‹ Technique et Indications de l'évidement sous-maxillaireChapitre 40 sur 73 · PE MAN · texte numérisé non relu

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progression. Mais souvent, ils atteignent rapidement un volume considérable, se fixent, deviennent inopérables dans des conditions très mauvaises.

Voilà à ce sujet une observation qui nous paraît démonstrative.

M. Charles C..., 66 ans.

Présente au bord libre de la lèvre inférieure, à droite de la ligne médiane, une tumeur indurée et ulcérée, de forme ovalaire, mesurant 28 mm. de long sur 14 mm. de large.

Biopsie : épithélioma épidermoïde.

Il existe un ganglion sous-maxillaire du côté opposé à la lésion, rien du côté correspondant.

Malade traité pour sa lésion primitive par R. A (appareil de surface, le 16 décembre 1930).

Le 21 janvier 1931, la lèvre est complètement guérie. Le ganglion sous-maxillaire du côté opposé existe sans changement. Le malade devait subir un évidement sous-maxillaire bilatéral.

Mais il échappe à notre observation.

En décembre 1932, donc deux ans après, il revient consulter.

Après l’avulsion de la dernière molaire inférieure gauche, un ganglion s’est développé rapidement en quatre à cinq semaines. Ganglion considéré comme secondaire à son avulsion dentaire. Le malade vient

consulter parce que cette adénopathie persiste.

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On trouve une masse grosse comme une noix située dans la région sous-maxillaire gauche, dure, mobile, paraissant opérable.

Le 31 décembre 1932, évidement sous-maxillaire, à Tenon, par le docteur Roux-Berger.

On:constate que la tumeur est beaucoup plus adhérente qu’on ne le pensait, .adhérente au maxillaire, an mylo-hyoïdien, au digastrique. Excision des muscles. Opération difficile et peu satisfaisante, du fait de l'impossibilité de passer très à distance de la tumeur. 2

Examen histologique (docteur Gricouroff). Masse néoplasique d’épithélioma épidermoïde envahissant presque toute la pièce.

13 février 1933 : La lèvre reste guérie.

La cicatrice opératoire paraît souple.

Mars 1933 : Douleur dans la région caroditienne gauche et apparition d’une grosse masse relativement molle accompagnée de nausées quand on la comprime.

En profondeur, masse dure péri-carotidienne. Inopérable.

Mort en novembre 1933.

Cette observation met en évidence, outre la difficulté d’une longue surveillance :

L'apparition rapide d'une néoplasie ganglionnaire deux ans après la guérison de la lésion primitive (l’adénopathie du cancer de la langue a une tendance spéciale à l'apparition tardive). (Tailhefer.)

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