La méthode de B^er
Vous en entendez parler de tous côtés, depuis quelque temps; et vous me demandez ce qu'elle vaut.
Je ne la connais pas assez pour la juger définitivement, mais ce que je puis dire, c'est qu'il vient de m'arriver deux tumeurs blanches du poignet qui ont été traitées ainsi par un grand chirurgien. Dans les deux cas, l'aggravation de la tuberculose a
CONCIJJSION 203
élc 1res viaiùfi'slc ot l.r'es rapidi;. Sur ces poigiiols, ;i |iciiii' Idiiiliiis ;iv;iiit, l'i^iiipliH de la niélliudc IJior, se sont déveloi)pos, dans les 2 à ;i iimis qu',). duni son a|)plicaLion, des gros paquets de foiigosilés exiibi-raïUcs, ;i demi caséiliées, a deiiii liquélîées, avec un vcrUahle lac de pus en nianclion loul autour des deux Jointures — comme je n'en avais peut-être jamais vu.
De plus, dans l'un des poignets s'était faite la lisLulisaLiiui en deux points et l'autre poignet allait se fistuliser lorsque le malade nous est arrivé : bref, • deux mains à couper » disait-on autour de moi.
Nous éviterons l'amputation pour le deuxième poignet grâce uiii(iui'nient aux ponctions immédiatement faites, avec nos injections ordinaires.
Mais l'amputation ne pourra pas être évitée pour le premier poignet.
Au total, sur deux cas que nous connaissons bien, le résultat a été une fois franchement mauvais et l'autre fois véritablement désastreux. J'ai eu connaissance de deux autres malades chez qui l'emploi de la méthode a abouti à deux échecs complets, également.
Je me garderai de juger la méthode d'après ce trop petit nombre de cas, mais vous comprendrez aisément que cela ne m'encourage pas à l'essayer — lorsque surtout notre méthode habituelle, exposée dans ce livre, nous donne pour des cas pareils, les résultats que vous savez.