Voir t. Il, p. I i-A'-i-
2. Pour le calcul des inoyeiiiies, voir l. Il, [>. iH.|-i()0.
274 TECII.MQUE DE PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE
altentil, on aura une évalualion, non de l’attention e e-meme imisqu elle est présente dans les deux cas mais du raccourcissement correspondant à un effort donne datlenlion, raccourcissement qui pourra être compare chez divers sujets ; mais on doit bien se dire que le raccourcissement pourra être égal chez deux indiMcIus de puissance d’attention différente parce que 1 ellori aura pu élever d’une égale hauteur les nil eaux primilils qui se trouvaient très inégaux. Ce que on compare c est nnicpiement l’effet d’un effort d’attention non la valeur des ellets de l’attention en pneral. l'.t celte valeur ne peut pas être fournie par la valeur absolue du temps de réaction, qui est variable, pour des raisons purement physiologiques, d un sujet a 1 autre.
II y a un écueil, lorsqu’on distrait un sujet, c’est que la réaction ne devienne automatique, ne suive en dehors de toute perception, l’excitation par un mécanisme se rapprochant du réflexe. Aussi doit-on éviter d’effectuer les excitations à intervalles réguliers, et la série de 25 réactions doit constituer un maximum, atin d’empêcher l’automatisme de naître.
^ Imfin ces résultats n’auront une valeur précise que SI 1 on détermine le sens de l’effort d’attention que devra faire le sujet. L’attention peut en effet porter, soit sur la perception de l’excitation attendue, soit sur la réalisation de la réaction volontaire, et, suivant les cas, c’est le temps de perception ou le temps proprement dit de réaction (élaboration et mouvement) qui est davantage diminué.
^ La dmiinution la plus grande s’obtient par l’effort d attention motrice; et les sujets qui, sans être pré-
MESURE DE l’aTTENTION SENSORIELLE
venus, adopteront ce mode d’attention présenteront des raccourcissements plus considérables que ceux qui spontanément porteront surtout leur attention sur l’excitation à percevoir. C’est que l’on exprime en disant que le « type moteur est plus rapide que le « type sensoriel ».
Mais, en général, en indiquant au sujet sur quoi doit principalement porter son attention, on peut le faire passer d’un type à l’autre.
Il sera bon, dès lors, de faire les expériences en indiquant au sujet qu’il devra surtout porter son attention sur le mouvement à elléctuer pour le réaliser le plus rapidement possible.
On pourra en outre faire une autre série d’expériences en lui demandant de porter son attention sur le pbénomène sensoriel, et l’on pourra comparer les raccourcissements des temps de réaction dans les deux types d’attention.
III. Temps de réaction de choix. — Plus les phénomènes sensoriels qui devront être objet de réaction seront complexes, plus l’attention devra intervenir pour euipèclier les erreurs et accélérer la décision de réagir.
On aura donc une méthode qui [lermettra beaucoup mieux d’étudier la puissance de l’attention en compliquant les excitations sensorielles reçues par le ïujet et en limitant à certaines d’entre elles la signitication d’incitateurs de réactions. C’est là ce qu’on appelle les temps de choix. On lait en général choisir le sujet entre un sonet une lumière, ou un son et un contact, etc.
Nous conseillerons de faire ajipel à des choix sullisamment compliqués pour rendre relativement dilU-
cile la réaction correcte. On obtient alors des temps assez longs, rallongement étant du à Topération mentale implicpiée par le choix, et les effets des variations de l’attention se traduisent par des différences très importantes de durée, différences qui permettent de donner une évaluation très approchée de la puissance d’accélération de l’attention, et, plus généralement de la puissance globale d’attention.
L’on |)ourra par exemple combiner deux lumières de couleur différente et deux sons de hauteur différente, et demander au sujet de réagir à certaines des combinaisons ou des excitations isolées à l’exclusion des autres.
Si l’on choisit du bleu et du rouge, un son grave et un sou élevé, on peut faire réagir par exemple au bleu seul, au son Inut seul, et aux combinaisons du bleu et du son grave, du rouge et du son haut.
Les excitations slm[)les ou doubles se feront à intervalles réguliers, de 20 secondes, et l’on préviendra le sujet une seconde avant comme pour les temps de réaction simple. On fera alterner irrégulièrement en apparence les diverses sortes d’excitations, mais en adoptant la même |)ériodicité pour tous les sujets. On peut j)ar exemple choisir la suivante, qui com- [)rend 20 excitations dont 10 doivent être suivies de réactions. Les couleurs sont désignées par les initiales majuscules, les sons grave et haut par les initiales minuscules, et les excitations incitatrices de réactions sont soulignées :
p h — Kg — K Kg Kh — Rb — B — Bg
Ko h K g B Bh — g — Kg
— Bg — g — I B — b — etc.
MESURE DE l’aTTE>’TION SENSORIELLE
On elTectuera 22 excitations, et, en négli^^eant les deux premières, on fera la moyenne des dix réactions qu’on devra avoir obtenues. On pourra négli^^'er les réactions erronées, maison devra noter le nombre des erreurs : la comparaison idéale devrait naturellement s’elTectuer sur des durées, sans erreurs.
On notera les allongements constatés de ces temps de choix sur les temps moyens de réaction sinq)le à la lumière et au son préalablement établis^, et l’inverse de ces allongements évalués en fraction centésimale du temps simple donnera un indice de la puissance de l’attention.
Mais, avant de procéder aux expériences, et pour éviter des perturbations dues à des faiblesses de mémoire ou à une incom[)rébenslon partielle, on fera plusieurs fois se succéder les huit catégories d’excitants en indiquant au sujet quelles sont celles auxcjuelles il doit exclusivement réagir, et l’on ne commencera rex[)érience que lorsqu’on se sera assuré cpie le sujet a bien compris et qu’il ne commet pas d’erreur.