Accélération des niÉNOMÈNEs provoqués par
l’excitation.
A. — Diminution du temps de perception.
Nous ne revenons pas sur cette mesure, qui s’obtient par la méthode que nous avons indiquée plus haut pour la différenciation de l’attention spontanée et de l’attention volontaire.
B. — Diminution du temps d'élaboration de la
réaction.
Cette mesure est basée sur la détermination, dans certaines conditions, de l’intervalle de temps qui sépare une excitation sensorielle de l’exécution d’un acte défini en rapport avec cette excitation. Cet intervalle s’appelle le temps de réaction, et nous aurons ultérieurement à l’étudier en tant qu’il fournit des données sur l’exécution des actes, l’accomphssement des réactions, c’est-à-dire sur l’objectivation motrice. Mais il faut bien se rappeler que cet intervalle est
2y2 TECH>ÎIQUE DE PSYCHOLOGIE EXPERIMENTALE
complexe et implique toute une série de durées correspondant à des phénomènes dilTérents.
Le point de départ de l’intervalle est fixé au moment où une excitation, lumière, son, etc., est produite.
Cette excitation met. un certain temps à atteindre 1 oigane sensoriel récepteur ; là elle provoque un inllux centripète, et, par suite de l’inertie des appareils,, il Y a nécessairement un temps perdu ; l’influx se piopag’e ensuite avec une vitesse, qui est à peu près connue, pisipi aux centres supérieurs, mais avec divers relais retardateurs. l^.insuite il se produit des connexions avec les centres moteurs, dans une période très obscure au point de vue physiologique, et qui correspond à 1 élaboration de la réaction. Un intlux centrifuge se dirige alors vers les centres moteurs médullaires d’où part rinllux moteur qui met en jeu les muscles participant a 1 acte terminal. A la duree de la transmission doit s’ajouter un temps perdu impliqué par l’inertie musculaire, et un certain temps de la contraction jusqu’à ce que celle-ci atteigne un degré donné marquant le point terminal de l’intervalle.
L attention, agissant sur l’accommodation sensorielle etsur le tonus musculaire, réduit très probablement les temps de réception et de contraction. Mais les durees diminuées sont surtout celles qui concernent la perception et l’élaboration motrice. Ou mesure seulement, par cette metbode, l’effet global. L’attention s appréciera donc par la diminution de ce temps global mesure dans deux circonstances opposées, l’une d’elles entraînant un maximum d’attention volontaire.
MESURE DE l’aTTENTION SENSORIELLE 278
En ce qui concerne l’appareillage el la technique, on trouvera plus loin toutes les données necessaires ?sous allons seulement indiquer quelles expériences nous paraissent les plus propres à obtenir le résultat
cherché.
I. Temps de réadion simple. — Le sujet devra réagir à une excitation sensorielle donnée, lumineuse par exemple; on répétera les excitations à intervalles réguliers, de lo secondes, et chaque fois, on préviendra le sujet, la seconde avant, [lar un signal pour qu’il donne toute son attention à la réaction : on pourra
par exemple crier : « Gare ».
Une série de 20 réactions sera jirise, les temps mesurés, e^ Ton établira la moyenne des 20 dernières U La^méme série d’excitations sera ensuite ellectuée, mais sans signal d’avertissement, à intervalles irréguliers, et en détournant l’attention du sujet comme dans les exiiériences sur l’abaissement des seuils : on lui fera compter par exemple les battements d’un métronome donnant 8 coups à la seconde.
Le rythme irrégulier que l’on adoptera devra elre le même iiour tous les sujets, et pourra par exemple être de cette forme en comptant en secondes les intervalles :
j5 10 — 10 — 5 — 10 — i5 — 5 — 5 — 10 — 10 — 1 5 — 1 0 etc.
IL Types de réadion. — Si l’on fait cette mesure globale,^ consistant à comparer le temps moyen du sujet attentif et du sujet distrait, c’est-à-dire moins