CHAPITRE XXIV Convalescence
Sommaire. — Il y a un intérêt capital à savoir dire quand la maladie est bien finie. — Il ne suffit pas, pour affirmer la guérison, que toutes les manifestations cliniques aient disparu. — A partir du jour où le foyer morbide parait éteint cliniquement, il s'écoulera plusieurs mois, parfois même plus d'un an, avant qu'il ne soi i éteint anatomiquement, c'est-à-dire réellement. Il y a. doue, pour la coxalgie, après connue avant la période clinique, une période latente généralement très longue.
TABLE DES MATIÈRES
Avoir pour règle générale de ne lever le malade que six ou huit mois après la disparition complète de toutes les manifestations cliniques. — Le rôle du médecin no finit pas à ce moment, contrairement à la croyance et à la pratique générales. — Le médecin a le double devoir d'éviter le retour du mal et de conserver le résultat fonctionnel acquis. — Il évitera le retour du mal s'il ne néglige pas le traitement général, et ne permet pas qu'on ramène le malade dans un mauvais milieu, et si, d'autre part, il évite toute fatigue à la hanche en imposant des précautions et des ménagements, lorsque l'enfant fait ses premiers pas. — Si la guérison est intégrale, l'enfant pourra marcher sans appareil, avec l'appui non pas de béquilles, mais de bâtons. — S'il a guéri avec une ankylose, il ne faut pas le faire marcher, pendant un an ou deux, sans le soutien d'un petit plâtre ou d'un appareil en celluloïd. — Pour empêcher le résultat fonctionnel de se compromettre, le médecin surveillera l'attitude du membre pendant plusieurs années. — Il fortifiera les muscles par des massages et fera l'éducation de la marche chez le convalescent. — Grave responsabilité des parents qui négligent totalement de consulter le médecin ou ne tiennent pas compte de ses avis. Ainsi seulement s'explique le grand nombre de déviations qui se produisent à la suite de la coxalgie. Ce n'est que par l'inattention des parents et du médecin, trop fréquente, hélas! que peuvent se produire à la suite de la coxalgie des déviations ou des ankyloses en attitude vicieuse.
Le médecin aura à traiter ces déviations et ces ankyloses vicieuses consécutives, par les moyens ordinaires indiqués au chapitre XXIII (5e cas). — Ne pas Louchera une ankylose en bonne position, même si les parents demandent la mobilisation, a moins que la jambe n'ait une longueur et une musculature normales, ce qui est bien rare et ne se voit que lorsque la raideur s'est produite au cours d'une coxalgie bénigne, ayant duré seulement quelques mois. — Si l'ankylose s'accompagne de muscles faibles et de raccourcissement, la mobilité ne serait obtenue qu'aux dépens de la correction de la marche, et le bénéfice serait finalement négatif 201