VA} TECUM<^>UE OB STERILISATION
plus qu'à parraine raseptisation par chaulTage d'un quart d'heure au bain-marie à 100**.
Les solutions ainsi faites ne subissent aucune modification chimique et se conservent parfaitement. Il faut, bien entendu, avoir soin de n'employer que dos flacons dont le verre est peu alcalin.
Nous rappellerons que c'est justement le chlorhydrate de morphine qui sert à M. Baroni pour s assurer de la l)onne qualité des verres destinés aux solutions de sels facilement décomposables.
cj Les solutions d'adrénaline sont altérables à Tair et à la lumière en s'oxydant facilement. Suivant M. Chevallier, ce processus d*oxydation conduit à la formation d'oxyadrénaline inactive au point de vue physioloji^ique. Cette transformation est généralement plus active en milieu alcalin. Il s ensuit (jue, lors de la stérilisation, il faudra bien éviter remploi des verres qui communiquent facilement une alcalinité à l'eau et on devra employer exclusivement des verres colorés.
Les solutions de chlorhydrate d'adrénaline sont généralement faites au millième en employant, comme dissolvant, la solution normale de sérum physiologique (eau stérile 1 .000 centimètres cubes, chlorure de sodium, 7 grammes), à laquelle on ajoute 5 0/00 de chlorélone (alcool butylique trichloré) considéré comme agent conservateur et antiseptique. Il est bon de ne préparer que de petites quantités de ces solutions à la fois et seulement au moment du besoin. Quelques auteurs prétendent
I STHriiLI&AT. DES PHÊPAEATIONS MÉDICAMENTEUSES 67
I que le chauiïage des solulîona d'adrénaîme à Tauto- I clave à ilO^ n'aUèro en rien leur aclmté physiolo- I gique, — Nous croyons qu*il est néanmoins préférable 1 de s'en tenir à notre technique habituelle^ préconisée I pour la plupart des solutions injectables et de faire I une sohition aussi stérile que possible et de chauffer I finalement celle-ci au bain-maric a 100''.
I d} C'est aussi à ce procédé que noiis accordons lia préférence pour aseptiser les solutions de sels I iJ atropine, de {juinine, de stryolinine, bien qu'à la I rigueur tous ces composés subissent, sans grandes I modifications, Taction de la vapeur d'eau à 120^ à U autoclave*
I Les solutions de flyoérophûsphate de chaux ^ [d'ergotme devront être faites avec de Teati stérile, let on soumettra la préparation à la stérilisation par lia tyndallïsation, c'est-à-dire par un chauffage d'une [demi-heure à 80-90° pendant trois et quatre jours Lconsécutifs.
1 e) Pour les solutions de sels minérauXp Faseplisapion à rautoclave à 120" pendant vingt minutes à une fdemi-heure sera la méthode de choix.
I Dans toutes ces préparations, le pharmacien doit s'attacher à réaliser une slérilisaLion absolue et sur- Bout eu ce qui concerne les solutions aqueuses de fcels, dites sémms arti/icieh, destinées à être înjecftées le plus souvent à doses massives, non seule- Knent par la voie hypodermique, mais aussi par la voie intra-veineuse. Or^ dans ce dernier cas» la moindre négligence dans raseptisation de ces scrums peut
I\H TISCIIMQUE DE STERILISATION
avoir tlo graves conséquences, qui mettent eo jeu la ir.sponsaliiliti* du pharmacien.
NouH 110 Haurions trop répéter que ces solutions Halini'H ^srrunis artificiels) doivent être autoclavées à !.Î0" pc^ndaut une demi-heure. On les conserve dans d(*8 flacons ou encore, très souvent, dans des ntn|M)uloH do (grandeur et de forme variables. Le plus HOU vont ros liquides une fois aseptisés se conservent NHUN ahoralion, à l'exception toutefois du sérum de Tniih'rr^i ol aussi du s&tim de Choron qui con- HiMinpnt, vwivo autres sels, des phosphates en dissc- Inlion. Il se ri)rme alors fréquemment, lors de laslériliMadon, un précipité dû à du phosphate de chaux proviMjant de la ehaux du verre. On trouve maintenant, dauH le eomnicrce, des verres non calcaires; n^nnnjnins, M. Paillard propose de remédier à cet in«'onvi«nient en ajoutant, aux solutions salines pliosphalreH, une petite quantité d'acide citrique (1 milli^^ranmie l/'i à ^ milligrammes par centimètre cube).
Pour la stérilisation de (juelques solutions injectahlt's faeilenient altérables par la chaleur, on a reeonunandê de les aseptiser par filtration à la bougie. Nous estimons i[ue ce procédé n'est pas toujours réalisable, car on ne trouve pas, dans toutes les pharmacies, une pression d'eau suffisante pour favoriser la filtration à la bougie ; de plus, il présente certains inconvénients sur lesquels nous avons déjà appelé Tattention. Aussi, nous pensons que les
1 STERÎUSAT, DES PRBPAnATIONS MÉDICAMENTEUSES 69
indications précédemment données pour aseptiser
les solutions les plus altérables répondent à tous
les cas de la pralîcjiie pharmaceutique journalière.
I fj Sérum gélatine. — 11 est un poiat, très impor-
•tant sur lequel nous devons attirer tout particnliè-
I rcment Tattenlion dn pharmacien, c'est la prépa-
[ ration du SKRUSf imuxtisii. Ce sert j m n'est tout
simplement qu*une solution de 50 grammes de géla-
I tine dans 1 litre de sérum pliysio!o<ï'ique artiliciel,
formé lui-même de 1.000 grammes d'eau et de
7 grammes de chlorure de sodium; il est emiployé
en tljcrapeulique comme médicament aniihémorrha-
gîque général.
Or, on a constaté, à la suite dlnjeclions de ce sérum, plusieurs ea3 de tétanos attribuablcs h la gélatine. Cette substance est, en elTet, éminemment seplique et elle est très souvent souillée par le ba- I ciîle du tétanos, et aussi par des microbes pyogènes. D'autre part, on sait que les spores du tétanos sont [très rusis tantes; il s 'ensuit que, par une aseptisarlîon incomplète, le sérum gélatine est susceptible d*a mener les accidents tétaniqnes qui ont été signalés.
Cette grave question a été portée à la tribune de [l'Académie de Médecine, qui, après un échange ) d*îdées, a nommé une Commission pour fixer exacf temerit le mode de préparation sf&ilede ces solutions jchloruro-sodiques injectables. Afm d*assurer Tinnoruilé de ces solutions et foire disparaître de leur , iecUnique toute possibilité d une infection tétariOr
gène, rAcadémîe de Médecine a précisé de la Façon suivante le procédé de préparation :
u Les solutions de sérum gulatmé doivent être faîtes en dissolvant i k -1 0/0 de gélatine dans une solution aqueuse de chlorure de sodium à 7 grammes pour 1.000, Cette solution doit étro répartie par fraction ne dépassant pas IjO contimèlres cubes chacune, de façon à assurer une stérilisation elTective au degré de température voulue, »
n Cette stérilisation sera faîte à Tautoclave, dans la vapeur d'eau sous pression à i l;i° et pendant une durée de trente minutes. »
En même temps, MM. Glcy et Richaud formulaient les règles de la préparation et de la stérilisation du sérum gélatine de la façon suivante !
|o pf'eparaiîon. — On prend :
Gélatine blanclie de belle qualité* HO gr.
Chïorure de sodium pur 8 —
^ Eau distillée 1 .000 —
On fait dissoudre au bain-marie et on introduit la dissolution dans un ballon stérilisé, fermé par un bouchon d'ouate,
2^ Slêî*iîisatîon. — On place le ballon à Tautoclave et, en observant les précautions d'usage, on porle la température de Tappareil à 1S0\ Cette température est maintenue pendant un quart d'heure. Le gaz est éteint, et le ballon est retiré quand Taiguille du manomèlro est revenue depuis un moment à son point
► STEniLISAT. DES PnÉPARATlONS MEDICAMBKTËLTSES 71
do départ. On filtre la solution et on la répartit, par [ frac^Lion de 2-10 grammes, dans une série de ballons Ulérilbéâ d'une contenance de 300 centimètres cubes [environ. Ces ballons sont portes â rautoclave et on ' procède â une nouvelle stérilisation de dix mînulDs a 120^ An sortir de Fauloclave, ces ballons sont . recouverts d'un capuchou de caoutchouc.
Dans ces condilîous, la solution se conserve pour [ainsi dire indéfiniment et ou peut la préparer ^d'avance»
La fraction de 230 grammes est, en général, la [quantité habituellement employée pour une injection. Toutefois, MM. Gley et Richaud conseillent aux pbarmaciens de préparer aussi, pour les divers besoins médicaux, quelques doses de 50 à 00 grammes. et des doses de 500 grammes.
A la température de lî^O"* dans la vapeur d*eau sous pression, on est certain que les spores téta* niques sont tuées,
I On avait craint que cette température nVnlève aux f solutions de gélatine leurs propriétés coagulantes, car on observe parfois, après ce cliaulTauge^ que le produit de la stérilisation est devenu incapable de se solidifier par refroidissement. M- G. Pourhet a établi que ces solutions ainsi chaulTées conservent sensiblement les mêmes propriétés coagulantes que la gélatine solidifiée initiale.
I $f) Les solutions aqueuses de sels de mercure
{biiodure, benzoale, sublimé, cyanure), destinées aux
.injections bypodermiques, peuvent être stérilisées,
7â TECHNIQUE DE STERILISATION
comme les solutions des autres sels minéraux, par un sôjour de quinze à vingt minutes à rautoclave à l^iO".
Nous ferons une exception pour le peptonate de merrure et le cacodylate de mercure, dont les solutions doivent être préparées avec un matériel aseptique et de Tcau stérile, sans stérilisation ultéri(Mire.