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CHAPITRE XX 3e cas : Coxalgie avec abcès

Sommaire. — Manière de reconnaître l'existence d'un abcès. — L'abcès froid de la coxalgie n'est, en réalité, que le prolongement du foyer profond, qu'un diverticule ou, si l'on veut, une « extériorisation » de ce foyer. — Le chirurgien qui ouvre l'abcès froid de la coxalgie ouvre, par conséquent, le foyer tuberculeux de la hanche. — La conduite à tenir en présence d'un abcès froid est toujours la même, que l'abcès communique, ou ne communique pas, avec la jointure. — Il y a trois traitements de l'abcès froid :

1° L'extirpation sanglante. — A repousser, parce que trop souvent elle ne guérit pas «'t qu'elle amène toujours des dégâts considérables;

2» L'abstention, qui escompte la résorption spontanée de l'abcès. — Cette attitude est préférable à la précédente, mais moins bonne que la suivante :

TABLE DES MATIÈRES

3° Les ponctions et les injections modificatrices, traitement qui guérit sûrement, qui guérit vite, qui guérit sans mutilation.

Il n'y a pas un cas où l'ouverture de l'abcès s'impose, à moins qu'il n'existi une fièvre persistante trahissant une infection surajoutée.

Lorsque la peau est rouge et mince, et que cette ouverture paraît inévitable on peut encore l'éviter presque toujours par des ponctions évacuatrices fréquentes, faites pendant quelques jours sans injections consécutives. — Ce traitement demande alors une grande minutie et une grande dépense de temps.

En résumé, il ne faut jamais ouvrir les abcès froids 172

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