NOR EE
Contrairement à la notion classique, on peut donc voir des ganglions néoplasiques devenir très rapidement inopérables ou opérables dans de mauvaises conditions. Parfois, un état infectieux buccal plus ou moins net, une angine, une pharyngite, une affection dentaire à la suite desquels on voit se développer une adénopathie considérée comme inflammatoire. Ces ganglions régressent en effet, mais laissent après
eux, une adénophatie volumineuse, fixe et dure.
La difficulté de la surveillance de ces malades, l’apparition, après, un laps de temps parfois long, d’une adénopathie qui dépasse rapidement les conditions d’opérabilité correcte nous paraît être le premier élément en faveur de l’évidement systématique.
En faveur toujours de cet évidement systématique, la qualité de ses résultats. Jamais ensuite nous n’avons vu de récidive dans la région sous-maxillaire, même si la tumeur primitive a récidivé. (Dans un cas,
la tumeur a récidivé deux fois.)
Le malade semble être à l’abri de toute atteinte ganglionnaire sur place et au niveau de la Chaîne sous-sterno-mastoïdienne. Cette opération faite à l’anesthésie locale n’ajoute pratiquement aucun risque opératoire et apporte dans l’évolution des lésions ganglionnaires un élément important de sécurité.
On fait à cet évidement systématique une objection. On dit : c’est une opération qui porte sur des tissus sains.
Indiscutablement oui, mais nous ne pouvons que ci-
ter notre maître Roux-Berger (Presse Médicale, 4 août 1940) :