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SOLUTIONS AQUEUSES

Kn tlièse générale, toutes les solutions aqueuses destinées aux pansements, môme celles qui sont faites avec des agents antiseptiques (solutions boriquées, pliéniquées, de sublimé, de biiodure de mercure, etc.), doivent être préparées avec de Teau stérilisée. Nous avons antérieurement suffisamment insisté (Voir p. 2) sur l'inefficacité de la plupart des antiseptiques vis-à-vis des spores bactériennes et même des bactéries, pour ne pas revenir sur Timportance qu'il y a à effectuer ces diverses solutions avec de Teau stérile.

Les solutions aqueuses pour injections hypoderiniques^ pour collyres doivent également être privées de tout microorganisme.

STERILISAT. DES PmÉPÂBATiOHS MÉDfCAHEXTEtJSES Cl

Il arrive souvent que le principe actif à dissoudre est altérable par la chaleur; la technique à suivre devra donc être en rapport avec la nature de la substance. On peut déjà simplifier la stérilisation finale de la préparation en se servant, poar efTectuer la dissolulion, d eau aseptisée par rautoclave. Nons pouvons voir encore là un exemple de la nécessité

t'il y a pour le pharmacien d'avoir loujourâ une provision d'eau stérilisée.

. En plus de cette première précaution dans Fopéraiion de la dissolution, il faut encore avoir le soin de se servir d'un mortier, d*uu pilon et d*un ilacon stérilisés ; on a ainsi beaucoup de chances pour que la préparation soit, pour ainsi dîre^ déjà privée de la plus grande quantité des uiicroorganlsmes.

Enfin, pour phis de sùrelé, on complète TaBeptîsation par une dernière stérilisation dont le mode dilTérera suivant telle ou- toile solution. S'il s'agit de solutions non altérables par la chaleur, de solu* lions de sels minéraux par exemple, on leschaulTcra à rautoclave à 120^ pendant dix minutes.

En ' règle générale, nous conseillons, pour les solutions des ah-ûloïdes et de ses sels, de plonger dans Teau le flacon bouché contenant la préparation, et de porter à rébullition pendant dix minutes, en prenant la précaution que le niveau de Teau dans* le bain-marie soit au moins à la hauteur de celui de la solution dans le flacon. Dans ces conditions, on n'a k redouter aucune altération, surtout si on emploie des verres cédant à l eau peu d'alcali.

63 recnKi^iTR ne srésiLJS4Tioi«

Ce dernier point est important : c?n effel, MM. butrt tfi Du (Tour ont démontre qtiVo stérUîsant Iw iulytinfis d<i chlorhydrate de eocaîae 11110 partie ]*alc&loïcle est toujours décomposée qttêl que soit v^^rre employé; mais, d après eux, ce dédûubli nient peul-êlre considéré comme nég-lîgeable, ai point de vue pratique, avec des verres cédant trèf peu d'oleali ou avec des verres relativemeol 1res alcalins lorsque la température reste au voisinage do 100". L emploi d'une tetnpéralure élevée devient, par contre, dan|^ereui§e avec des verres mèi moyonoem&nt alcalins.

Ces auteurs ont prouvé que le dédoublement de cocaïne pouvait atteindre jusqu^à 00 0/0 du poi* du principe actif» quand on opérait la stérilisa lion, h VimUH'hivii à î%i'\ de la solution de chlorhydrate de t'ocMïne mise dans des verres cédant à Teaii une proporticin élevée d'alcali*

MM. H i haut et DulTour ont même montré que ce déd(ïuhlt*ment donne lieu surtout à de la bcnzoylecgoiiinc avec une quantité bien moindre d*ecgontn&

Comme conséquence de ces recherches, il sera donc de toute nécessité, au point de vue pratique^ 1 de ne se servir que de verres peu alcalins pour lesH solutions d'alcaloïdes facilement décomposables et, 1 en général, pour tous les sels d'alcaloïdes dont la base pourrait être alors mise en liberté par Talcali du verre.

Pour s*assnrer de la qualité d*un ilacon à cet égard, i! suffît de le remplir d'eau et de le porter à

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raulodave, pendant deux heures, à une température de 130" environ et de mesurer ensuite l'alcalinité de Teau ainsi autoclavée à Taide d'une solution de soude décinormale et de la phénolphtaléiuê comme indicateur. Pour avoir un terme de comparaison, on peut se baser sur les chiffres donnés par MM, Rihaut et Duffour, à savoir que, pour un verre peu ialcalin^ l'alcalinité de 100 centimètres cubes d'eau, au sortir de l'autoclave, est représentée par un demicentimètre cube de soude (Jéci-norniale, alors que, [pour un verre très alcalin, elle sera équivalente à 40 centimètres cubes de cette même solution alcaline titrée,

M. Baroni a donné un moyen assez simple pour reconnaître si un verre cède facilement de TalcaH à Feau bouillante ou surchauiïée, 11 suflit de préparer des solutions neutres de chlorhydrate de morphine à 1 ou 2 0/0, d'azotate de strychnine à O^So 0/0 et de bichlonirc de mercure à 1 0/0, et d'enfermer ces solutions dans les lîaeons à examiner. Ceux-ci sont ensuite soumis, pendant une demi-heure, à la vapeur d"'eau sous pression dans Tautoclave, On n'observe aucune altération sî le verre est neutre; au contraire, on perçoit un dépôt cristallin, quelque* fois même un changement de teinte si le verre est alcalin.

M, Dian a observé que le verre potassique et le verre d'iéna supportaient très bien une longue ébullition dans rautoclave, et conservaient intactes les solutions qulls contenaient ; il y aura donc avan-

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lage à se servir de ces verres, qai cèdent peud'aJi à Tenu plutôt que les verres ordinaires formés su? tout de silicate de sodium et de calcium.

Pour fiseptîscr les liquides injecta ïiles facilement âltêrubles par la chaleur, on pourra avoir reconre à la fUtration à la imut/ie dans 1 appareil de Kitasalo préalablement âtérilisé.Maisenralsûn de rincertitude que prt^gente celte filtration au point de vue de rasep- Bie abâolue^ il sera bon tout d'abord da préparer la solution injectable avec toutes les précautions ase[jliqucs que nous avons déjà indiquées : emploi d'un matériel st<^riligé (mortiers, pilons, 01 très) et d*( st^^rtle.

rNous allons pas^sor mainlt^nant rapidement revuo les principales solutions stcrilisées faites en plmrmacio et donner, pour chacune d'halles, le procédé U'aseptisatîon qui lui est préfcrable, a) Solutions de Ghlorhydraid de cocaîae. — Les opinions contradictoires qui se sont manifestées rektivcment à l'efficacité anesthésique des solutions de clilorhydrate de cocaïne, par suite de la possibilité de leur altération sous rintluence de la chaleur nécessaire à la stérilisation, s'expliquent par ce fait que certains auteurs ont employé des verres cédant à Feau peu d'alcali, et d autres, an contraire, des verres très alcalins. FI en résulte, comme nous l'avons vu précédemment, un dédoublement de la cocaïne d'autant plus grand que laîcalinîté communiqui^e à Feau de la solution est plus élevée, de 14

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mes irrégularités constatées dans raction physiologique de ces liquides,

I Le procédé général de préparation que nous avons Idéjà recommandé, c'est-à-dire d'employer, pour ■effectuer ces solutions, un matériel déjà aseptique let de leau autoclavée, et ensuite de chauffer la fcolution, pendant un quart d'heure à vingt minutes, Idaîis un bain-maric bouillant^ répond aux exigences Des plus grandes de Tasepsie chirurgicale.

I La décomposition de Talcaloïde sera minime si on la le soin, comme on vient de le dire, de prendre Ides flacons dont le verre cède peu d'alcali à la leolution*

I M. Krymow a reconnu qu'on pouvait obtenir des Isoluttons parfaitement stériles et très actives en dis- Isolvant le chlorhydrate de cocaïne dans Teau stériliisée, et chauffant ces solutions pendant trois heures

à une température de 00^ 1 b) Les solutions de ohlorhydrate de morphine ne I peuvent Être stérilisées à Tautoclave, car tout d^abord Ile chauffage par la vapeur d'eau sous pression les ïcolore plus ou moins et, ensuite, on risque de trans- I former une quantité, peu importante il est vrai, de I morphine en apomorphine dont l'action physiologique est tout autre que celle de la morphine- Aussi conseillons-nous d'appliquer à la préparation de ces solutions la technique précédemment indiquée pour les solutions de cocaïne : c est-à-dire [dissolution du st'l alcaloïdique dans de Teau sté- Irile avec emploi d'un malériol aseptique. On na I n

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