerait vis-à-vis les chutes effectives des gouttes sur la plaque, en appuyant soi-même chaque fois sur une clef de Morse : on noterait sur le cylindre la durée des périodes, pendant lesquelles le sujet aurait exactement signalé les chutes de gouttes, et celles des périodes où il n’y aurait pas eu de signalement exact.