Obs. o4. Arthur B..., de Douai, quatre ans
15 avril 19Ù4. Tumeur blanclie du poignet gauche depuis six mois. On lui a fait des pointes de feu et un appareil plâtré. Lorsque je le vois, je trouve la face dorsale du poignet bourrée de fongosités pseudo-fluctuantes. Je commence les injections de naphtol camphré à la dose de o gouttes, dans la glycérine. Une injection par jour.
Au troisième jour j'avais du liquide. A partir de ce moment, ponction et injection tous les deux ou trois jours pendant un mois; il a été fait 12 ponctions et injections, puis 2 ponctions sans injection; et compression avec un pansement
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Souvenez-vous ([iw les j»arLies molles n'oul <iirune très pclile épaisseur sur la l'ace dorsale du itoigiiet, et (ju'oii doit, |);ir consLMjuent, prendre de i^raudes précautions |Mjur niéna,i;(!r la peau.
Nous renvoyons à ce (jue nous avons déjà dit à ce sujet pour le cou-de-pied où la situation est identique.
Ankyloses du poignet. — Encore ici le meilleur traitement de l'ankylose, c'est le traitement préventif. Si vous traitez la tumeur blanche par des injections, sans appareil plâtré, le poij^net ne
ouaté. Deux mois après, on enlève tout bandage (l'enfanl n'a jamais porté depuis son arrivée à Berclc qu'un bandage ouaté).
Revu six mois plus tard, poignet sec et indolore. L'enfant a recouvré spontanément tous les mouvements de ce poignet en apparence ankylosé à son arrivée ici.
l''"' janvier 1906. La guérison est demeurée parfaite.
Obs. 55. Gustave G..., d'Arras, neuf ans : tumeur blanche suppurée du poignet droit datant de huit mois.
Lorsque je le vois en juillet 1903, il a un abcès du volume d'un œuf sur le poignet. La peau est violacée, très amincie et même en une place, grande comme une pièce de 50 centimes, déjà couleur feuille morte. Il s'agit tout d'abord de sauver cette peau et de ne pas laisser s'établir une fistule.
Nous vidons immédiatement l'abcès en piquant la peau saine à 2 ou 3 centimètres de la plaque signalée. Puis nous faisons encore une deuxième ponction le même jour et encore deux le surlendemain et les jours suivants, toujours sans injection consécutive.
La peau tient bon toujours et la plaque n'étant plus tendue se rétracte, se rapetisse et se rafTermit sans prendre encore néanmoins une coloration rosée. Cependant treize jours plus tard, la peau vivait nettement à cet endroit.
A ce moment nous avons pu commencer les injections de naphtol camphré à raison d'une injection d'un demi-gramme par jour. Après deux jours, sous l'influence du naphtol camphré, la poche s'est remplie. Nous avons fait, à partir de ce moment, 13 ponctions et injections à raison d'une tous les deux jours.
Après quoi, nous avons fait 3 ponctions, une tous les deux jours, sans injection consécutive — et fini par une bonne compression ouatée.
Pendant tout le temps du traitement il n'y a pas eu d'appareil, seulement un copieux pansement ouaté.
Après deux mois de repos nous avons enlevé tout pansement.
Le poignet était sec et indolore.
L'enfant a commencé à faire mouvoir son poignet en apparence ankylosé jusque-là.
Et six à huit mois après il avait recouvré spontanément la totalité des mouvements.
12 décembre 1905. L'enfant a été revu et va tout à fait bien.
Obs. 56. Marie N..., cinquante-trois ans. C'est une malade de mon ancien assistant le D' Bergugnat (d'Argelès-Gazost).
Tumeur blanche du poignet, déjà fistuleuse, s'étant propagée jusqu'au tiers inférieur des os de l'avant-bras et à la totalité des os du carpe.
Je l'ai vue en consultation avec le D"' Bergugnat : c'était « une main à couper »! Cependant nous tentons la conservation; 12 injections de naphtol camphré sont faites par le D'" Bergugnat pendant trois mois, une tous les huit jours.
Je l'ai revue un an plus tard. Tous les foyers sont éteints. La guérison est parfaite et, chose étrange, la malade, qui avait le poignet ankylosé, a recouvré quelques mouvements, 25 à 30° au moins.
Elle ne se plaint que de ne pas avoir la totalité des mouvements du poignet!
Je lui fais remarquer qu'elle doit s'estimer trop heureuse d'avoir conservé sa main et son bras!...
LES TUMEURS BLANCHES EN PARTICULIER
s'ankylosera pas. Je n'ai plus vu d'ankylose de cette articulation, depuis que je traite ainsi les arthrites tuberculeuses radio-carpiennes.
Mais un malade, traité ailleurs, peut vous arriver avec une ankylose déjà constituée. Si celle-ci est fibreuse, vous la traiterez par les petits moyens : massages, bains; et vous laisserez le malade imprimer lui-même avec sa main saine quelques mouvements doux (cinq ou six séances quotidiennes de 10 minutes
Fig. 188.
Fig. 188. — Le point de repère pour les injections dans l'articulatLon radio-carpienne se trouve à 6 millimètres au-dessus du milieu d'une ligne rejoignant les extrémités des apophyses styloïdes du cubitus et du radius.
Fig. 189. — Extrémité inférieure du cubitus chez un enfant de deux mois.
Fig. 190. — Extrémité inférieure chez un enfant de cinq ans.
chacune), Favant-bras étant immobilisé par une main étrangère ou par une courroie sur une table.
Si l'ankylose est osseuse, n'y touchez pas'.
Tumeur blanche de la main et des doigts. — On voit ci-contre la situation de l'interligne dans les articulations médio-carpiennes.
Ces tumeurs blanches doivent être attaquées par des injections très discrètes, à doses très petites, espacées, faites chaque fois en des points différents, de manière à ménager la peau tout en atteignant les lésions.
1. Cependant il m'est arrivé personnellement d'y toucher dans un cas d'ankylose complète chez une jeune fille de Rotterdam, où par une intervention non sanglante (sous chloroforme) j'avais rompu les adhérences osseuses. J'ai vu les mouvements revenir en totalité, grâce, je dois le dire, à un traitement consécutif de plusieurs mois; traitement très doux et très méthodiquement dirigé par un masseur habile et instruit, mon regretté ami, le D' Fourrière.
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G'ost do l;i même inaiiirrc (uToii doit lrail(!r, en sonucaiil toujours à riiiléj^rilé de la peau, 1(^ spiua venlosa, je liens à h; dir(3 en passant quoique le spina ventosa ne rentre pas, à vrai dire, dans notre étude, |)uisque c'est une maladie de la diaphyse des
Fig. 191. — Gonflement de la région dorsale du poignet : tumeur blanche.
phalanges plutôt que de la jointure, au moins au premier stade de son évolution.
Les ankyloses des doigts se traiteront par les mêmes petits moyens que celles du poignet s'il s'agit d'ankyloses fibreuses.
S'il s'agit d'ankyloses osseuses, vous n'y toucherez pas ^
1. Encore ici cependant, j'ai obtenu un résultat complet chez un enfant de Paris qui avait une ankylose osseuse des deux phalanges du pouce. Quatre mois après la rupture forcée de l'ankylose, le résultat était acquis, grâce également au D" Fourrière.