‹ Technique de stérilisation à l'usage des pharmaciensChapitre 5 sur 34 · MÉTHODES DE STÉRILISÂT ION · texte numérisé non relu

MÉTHODES DE STÉRILISÂT ION

Afin de Taciliter la manœuvre de ce couvercle toujours très lourd, surtout pour les grands appareils, certain» fabricants Tont fait mettre à char- I nière, ou y ont adaplé un levier spécial, qtii permet de le soulever et de le fairelourner sur lui-môme.

Cet appareil est supporté par un fourneau en tôle que l'on peut cliaulTcr au moyen d*une rampe à gaz.

FiG, 3. — Paiikr de l'autoclave.

FiG* 4. — Boile pour str^rilisatioiï tks pansements.

Dans Hntérieur de Tautoclave, on place, à une certaîne distance du fond, un panier en toile métallique ou en cuivre perforé [pg* 3), destiné à recevoir les objets à stériliser,

Lorsqu il s'agit d'aseptiser les pansements, on remplace le panier par des boîtes en cuivre nickelé. Ces boîtes possèdent un couvercle supérieur et un couvercle inférieur {fig. 4), dont la fermeture est à

iÛ mcilTirlQUE DK STKntltSATla?(

liuïoniiolt'^ Ces eouverclos sont munis de IrcwislouL nutnnr que Ton peut ouvrir ou k^rmer par un simplcmouvementlournaDt. Pendant la stérilisatioti, \m couvercles sont ouverts, afin de laîaser cm'ulcr la vupt^ur dans toutes les parties de la boïte. Dèi^ <\\i^ rasoptiaatîon est faite et que rautoclave est ouverl, on tourne légèrement les couverclcsde la botte, pur fermer îmmrdîatement toutes les ouvertures^

Pour faire manœuvrer Tautoclave, on mot, dans le eylindro en cuivre, %k 'â litres d'eau, on y introduit ^ott le panier en laiton, avec te§ ustensilei à Hleriliser, soit les boîtes k pansements, et on assujettit te couvercle aux moyens des écrous. On a. bien soin d ouvrir le robinet du couvercle superiet^l pour laisser <^chapper F air et on chaulTe. Dès qu^l la vapeui' sort en sifflaMt et que lautoclave est bien purge d'air, on ferme le robinet. Il faut bien savoir que Toquilibre de température entre la vapeur et objets à stériliser ne s^élablit que si Pair est coi plètement expulsé. A ce moment la température rintérieur de rautoclave est à ItX)". On continua cliauffor, la température s'élève et le manomèi marque successîvenient i, 2, 3, atmosphères, ce correspond à des températures de 120% 134*, iU\ est bien entendu que ces explications ne s'appliqu^ qu*à la vapeur saturée, e*est-à-dire en contact a un excès du liquide générateur. Il est bon de rég] la température et de faire jouer la soupape de sûrel pour maintenir la pression et, par suite, la tempéi ture cherchée pendant le temps nécessair© à

METHODES DE STBniLtSÂTtO^ 17

stérîlîsaLion. On fera bien, au cours de cette stérilisalîon» de faire une ou deux delentes de vapeur pour chasser les dernières parties de l'air que peut encore renfermer rautoclave. Oa éteint ensuite le gaz, on attend que le manotnètre sott revenu à U'', on Ouvre le robinet et Tair rentre en si filant dans l'appareil. On enlève le couvercle et on relire alors les appareils stérilisés.

On peut, avec Fauloclave de Chamberland» stériliser dans un courant de vapeur d'eau à 100"; il sufjiit, pendant le temps de chauJïe, de laisser ouvert le robinet du couvercle et de continuer Taction de la chaleur, de façon à ce que la pression ne s'élève pas et que la vapeur sorte régulièrement par le robinet.

IDans la fabrication industrielle des pansements, mi accouple plusieurs autoclaves entre eux et ceux-ci sont cbaulTés parla vapeur provenant d*un générateur produisant cette vapeur à une pression suflî- £ante.

Dans la stérilisation par Tautoclave de Chamberland^ le grand inconvénient est qu on obtient des i jjansements humides et qui, par suite, ne peuvent Hllre conservés. Ces pansements ont dès lors perdu ^une des qualités les plus importantes au point de L^vue ehiruri^lcal, leur hydrophyîisme. On peut, il est ^■^rai, à la sortie de Tautoclave, porter les pansements ^^dans une étiive sèche; mais outre qu'on arrive jamais ^^Â. faire reprendreaux pansements leur pouvoir absor- ^Bmoi, on risquCf pendant cette dessiccation, de les

JK TKCHMQl'E DE STERILISATION

coDlaminer. 11 devient alors indispensable d'avoir r(MM)urs a une modification de Tautoclave de Chaml)(>rland. (^et appareil modifie et perfectionné consliluo le atvrilisateur de Sorel qui, en plus de Tavantan;(i prrcioux qu'il possède de réaliser à la fois la slrrilisalion et la dessiccation complète des panseiiicnlH, peut répondre, en pharmacie, à tous les l)(*soinH <l(t la prali<]ue.

Cn Ktrrilisatcur (/?//. ;>) est un autoclave à double pM roi , muni d(* deux régulateurs : Tun donnantla pres- HJoii <IanH linléricur de Tautoclave et Tautre celle de lavn))<Mir produite dans la douldeparoi. Cette dispo- HJlioii p(*rinet d(^ pouvoir chauffer les pansements avant (riiitroduire la vapeur et de diminuer sa con- <Iriisati()ii ]K^n(lant la stérilisation : on obtient ainsi (i(>s paiiKein(Mits moins humides et plus faciles à dessé- <',h(T. La dessiccation complète des objets peut, du njsliî, «Hn; facilement obtenue, sans ouvrir Tappareil, au nioyon d'unt; trompe fonctionnant par la pression de Teau (pii, en faisant le vide dans le corps intérieur de l'autoclave, amène une dessiccation complète. Nous allons décrire le maniement de ce stérilisateur tel qu'il est donné par le fabricant; on aura, de cette façon, une idée plus nette et plus précise de ces différentes pièces.

Prenons le cas de la stérilisation de pansements, tels que des gazes et des cotons : on ferme tout d'abord le robinet de vidange II et celui de la trompe E, on ouvre le robinet K et le robinet G placé à droite et en haut, on dévisse le robinet à pointe P par où la

MKTHOIïES Dfi STÊBlLlSATIOSf 19

rapeur s^échappe, on met dans la double paroi par

Fio. 5. — Stérilisateur de SoreK

Irouverlure T, 2 litres d'eau^ on bouche cette onver- Uure et on ferme le robinet G ; le gaz est allumé en

20 TECHNIQUE DE STÉIÎILISATION ^M

D,et, à ce moment, on met dansTinlérieur de latitoclave les boîtes contenant les pansements à stériliser en ayant soin que les trous des couvercles soient ouverts. On ferme le stérilisateur au moyen de son couvercle de bronze, on assujettit les écrous et, lorsque la vapeur s'échappe par le trou du robinet à pointe P, on revisse ce dernier, la pression s'établit vers deux atmosphères, ce qui est indiqué par le petit manomètre qui se trouve sur le devant du stérilisateur. La soupape S est réglée de façon à bien obtenir à Tintérieur même de la double paroi la pression indiquée* On maintient cette pression pendant qutnite minutes, pour échauffer les pansements. Sans éteindre le gaz, le robinet G est alors ouvert et permet l'entrée de la vapeur par Torifice V; dès que la vapeur sort en sifflant parle robinet inférieur K, on ferme ce dernier, la pression s'établit au manomètre supérieur M, c'est-â-dire dans rintérieur même de Fappareil, et la stérilisatron sefTectue à la condition de maîntenir cette pression pendant dix minutes. Au bout de ce temps, on ferme le robinet d'entrée de vapenrG, on ouvre le robinet E et la vapeur s'échappe au dehors. Le manomètre revient à zéro, on desserre les écrous, on enlève le couvercle de bronze. Les boites sont alors sorties, les Irons des couvercles sont fermés et la stérilisation est terminée. Grâce au chauiTage préalable des pansements avant Tintroduction de vapeur, ceux-ci sont suffisamment secs pour être conservés, ils contiennent encore 1 0/0 d'humidité.

^^^ MàriîQDm DE STÉRILISATION ^i

H Si on veut avoir une dessiccation absolui^, ce qui est ^■préférable quand on veut conserver les pansements ■pendant un certain lemps^ on fait le vide dans fin- ■lét'ieur de l'appareil^ et on introduit ensuite de Tair Hstértle pour rétablir la pression normale après Tas- Kpîration, Ce vide est obtenu au moyen de la trompe Ha eau F que l'on fait jouer au moment ou ion ferme Hle robinet G sans éteindre le gaz et lorsque le mano- ■înèlre est revenu à zéro. Le vide réalisé est indiqué Hpar le manomètre; ce vide doit être maintenu aussi H complet que possible pendant dix à quinze minutes, H A ce moment, fermer le robinet E avant d'arrêter la

■ trompe; si on ne prenait pas cette précaution^ Teau

■ ferait retour dans Tappareil et, en général^ il faut ■bien s assurer avant de supprimer le courant d'eau ^B que tous les robinets sont bien fermés. Le vide est

■ alors fait à Tintérleup du stérilisateur; pour pouvoir

■ enlever son couvercle, il est nécessaire de faire une

■ rentrée d*air, qui doit être lui-raème stérilisé. Pour ^ cela, on allume le bec de gaz 11, on ouvre le robi*

ÉK, Tair se stérilise en passant dans le tube de ine porté au rouge et rentre dans l'appareil ; le omètre revient alors à zéro, on éteint tous les et on retire comme précédemment les bottes à pansements dont on ferme les couvercles*

M. Radais a imaginé un nouveau modêlo d'au*

Itoclave qui» en debors de certains perfectionne-

' ments pour rendre le nettoyage plus rapide et pour

déterminer le régîage du débit du gaz, permet

22 TECHNIQUE DE STERiLISATtÛN S

d'opérer plus rapidement et plus économiquement

Tout d'abord, il fait circuler la vapeur dans son appareil de haut en bas pour faciliter Texpulsion de Tair^

Nous avons Insisté précédemment sur Timportance qu'il y avait à purger avec soin Tautoclave de l*air qu'il contient. Or cette opération, qui se fait dans beaucoup d'appareils au moyen d'un robinet placé à la partie supérieure du stérilisateur, ne peut se faire dans de bonnes conditions que grâce à un courant rapide de vapeur d'eau, d'où il résulte une augmentation de pression qui peut amener, pour le cas de liquides à stériliser, une ébullition tumultueuse susceptible de projeter les liquides hors du vase. D'autre part, M» Radais a réalisé un dispositif qui permet aussi, comme dans le stérilisateur de Sorel, réchaufTement des objets à aseptiser avant l'entrée de la vapeur. Dans ces conditions, Tair interposé dans la masse spong'ieuse et mauvaise conductrice des pansements (coton, gaze, linge, etc.}, tend à s'échapper plus facilement, et alors la pénétration de la vapeur est devenue plus rapide n'étant pas retardée par les phénomènes de condensation qui se produisent dans les mailles étroites des tissus. Nous rep réduisons in-extenm la description de ce nouveau modèle d'autoclave telle qu'elle est donnée par r inventeur :

et La chaudière {fig. 6) est montée, avec ses dépendances, sur un bâti mobile K permettant un facile déplacement* Cette chaudière cylindrique, dont la

figuro 7 montre, en coupe, la disposition intérieure, est fermée à la manière ordinaire par un couvercle S et un jeu de boulons péripliériques N. A l'intérieur, un second cylindre h parois pleines J, ouvert à la partie supérieure et fermé par le bas, remplace le panier à clairc-voie des anciens autoclaves et constitue la chambre de stérilisation proprement dite, dette cliambre, mobile, suspendue, pour ainsi dire, dans la chaudière productrice de vapeur, réduit la capacité de cette dernière à la cuvette du fond L, qui re(;oit IVau nécessaire au fonctionnement, et à Tespace annulaire étroit qui sépare les deux cylindres. Le fond du cylindre intérieur repose, par son centre perforé, sur l'extrémité d'une pièce spéciale E, percée d'un canal qui communique avec l'extérieur par un tube coudé F que ferme le robinet (1. Un brûleur à deux couronnes glisse le long de la tige H et peut être fixé à des hauteurs différentes sous le fond de la chaudière. Une enveloppe de tôle K constitue la chambre de chauffe. »

« La vapeur, produite aux dépens de Teau qui garnit le fond de la cuvette L, remplit rapidement l'espace annulaire en échauffant le cylindre intérieur et son contenu pour pénétrer, parle Iiaut, dans la chambre à désinfection. Le départ s'effectue par l'orifice inférieur et entraîne tout d'abord l'air que sa densité maintient vers le fond.

« ÏjQ tube FG ne sert pas seulement à la purge d'air de l'appareil et à la sortie de la vapeur, il permet, en outre, de vidanger l'eau et de nettoyer la chau-

Firi, 7- — Coupe de TautorlavÊ (le trajet du i^fiurant de vapeur est iudiqiif'* par des flécheîs)*

iS TF.CnMQlE DE STERILISATION

dière avec faoililê. On peut, en effet, après avoir retiré la chambre à désinfection, enlever là pièce spéciale K. qui n'est autre chose qu'une bonde creusu rodée sur l'oritice du fond de la chaudière qu'elle obture à frottement doux, l/eau peut alors s'écouler complètement au dehors. On évite ainsi la fàchi'use et assez fréquente nécessité de renverser la chaudière lorsqu'un nettoyage est devenu indispensable. »

« I /ouverture et la fermeture de l'autoclave sont des plus rapides. Le couvercle S est supporté, en son centre, par une potence A dt)nt le bras peut pivoter autour (le Taxe H. (let axe est lui-mèmo mobile dans le sens vertical et peut se soulever par le jeu d*une pédale C, «pie ^uidc une glissière de forme spéciale D. Lorsque, les boulons de fermeture étant renverst's i////. 8 , le couvercle se trouve libéré de toute adhérence, il suflU d'appuyer sur la pédale pour pernu'llre di^ dégagi»r Torifice de la chaudière par la rotation du bras de potence d'un quart de cercle à gauche ou à droite. »

« Indépendamment de sa rotation autour de TaxeB, le couvercle peut tourner librement autour de son axe propre, grûce à un mode particulier de suspension à rexlrémité du bras de potence A. Ce mouvement est indispensable pour qu'on puisse libérer doucement le couvercle des adhérences fortuites qu'occasionne souvent une pression énergique du métal sur le tore de caoutchouc. »

« Le régime des brûleurs, pendant le temps de

stérilisalion, varie, comme on sait, avec le mode opératoire employé (vapeur stagnante sous pression, vapeur fluenle avec ou sans pression). De là, pour chaque cas, un réglage approximatif des robinets qui laisse une incertitude obligeant à une surveillance attentive de l'appareil ; un oubli momentané peut en effet compromettre le résultat d'une opération tout entière. On a essayé divers systèmes propres à compenser le défaut d*habileté ou d'attention du personnel chargé de la manœuvre de ces chaudiiTCS : tels sont les régulateurs de gaz en fonction de la température ou de la pression à rintérieur de Tautoclave, les avertisseurs électriques, etc. Ces additions utiles entraînent en général un surcroît notable de dépense. »

M. Kadais a obtenu d'excellents résultats par remploi d'un simple robinet à trois voies, à réglage précis, pour l'alimentation totale ou partielle des brûleurs. Ce robinet, représenté on détail dans la figure 9, se fixe à volonté sur l'un des montants du bAti. (Dans les figures et 8, on Ta représenté en dehors pour ne pas surcharger le dessin.)

« Le gaz, arrivant de la prise par le tube A {fig, 9) est réparti, par une clef à trois voies, dans les branches de sortie C et B qui alimentent la grande et la petite couronne. Cette clef, manœuvrée par une longue manette R, perlant à son extrémité une vis à tambour divisé D, peut recevoir un réglage très précis par la butée de la vis contre une saillie fixe T. Cet arrêt correspond à une position des

HÉTUOOES DE STÊniLISATION 29

voies telle que la peiile couronne est seule alimen* lée» la vis permetlant en outre de fixer le régime de ses brûleurs pour une température donnée. Le régkgp effectué une fois pour toutes par tâtonnement pour les diverses opérations courantes (tOi>, 103% llir, lt3% i%r) peut èlre représenté par un cliiffre du tambour dîvîsé; on remplace de la sorte par une simple

Pmise en coïncidence de deux repères rinccrtaine manœuvre ^ des robinets ordinaires des H brûleurs. Les trois positions (/î^. 6, 7 et 9) de la clef cor-

■ respondent : l" au débit maximum des deux couronnes (cliautîage, purge d*air, mise en pression); 2' au débit réglé de la petite couronne (stérili-

Psalion); et 3" à Vextinclion (refroidissement de l'appareil}*

Fto. 9. — Uobinet dit rê^lfige du gaz,

La manœuvre du

gasfi se fait donc avec rapidité et srtreté. i>

Enfin, il existe dans l'industrie des sLérilisalcnrs' dont les dispositifs, variables avec les inventeurs qui

' les ont brevetés, permettent la dessiccation rapide des pansements et la fermeture des boites, la stérilisation une fois faite, à llnlérieur même de rauloclave

[ et avant toute rentrée d'air*

30 TECHMQIE DE STÉKILISATIOX

MM. Kol>ertetLeseurre ont imaginé un autoclave où ils envoient, à l'aide d'un générateur séparé, de la vapeur à 15^': Taîr, plus lourd que la vapeur, est complètement expulsé par un robinet placé à la partie la plus basse de lappareil et. innovation plus im- [Kjrtante, la dessiccation est obtenue spontanément par la détente en double paroi chaude, c'est-à-dire que, la stérilisation une fois faite. MM. Robert et Leseiirre font tomber, par l'expulsion de la vapeur, à i atmosphère lOO"" la pression à Tintérieur qui était de 5 atmosphères :lo± . L'eau qui se condense sur les pansements sous l'influence de cette chute de pression est immédiatement volatilisée par la double enveloppe remplie de vapeur à 152^, c^estâ-dire de vapeur surchaufîèe, et elle est chassée par la sortie brusque du courant de vapeur : les pansements sont ainsi complètement desséchés. Quant à la fermeture des boîtes, elle est faite, avant Touverturc de Tautoclave, par une manœuvre ingénieuse s'cffcctuant du dehors et par suite à l'abri de Tair.

C, Aseptisation par chauffage discontinu. — Lorsque certaines substances ne peuvent, en raison de leur composition, être soumises à une température de iVAV a 18(r par la chaleur sèche, ou à celle de 120" par la chaleur humide, on les stérilise par le chauffage discontinu.

Colto méthode, dite tyndallisation, a été imaginée par Tyndall qui avait observé que des liquides, ensemencés par des bactéries, étaient rendus

METHODES BE STÉRILISATION 3i

stériles par un clmuiTage d*une minute^ à 100", pendant trois jours consécutifs. Ce savant admettait que, pendant le premier temps de chaulTe, les spores, généralemenl plus résistantes que les bactéries, en tous cas non détruites par une seule ébullitîon, commençaient à amincir leur enveloppe, à subir une modification de forme et même de propriétés toile qifun second cliaultage réussissait à les détruire,

EnJin, les spores qui avaient tardé a se modifier pendant les premiers temps de chaulTe ou à se rajeunir, évoluaient à leur tour pour être détruites par le dernier chauffage,

Duclaux a trouvé celte explication invraisemblable et, d'après lui, la possibilité de rendre stériles les spores, par ce mécanisme, est due à ce fait que la première action de la chaleur à 100'^ gonfle la spore et en fait exsuder quelque chose, et, par suite du phénomène osmotique habituel, une certaine quantité d'eau y pénètre. 11 en résulte au bout de vingt-^quatre heures et, après équilibre du contenu protoplasmique avec Teau iritroduile, une masse homogène devenue plus coagulable, en raison môme de la pénétration de leau. Sous Tintluence d'un second chauffage, la Coagulation commenee à s'efTectuer, le phénomène osmotique se continue. Enfin, par une dernière action de la chaleur, on arrive à une coagulation totale : la spore est morte.

Actuellement, 3a tyndallisatioo est elTectuéc dans des conditions physiques un peu différentes et qui la rendent applicable aux tissus délicats, aux liquides

albumineux, etc. L'expérience a en effet démontré que, pour réaliser la stérilisation, il suffit d'une température de 60° à 80° s'exerçant chaque jour pendant une heure et renouvelée durant une période de huit à dix jours, suivant la nature des objets à stériliser.

Nous devons ajouter que ce mode d'aseptisation ne donne pas une garantie absolue, lorsqu'il s'agit de détruire des microbes sporulés comme ceux du tétanos ou du charbon.

Dans la pratique pharmaceutique, la tyndallisation pourra rendre des services pour l'aseptisation des éponges ou des autres objets de pansements altérables par une température élevée. Elle est surtout utilisée pour stériliser les liquides albumineux, à la condition de ne pas atteindre la température de coagulation des matières albuminoïdes, c'est-à-dire celle de 70'\ et d'opérer des chauffages successifs entre 58 et 00°, en ayant soin de prolonger le temps de chauffage et d'augmenter le nombre de jours pendant lesquels on opérera.

Pour mettre en pratique la tyndallisation, prenons d'abord le cas d'une solution : on la met dans un flacon stérilisé que l'on bouche par un tampon d'ouate ou par un bouchon de liège aseptique, et on chauffe au bain-marie, ou encore dans une étuve de laboratoire dont la température est bien déterminée et ne dépasse pas les limites que nous venons d'indiquer.

Pour les objets à stériliser, il suffit de les mettre dans un bocal contenant une très petite quantité d'eau, de façon que ce soit la chaleur humide qui

MÉTHOOES 0E STÉRILISATION ^3

igîsse. On en obture Touverturo par une plaque Touate que Ton recouvre d'un couvercle ou d'un large cristallisoîr en verre, et le tout est soumis à Ir action du chaulTage discontinu.

Nous aurons du reste Toccasion, à propos de la Igtérilisation des épontres, de revenir sur la technique Ide ce procédé de âtérilisation par chauffage discontinu.

D. ÂseptisatloQ par filtra tien. — Certains liquider t certaines solutions ne peuvent être stérilisés ar ractloQ de la chaleur sèche ou par celle de a chaleur humide^ on est alors ohligé d'avoir recours à la liltration à travers une paroi poreuse. Si n réalise ainsi la stérilieation, ce n'est pas parce que les pores de la paroi filtrante sont d'un diamètre plus petit que celui des microorganismes à retenir, mais cet arrêt des microbes est dù^ d'après Duclaux, à une force d^adhésion particulière qui les maintient collés et adhérents et qu'un courant liquide ne peut enlever.

Cette puissance d'adhésion et de fîxatîoo des germes est variable avec la nature de la substance mirante* A cet égard» le filtre de porcelaine dégourdie de M* Chamberland semble jouir d'une activité particulière*

Ce filtre, appelé bougie, en raison de sa formCi est constitué par un cylindre de porcelaine dégourdie, fermé par un bout et terminé do l'autre par un téton ouvert. La filtra tien à travers cotte bougie est

llï TliCIlMQL'E DE STÉniLlSAllOX

toujours très lente quand elle s'effectue à la pression ordinaire; il faut en général queleliquide àslériliser soit soumis à une certaine pression, ou qu'il soit sollicité à passer à travers les pores du filtre

par une aspiration.

Pour la stérilisation de Teau (Voir p. 49), cette bougie est généralement fixée dans une armature spéciale que ron soude directement sur la conduite d'eau.

Lorsqu'il s'agit, en pharmacie, de filtrer des solutions, des liquides, on se sert avantageusement du filtre Kitasato.

Il se compose d'une fiole conique en verre trt'S épais {fig. 10) portant deux tubulures. Tune su[)éricure fermée par un bouchon de caoutchouc, traversé par une bougie Chamberland surmontée elle-même d'une ampoule de verre faisant l'office d'entonnoir et rétrécie à sa partie supérieure, l'autre latérale communiquant avec un tube de verre terminé par deux olivettes.

Avant la filtration, l'appareil doit être stérilisé : à cet eiïel, on bouche les deux ouvertures au moyen

i||^V>LK\.\Vl

Vu,. 10. — Filtre de Kilasato.

' MÉTHODES DE STEHILISATIÔN 35

Je pclils liiTTipons d'ouatG et on porte Ta p pareil soit dans le fonr à flanibérj soit dans rauloclave. Pour rendre aseptique un liquide quelconque, il suffit de déboucher avec toutes les précautions voulues Tonverture de TentoTmoir, d y verser le liquide il stériliser et dé relier la tubulure laléraLî à la trompe à eau. Sous Tinlluence du vide partiel produit dans Tappareili la solution passe à Ira vers lu Ijuu^ne Cliamberland et vient se réunir dans lu fiole.

On peut nnème répartir ensuite le liquide stérilisé, en prenant toutes les précatJtions possibles potir éviter toute contamination dans des llocons, ou des ampoules, préalablement stérilisés, que Von ferme avec du colon aseptique ou que Ton scelle h la lampe.

Au lieu d'avoir recours k l'as pi rat ion pour forcer le liquide à passer a travers la bougie, on peut, au contraire, exercer une pression graduelle sur le liquide à stériliser* On se sert alors de l'appareil sui%'anl:

Le liquide qui doit être filtré est placé dans le récipient A (A//, H), eu eu ivre, h parois solides et dont k couvercle B se fixe avec de fortes vis de pression C. Ce réservoir porte, à ^a partie inférienre, un filtre Chamborland; un robinet G règle le passage du liquide du réservoir dans Tespace qui entoure la bougie K, La pression s'obtient àTaide d'une pompe aspirante et foulante de Gay-Lussac P, qui se iixe en E à une tubulure a robinet que porte le couvercle du réservoir. Un manomètre F indique la ttressiou obtenue.

souvent : on les brosse et, après lavage à Teau stérile, on les autoclave à 120° pendant une demi-heure ou, au besoin, on les fait séjourner assez longtemps dans un four do fourneau de cuisine.

On peut aussi opérer également la stérilisation à froid des bougies sans les démonter, au moyen d'une solution de permanganate de potasse à i 0/00, on les passe ensuite dans une solution do bisulfite de soude à .% 0/0. I.es bougies de porcelaine n'ont pas besoin d'rtre souvent remplacées : M. Guinocliet a montré (pie dos bougies employées depuis plusieurs années ( t ayant subi de nombreux nettoyages à la brosse, suivis de stérilisations à Tautoclave avaient conservé la propriété d'arrêter les microbes et se comportaient comme les neuves.

On fabricpie également des filtres en porcelaine d'amiante, dits filtres Oarros, quipossédent, au point de vue de la filtration, les me mes propriétés que le filtre Cliamberland.

11 est encore un point important sur lequel il est nécessaire d'attirer l'attention des praticiens, à propos des modifications qui sont susceptibles de se produire du fait do la filtration à travers les bougies. C'est que les filtres, en porcelaine ou autre matière poreuse, retiennent certaines substances albuiuinoïdes solubles, des diastases, des toxalbumines, etc. On évitera donc de filtrer sur bougie les solutions de ferments, les sérums thérapeutiques qui doivent leur activité à des diastases, à des toxalbumines ou à des antitoxines.

CMAPITilK III

ASEPTISATION DES OBJETS DE VERRERIE ET DES INSTRUMENTS EMPLOYÉS EN PHARMAGIE

Toos les objeU tîe verrerie doivent, avant leur sté- ■iUï>aLion, êlru laves avec soin à leau do savon OQ avec une soliilioû de carbon aie de soude^ puis rincés à Teau bouilîie.

Les matras^ ballons^ flacons, éprouvettes, tubes à essais sont boiieliés avec un tampon de coton surrisauiment tassé et dehordauL ua peu en dehors

Pour les pipettes jaugées, on prend une dispQsiLioii difl^érente : l'extrémité supérietire du tube de k pîpeUe est obstruée par un petit tampon de coton que Ton enfonce d*un cenllmètre environ ^ et la pipette est placée dans un tube à essai que Ton forme avec un tampon de coton qui entoure à la fois la pipette et la mauitient lis^éa et sus- K pendue dans le tube à essut (/î^. i'è).

Vm. 52.

Tube à essai

slcSriUso.

Les tubes effilés sont seulement fermés, à leur extrémité supérieure et libre, par un tampon de coton et scellés à la lampe à leur extrémité inférieure {fig. 14).

Tous ces objets sont

stérilisés soit à Tétuve à

air sec, soit dans le four

à flamber, à la température de 160-170% que Ton

maintient pendant une

heure, ou encore en les

laissant séjourner dans

Tautoclave à 120* pendant vingt minutes à une

demi-heure. Tout le matériel de verrerie ne doit

être retiré de Tautoclave

ou de l'étuve qu'après

refroidissement complet

pour éviter la casse, et

on recouvre d'un cornet

de papier les goulots des

matras, ballons, flacons,

etc., et les extrémités

libres des pipettes.

Le pharmacien fera bien d'avoir toujours une provision de ces divers objets, de dimensions variables, toujours stérilisés. On les conserve en les entourant d'une feuille de papier que

FiG. 13. — Pi pelle stérilisre.

Fig. 14.

Tube effilé

stérilisé.

ASEPTISATION BËS OBJETS DK VERRERIE M

' Ton caclieUe pour éviter qu'on ne puisse les déhou- Bher sans en être averti. Les tubes-pipettes et les ïuhea effilés doivent encore être iîambés à leur siir-

[facc avant d^ètre plongés dans un liquide stérile. Les antres objets de verrerie ou de porcelaine qui

Lservent aux manipulations enpharm*ieie, comme les capsules, entonnoirs, mortiers, pilons, verres a expé-

Irieuces, etc., seront soumis au flambage àTalcool. 11 faut autant que possible avoir quelques entonnoirs rodés pouvant être fermés par un disque également rodé ; le tout peut alors être stérilisé soit à Tétuve,

ksoit à Fautoclave, en preûant la précaution de fertner la douille de Tentonuoir par un tampon de €oton, ' Lorsque le pharmacien, pris au dépourvu, n'a pas de flacon stérilisé à sa disposition, M, B. Moreau a préconisé plusieurs moyens d^aseptisation alors rapides qui ne peuvent servir qu'en cas d'urf^ence. ^ Je ne signalerai que le procédé qui consiste à plonger y entièrement le flacon à stériliser^ muni de son boucbon, dans de Peau que Ton porte à rébullition et on fait bouillir pendant vingt minutes. Après refroidissement au sein de Teau, le ilacon peut être utilisé. 11 ■ est certain que ce procédé ne donne pas une asepsie absolue, mais il peut eiVceptionneliement être mis ' en pratique pour les llacons neufs, H Pour aseptiser les filtres en papier, on les laisse ^M^ourner pendant une heure et plus dans Tétuve ^ à 1^0°. Les bouebons de liège doivent être enfermés dans un flacon à large ouverture bouché par de

Touate, et on chauiïe à rautoclave à 120^ pendant une demi-heure.

Les spatules, pinces, ciseaux et les mortiers en fer, en cuivre ou en bronze sont rendus stériles soit par le llambap^e à l'alcool, ou mieux par un séjour d'une heure dans Tétuve à air chauffée à 180°, ou dans le four à flamber.

Il est encore un point sur lequel nous voulons allirer l'attention des praticiens, c'est de déposer, avant la manipulation et après l'aseptisalion, tous les objets stériles qui doivent être employés, sur une plaque de tôle également stérilisée par flambage ou par le séjour dans une étuve, ou, s'il n'y a pas de contreindication, de les plonger dans de l'eau stérile.

chapitrr: ïv stérilisation des instruments de chirurriie

Le pharmacien peut f|iiel([Qi?fois être appelé à

I asstirer la stérilisalion des instrumetits de chirurgie ;

K aussi croyons-nous utile de donner sur ce Bujet

^ quelques Indications pour la technique à suivre^

d*aulant plus qu'il aura parfois Toccasion de mettre

Iccs principes en pratique pour des înslruments, comme les ciseaux et les bistouris, nécessaires pour certaines manipiihUions* Le procédé d'aseptisalion le plus j^énéralement suivi pour les instruments de chirurg^io est de les

I enfermer dans une boîto melalli([ue après les avoir recouverts d'un matelas de oua Le. On chaulTc, pendant une demi-heure à une heure, dans une éluve à air sec portée à ^(J0^ On est à peu près certain d'obtenir, à riulérieur de la boîte, une température d'au moins 180'' nécessaire à b atcnlisation.

L'industrie fabrique des buîtes métalliques fermées

herniotiquementpar une placjue d'amiante intérieure

■ et, ensuite, par un couvercle serré au moyen d ecrous,

ce qui permet le transport facile des instruments stc-

rilisés sans crainte de con lamina tion.

44 TFXHMQUB DE STERILISATION

Pour les instruments tranchants et coupants (bistouris, aiguilles, etc.), qu'il est bon de ne pas mélanger avec les autres objets dans la crainte qu'ils ne s'éinoussent, ils sont placés séparément dans des tubes à essai, en verre assez épais, au fond desquels on a mis un peu de coton ; on bouche les tubes avec un tampon d'ouate non hydrophile, et on stérilise par chaulTage à 2(M)" dans Tétuve à air sec.

On ne peut songer à utiliser, pour aseptiser les instruments, rautoclave de Chamberland,car la vapeur d'eau, pendant le refroidissement, se dépose sur eux et tend à les rouiller; en outre, les manches de nickel perdent leur éclat.

Toutefois M. P. Desfosses a donné un moyen d'utiliser l'autodavo, pour la stérilisation des instruments, sans nuire au tranchant des lames ni au poli du nickel, (^et auteur a mis à profit Tob-servation, faite par M. Maréchal, que les instruments en fer, en nickel et en acier ne subissaient aucune altération, lorsqu'ils étaient plongés dans une solution de borate de soude ou de bcnzoate de soude à 2 0/0. Il conseille alors de prendre un récipient, qui pourra être soit un bocal à très large ouverture, soit une capsule ou encore mieux la boite métallique nickelée à fermeture à baïonnette employée pour la stérilisation des pansements. Dans le fond, on y met une couche d'ouate sur laquelle on dispose les instruments et les tubes contenant les objets tranchants et piquants. La boîte est maintenue ouverte. On ferme l'autoclave et on chaufTe à une température de

^M STÉRILISATION HES INSTRUMENTS 0Ë CITltinU.IF: 45

Hl30*'à 134"* que l'on maiiUient pendant une heurt*. HOn été lût lo gax et, quand raiguiUe du manoinètrc ^■est revenue au zéro^ on ouvre rautoclave et on ferme ^pà boUe métallique. On peut ainsi conserver, aussi ^Eongtempa qu*il est nécessaire, les instruments sans «qu'ils se détériorent. Au sortir de la solution de ■Jjorate ou de beiizoate de soude, ils sont seulement ■recouverts d une légère buée qui disparaît par le ■moindre frottement; le nickel reprend tout son ■éclat, et le trancliant des bistouris n'est nullement

■ altéré.

H M, S. Pozzi emploie ce procédé quelque peu mo- ■difié pour la stérilisation de ses instruments. Il ■opère égalemeniraseptisation dans Tautoclave, après ■avoir recouvert les instruments d'une compresse ■imbibée de la solution de borate ou de benzoate de Bgoude à 2 Û/0.

■ Le flambage à ralcool ne sera employé que dans Hdes cas tout à fait exceptionnels; nous avons sufft- ■«amment indiqué que ce procédé de stérilisation ■était infidèle et qu'il ne permettait pas de réaliser " une aseptie absolue. Il en est de même de i*éhulli-

Ition même prolongée dans Peau ordinaire.

Toutefois, Tébullition dans la solution de borate de soude à 2 0/0 est déjà plus eflicace au point de vue mîcrobicide, et on a en plus l'avantage de diminuer les chances d'oxydation du métal* Dans tous les cas, il faut bien se garder, soua prétexte d*at* teindre une température plus élevée, de faire 3a stéi rilisatlon dans des bains de chlorure de sodium qui

ài\ Ti:(:iiNK>ri: dk stéiiilisatiox

non seulement émousscnt le tranchant des bistouris, mais les oxydent rapidement.

Nous ne décrirons pas certains procédés souvent employés dans le service des hôpitaux pour stériliser l(»s instruments et qui utilisent la température d'éhullilion élevée de certains liquides comme la ^lyrérin(% l'huile, le xylol.

M. Panas a conseillé, pour les instruments employés en ophtalmologie, de les conserver, après stérilisation, dans une solution d'oxycyanure de mercure à 1 ()(|ui n'altère pas les objets métalliques.

La seriu^iie slérilisablo doit facilement se démonter, le piston doit être en amiante, en caoutchouc, ou (m moelle de sureau pour qu'il puisse facilement supporter Taclion de la chaleur. Celle-ci vsl d'ahord lavée à l'eau do savon, puis avec une solution (l(î carbonate de soude et ensuite à l'eau; on la m(ît dans un tube à essai en verre résistant et p'irni au fond d'une couche d'ouate, et on ferme le luhe par un tampon de coton.

On stérilise le tout à Tautoclave à 134** pendant vinji^t minutes à une demi-heure.

Après refroidissement, on recouvre le bouchon d'ouate d'un capuchon de caoutchouc ou d'un tortillon de papier. La seringue ainsi stérile peut être facilement conservée et transportée.

L'aiguille des seringues, surtout pour injections hyj)odermi(iues, est ordinairement formée de platine iridié et peut, par suite, être facilement rendue ascpti(iue par un flambage prolongé au contact de

f STiiailJSATIOX DES INSTft UMlîXTS UE cimauiiÉiii 47

la tlammcd'im liée Bunsen ou iVune lampo à alcoal on ayant soin de tenir raiguille avec une pince. On peut aussi la slérîlîsep à Tanlockve à côté ilo la seringue dans le tube à essiîi Fermé.

Qnunl aux aiguilles en acîer, elles sont stùrilisces comme nous ruvons dît plus liant, à propos des instruments susceptibles de se rouiller, en les plonpfeant dons une solution do borate de soude à 2 0/0 et en autoclavant.

On se canlente souvent de soumettre îa seringue à une ëbullilion proton gét% nous ropéteroos à nouveau que ce mode d'antisepsie n'est généralement pas suffisant. Nous n'accordons également qu'une confiance très restreinte au procédé qui consiste à soumettre la seringue à un séjour prolongé au contact des vapeurs du formol. Mais, enfin, si on associe la stérilisation au formol a une ébullition faîte ensuite, ou peut considérer que rinstrument sera pratiquement stérile,

M. Luër a construit une seringue graduée tout en verre, très simple et ne comportant aucune garniture, Bile est formée d'un corps de pompe en cristal dons lequel pénétre, à frottement doux, un piston également en cristal qui fonctionne sans le secours d aucime substance onctueuse.

Celte seringue peut être ractlement stérilisée par rébullition dans Veau dont on remplît la boîte nickelée qui la renfermé. Klîc supporte aussi tn^^s bien le séjour dons Tauloclave, après l'avoir niise dans un tube h essai garnie au fond, d'au tampon d ouate.

(;IIAI>1TUK V STÉRILISATION DE L'EAU

HlArlIlNIltlon de l'eau. — L'eau ordinaire renferme (oiijMiirA (IdH p;onn('H, généralement des microbes ni^ivn\iUy\pn^ ititiiM trùH souvent aussi des microbes |fiillMi(('<iMm : Il oMl donc do toute nécessité, pour les \nmti\un i\\\\v\\v^\ci{\\x ol pharmaceutiques, de stéri- IIm^'I* Tumii Minplnyôn.

Il fftiil. liMil. (rnl)()rd distinguer la stérilisation de I'mmii |f(Mii' Ipm iiMa^rN domestiques, qui est une opé- Milinii liy^lniil(|(i(\ do Taseptisation de ce liquide pour Inn hpf«oiim médicaux qui doit être véritablerfM*nt iiiiM (ipnrulhui baclériologique.

|)M(iM lu purlllrtilion de Teau pour les besoins dorriftftl,li|iinw, on a proposé, il y a quelques années, des ii^i'filw rJiliiil(pHm(iode, brome, peroxyde de calcium, pr^rmiui^-nnaln dn potasse, permanganate de chaux, 151111 oxygntién, fluorure d'argent), qui rendent des «orvices pour obtenir assez rapidement une certaine cpinntitc'î d*oau potable. On ne peut songer à utiliser ces (lilTérents procédés d'épuration chimique, qui n\;st pas une stérilisation au sens absolu du mot, pour rendre stérile Teau nécessaire à la chirurgie et

^^m STÉniLlâATtOX DE

l'eiu 49 1

^Và la pharmacie. Noos ferons

toutefois e^î cep lion 1

Hpoar remploi do Foïone,

H comme agent micrûbi- ^^ S^pB ^^

Hcide, qui donne toute sa- ^^

H tisfactj on au poin t d e vue f^^^i

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H do Tasepsie et qui, au 0'-'^^^ 3TB

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