A) GÉNÉRALITÉS
1° Cet envahissement lymphatique grève considérablement la mortalité de cette lésion.
Si la lésion primitive est guérie par le radium, si la question est réglée nettement pour la lésion de la lèvre, qui est justiciable des radiations et non de la chirurgie, la chose est loin d’être aussi simple pour les ganglions.
Lo 7e
Il est fréquent en effet de voir un malade guéri définitivement de sa lésion primitive avec une cicatrice souple, non saignante, absolument parfaite ; parfois, récidive locale, un point suspect au niveau de la région traitée par Îles radiations amène une petite retouche chirurgicale, mais, en règle générale, la lésion de la lèvre est guérie et définitivement.
Au contraire, le plus grand et presque le seul facteur de mortalité est l’adénopathie secondaire, d'abord et longtemps sous-maxillaire puis carotidienne qui, évoluant pour son propre compte, aboutit à la mort du malade; ces lésions ne donnant à peu
près jamais de métastases viscérales.
2° La thérapeutique de ces adénopathies est donc de toute première importance dans la qualité des résultats obtenus.
On s’est attaché à ce problème avec beaucoup de soin. Les articles nombreux, les points de vue divergents, Févolution même de la question au cours de ces dernières années montrent qu’il est impossible actuellement d’y apporter une solution parfaite.
Les congrès de cancérologie de ces dernières années, peu enthousiasmés par les résultats de la chirurgie seule, autrefois appliquée, prônaient successivement l'emploi des radiations seules R A ou R X, selon diverses modalités. Finalement, on a dû constater l’échec des radiations sur ce point; elles se sont montrées quasi-inefficaces devant les adénopa-
thies cancéreuses.
INR TE
La thérapeutique de ces ganglions reste donc essentiellement chirurgicale dans l’état actuel des choses. Chirurgie pure ou associée aux radiations, nous y reviendrons.
En dehors même du point de vue résultat clinique, la chirurgie appliquée à ces ganglions permet seule l'examen histologique, donc une critique sérieuse des résultats. Absence d'examen histologique qui autorisait toutes les discussions possibles autour des résultats obtenus en dehors de la chirurgie par les R A ou R X.