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qui nécessitent la position coucliéo pour assurer le l'epos eom|)I<3t

Fig. 55. — Cadre de bois ordinaire, fj-arni d'un matelas de crin et de quatre courroies destinées

à immobiliser l'enfant.

de la hanche. Il nous suffira donc de les rappeler ici très brièvement. Quoi qu'on en ait dit, la santé générale n'est en rien compro-

Fig. ôG. — Notre cadre. — Cadre ordinaire modifié avec une ouverture médiane au niveau du siège; ouverture fermée en temps ordinaire par un tampon T qui vient s'y ajuster à frottement.

mise par le repos dans la position couchée, à condition que l'enfant vive en plein air, comme à Berck par exemple, 011 les enfants passent toute la journée sur la plage, ou bien encore à la campagne.

!Si le repos ne présente pas d'inconvénients pour la santé générale il a, en revanche, pour l'évolution locale de la tumeur blanche, des avantages que rien ne peut remplacer, et dont il est facile de se rendre compte.

Il supprime notamment la pesée du corps sur les jointures atteintes et même presque entièrement la pression réciproque des extrémités malades.

Or, personne ne peut contester l'influence funeste de cette pression et de cette pesée sur l'évolution du mal. On ne les conteste pas, mais on s'est flatté de les annihiler par des

Fig. 57. — Notre cadre. — A. Bassin en place, vue d'en haut. — B, Tampon matelassé qui vient se loger à la place du bassin et reste en place dans l'intervalle des sarde-robes.

appareils orthopédiques s'appuyant sur l'ischion, où ils prennent le poids du corps et le reportent sur la semelle de l'appareil en déchargeant les articulations malades intermédiaires.

La valeur théorique de ces traitements est grande.

Mais, dans la pratique, l'appareil le plus parfait ne peut pas sup-

Fig. 58. — Notre cadre vu en dessous avec sa glissoire.

primer entièrement la pesée du corps sur les surfaces osseuses malades, non plus que les mille petits chocs, les mille petites secousses qu'entraîne forcément la liberté de marcher sur le membre malade; chocs et secousses qui ne peuvent qu'entretenir et exaspérer l'inflammation.

L'idéal, c'est de tout concilier, le repos avec la vie au grand air.

Mais si c'est impossible, si pour tel enfant appartenant à la classe ouvrière, la prescriptiou du repos absolu équivaut à moisir dans un taudis de grande ville, sans jamais sortir; oh! alors, le précepte, donné plus haut, devra fléchir.

Mieux vaut que l'enfant sorte avec des béquilles et un bon et long appareil plâtré, pour se porter dans le jardin public le plus proche, et y passer toute sa journée au grand air, retrouvant ainsi dans une certaine mesure les conditions générales qu'on crée aux enfants des riches.

Il en est de même pour les enfants d'un hôpital de grande ville.

Par contre, dans nos hôpitaux de Berck, les enfants, qui vivent

dans de grandes salles largement ouvertes sur la plage, peuvent

Flg. 59. — Notre cadre. — La sangle des jambes est fixée par son milieu pour embrasser le membre dans une boucle.

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(Hre maintenus au ropos, sans aucun préjudice |tonr leur étal, g-énéral et avec le plus grand profit pour l'ét;it do la jointure malade, nous tenons à le répéU'r.

En elTet, le repos des articulations abrège très notablcinent la durée du mal et nous donne des g'uérisons fonctionnelles beaucoup plus belles que la liberté de marcher.

Le repos suffit même assez souvent, sans appareil, pour les tumeurs blanches bénignes, prises au début. En tout cas, il limi-

Fig. 60. — Enfant dans son cadre. On voit les deux sangles des jambes et les cuisses fixées par leur partie médiane et embrassant les membres dans une double boucle. La contre-extension est assurée par le poids du corps pourvu que l'on relève la partie inférieure du cadre par une ou deux briques placées sous les pieds du support en bois.

tera toujours beaucoup l'envahissement progressif de l'articulation par la tuberculose.

Notez, d'ailleurs, que cette position de repos n'a rien ici de bien ennuyeux. Ce n'est plus, comme dans la coxalgie, la position couchée qui est absolument nécessaire. La position assise, pourvu que les jambes soient horizontales, suffit en effet à assurer le repos du genou et du cou-de-pied.

Pour cela, l'enfant est placé soit sur un fauteuil à siège très long, pour soutenir les membres inférieurs dans toute leur longueur; soit sur le cadre ordinaire déjà décrit dans notre livre de la coxalgie et facile à construire partout, avec deux sangles fixant les cuisses et les jambes bien à plat (voir fig. 55 à 60).

Pour le membre supérieur, j'ai dit que le repos est assuré par une écharpe et un pansement ouaté que maintiennent deux ou trois bandes gommées, mouillées au préalable, lesquelles durcissent en séchant et forment une contention suffisante, sans être trop sévère.

Positions diverses suivant les jointures. — La jointure qui est au repos sera placée dans la position suivante : pour l'épaule, abduction du bras, de 20°; pour le coude, flexion à 70 ou 80°; pour le poignet, l'extension; pour le genou, extension très complète, et non pas une flexion légère comme on l'a dit à tort; pour le coude-pied, l'angle droit sur la jambe ou bien encore un angle de 80°, par mesure préventive.

Adopter la flexion légère pour le genou et l'extension légère pour le cou-de-pied serait créer une amorce de déviation qu'on aurait de la peine à effacer plus tard.

En somme, la jointure est placée dans la jmsition où une ankylose, si elle survenait, serait le moins gênante.

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