‹ Technique du traitement de la luxation congénitale de la hanche [electronic resource]Chapitre 19 sur 70 · SCHÉMA ET INDICATION RAPIDE DES DIVERS TEMPS DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

SCHÉMA ET INDICATION RAPIDE DES DIVERS TEMPS DU TRAITEMENT

également à 70" sans se préoccuper de la rotation, c'est-à-dire avec une rotation indifférente, ni externe ni interne.

Voilà la position idéale, la fosition de choix.

C'est la position idéale parce que c'est dans cette position de la cuisse que le sommet de la tête va creuser le fond du cotyle un peu en avant et au-dessus de son centre, ce qui a été reconnu le plus avantageux pour le maintien de la réduction. Mais, dans certains cas, il n'est pas possible de donner d'emblée à la cuisse cette position, parce que, dans cette position de choix la réduction « ne tient pas », le cotyle étant plat, la tête retombe et refile en arrière. Alors, on se résigne à laisser, pour quelque temps, la cuisse dans la seule position où « cela tient », qui n'est plus une position de choix, mais une position de nécessité.

Cette position « où cela tient » est généralement une abduction forcée de la cuisse avec le genou abaissé jusqu'au-dessous du plan de la table et reporté en même temps vers le flanc du sujet; et nous conserverons cette position de nécessité pendant quelques semaines, après quoi, la loge ostéo-fibreuse de la tête s'étant un peu agrandie en avant et en bas, tandis que les tissus postérieurs et la capsule postérieure se sont rétractés, nous pourrons donner à la cuisse (sans que cela dérape cette fois) la position de choix indiquée plus haut, celle où la tête regarde bien le fond du cotyle ; car dans la position provisoire de nécessité, le sommet de la tête ne regardait pas le cotyle mais la capsule antérieure. Grâce à cet artifice, à ce « détour », le traitement de ces mauvais cas reviendra, après deux à trois semaines, au traitement ordinaire des cas habituels.

On fixe les deux leviers articulaires de la hanche, dans la position de choix, par un grand appareil plâtré qui embrassera pour plus de sûreté la totalité du membre inférieur et avec lequel l'enfant restera au repos pour plus de sûreté également, du moins pendant les six à huit premières semaines.

Il faut de quatre à six mois pour que se fasse, par la pression de la tête, un creusement suffisant du cotyle. L'appareil, mis dans la position idéale, peut être laissé en place quatre à cinq mois; mais il est plus prudent de l'enlever au deuxième mois et demi pour vérifier la réduction : et d'en remettre un autre pour une seconde période de deux à trois mois dans la même position que précédemment (après vérification et rectification si besoin est de la réduction) ou dans une position intermédiaire entre la position

primitive et la position normale, c'est-à-dire avec seulement 35" de flexion et d'abduction. Après ce plâtre, on remet la jambe droite d'un coup, ou bien on la laisse revenir progressivement.

Page 1