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GÉNÉRALITÉS

Les cas que nous avons retenus pour conclure sont

ceux: |

1 premièrement : des malades qui restent guéris de 1 la lésion primitive, ce qui permet de juger le processus ganglionnaire seul ;

deuxièmement: sont indemnes de toute récidive depuis 3 ans minimum. \

A) Les cancers des lèvres

a) Le cancer de la lèvre inférieure.

Cancer cutanéo-muqueux n’atteignant ni ligne médiane ni la commissure.

Cancer cutanéo-muqueux gagnant la partie mé- 4 ’ ( diane mais respectant la commissure. ;

Nous avons réuni ces deux cas dans un même chapitre.

1° Cancer p’atteignant ni la ligne médiane ni la commissure.

— Evidement sous-maxillaire systématique du côté correspondant, que on sente des ganglions eu non.

— Evidemment sous-maxillaire bilatéral si Fer sent des ganglions du côté opposé.

— Evidement sous-maxillaire et carotidien si l’on

sent des ganglions sous-sterno-mastoïdiens.

2° Le cancer atteint la ligne médiane mais respecte la commissure.

Evidement sous-maxillaire bilatéral systématique.

Justification de cette conduite thérapeutique

— Les adénopathies cancéreuses sont la grande cause de mortalité de ces lésions. ;

— La chirurgie reste dans l’état actuel des choses le seul recours contre ces ganglions. Les traitements par radiations donnent des résultats indiscutables sur la tumeur labiale mais se sont montrés sans action sur les adénopathies.

— Dans 60 % des cas au moins, ces ganglions ne sont pas cancéreux.

— Si ils sont cancéreux : 1/3 au moins de ces malades meurent de leur adénopathie. L’étude histologique de lextension néoplasique constitue un bon élément pronostic,

— Si ils ne sont pas cancéreux : lévidement met à l’abri des adénopathies cancéreuses tardives qui peuvent se développer progressivement mais parfois aussi avec un caractère de brusquerie qui les met d'emblée dans des conditions très mauvaises d’opérabilité. (Nous en apportons plusieurs observations.) De plus, l’évidement ajoute un élément de sécurité considérable, les jrécidives labiales facilement curables ne sont pas accompagnées d’une infestation lymphatique.

b) Le cancer cutanéo-muqueux de la lèvre supérieure.

Beaucoup plus rare.

Contrairement à l’épithélioma de la lèvre inférieure. qui est pratiquement toujours spino-cellulaire, Il est tantôt baso, tantôt spino-cellulaire dans 50 % des cas.

Pas de thérapeutique ganglionnaire s’il est basocellulaire.

Même conduite thérapeutique que pour la lèvre inférieure s’il est spino-cellulaire.

ce) Le cancer de la commissure.

Les ganglions sous-maxillaires ne forment pas un relai « obligatoire et électif ». Le territoire lymphatique est beaucoup plus étendu. Il est préférable de

faire un évidement sous-maxillaire et carotidien.

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