‹ Technique et Indications de l'évidement sous-maxillaireChapitre 34 sur 73 · LEA · texte numérisé non relu

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dien, apporté des résultats et des examens critiques

minutieux.

Se soustraire à cette règle, vouloir faire une opération plus limitée devant un cancer de la langue ou du plancher de la bouche, vouloir enlever simplement la zone où l’on perçoit des ganglions, c’est s’exposer à une récidive locale extrêmement rapide. Récidive au niveau même d’une cicatrice opératoire ridiculement petite où tous les plans, peau y compris, adhèrent en profondeur, où les ganglions voisins sont nettement néoplasiques et souvent inopérables. Opération qui a été nettement inutile et qui souvent inmême, donnant un coup de fouet à l’évolution propre de ces ganglions néoplasiques, amène à voir des malades porteurs d’ulcérations plus ou moins étendues sans aucun recours thérapeutique possible.

Ces échecs lamentables et souvent constatés dûs à une opération mal adaptée à son but sont dûs à ce fait que dans ces néoplasmes

— de la langue, — du plancher de Ia bouche, — de la face interne de la joue,

les ganglions sous-maxillaires ne sont pas atteints électivement et primitivement (constituant un véritable relai qu’il est logique d’enlever) mais au contraire sont rapidement dépassés ou même non intéressés par le néoplasme tandis que les ganglions carotidiens et en particulier les ganglions sous-

digastriques (Kutner) sont d'emblée ou rapidement atteints.

Seul le sacrifice des lymphatiques non seulement sous-maxillaires mais carotidiens constitue une intervention complète contre ces adénopathies métastatiques, que l’on sente des ganglions ou non.

Ces limites strictes nous permettent de dire que cet évidement s’applique uniquement :

— aux cancers de la lèvre, — à certains cancers de la face.

Ces opérations reposent sur ce fait qu’il est extrê-

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mement rare que le cancer franchisse sans s’arrêter 1e pendant un temps le premier relai ganglionnaire constitué par des ganglions sous-maxillaires et sousmentaux et apparaisse d'emblée dans la chaîne caro-

tidienne.

Nous envisagerons dans un même chapitre :

— Le cancer de la lèvre inférieure qui n’atteint ni la ligne médiane ni la commissure,

— et le cancer de la lèvre inférieure au niveau de la ligne médiane, puis, séparément: le cancer de la lèvre supérieure

(partie muqueuse).

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