‹ Technique et résultats thérapeutiques de l'arthrotomie dans l'arthrite suppurée du genou en chirurgie de guerreChapitre 15 sur 45 · Be lexcisionr des trajets · texte numérisé non relu

Be lexcisionr des trajets

Le D° Carrel avait d'abord proposé la désinfection chimique du trajet de la plaie, et une réunion: secondaire de celle-ci, quand l'examen bactériologique avait démontré qu'elle était aseptique.. Ë

A la Société de chirurgie, séance du-18 octobre 1916, M. Derache rapporte six cas de plaies du genou traitées par l’excision des tissus nécrosés; la désinfection articulaire immédiate, suivie dessuture primitive de la capsule et de la moblisation précoce de l'articulation. I} décrit ainsi sa technique opératoire :

« [faut suivre plan par plan le trajet du projectile vers l'articulation. Au fur et à mesure que l'on pénètre plus profondément, on nettoie à l'éther les plans successifs déchirés par le corps vulnérant et on résèque les tissus qui sont contus et semblent nécrosés. De cette façon, au moment où le chirurgien atteint la capsule articulaire,

au moment oùil voit l'orifice de pénétration intra-articu-

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laire du projectile, il se trouve sur: un:terrain presque aseplique. Il change alors d'instruments. et de gants, il fend la capsule articulaire ; l'épanchement séro-sanguinolent est évacué, l'articulation est lavée à l'eau phéniquée à 1 % ; souvent, cette irrigation fait sortir le projectile s'il est libre. S'il est enclavé dans un des condyles, dans le cartilage ou dans les franges synoviales, on l'extrait avec précaution en évitant tout contact avee les tissus environnants, |

S'il y a des esquilles osseuses ou cartilagineuses, on les enlève en totalité, mais elles ne ‘peuvent être bien nombreuses, car cette thérapeutique ne s'applique qu'à des blessures sans fracas osseux importants.

L'extraction et l’esquillotomie terminées, le chirurgien nettoie soigneusement la logette qui contenait les corps étrangers et les surfaces osseuses dénudées avec des tampons de gaze iodoformée imbibée d'éther. Après avoir fait un nouveau lavage articulaire à l'eau phéniquée et enlevé toute trace de sang, le chirurgien suture par plans séparés la capsule articulaire, les plans superficiels et la peau. Le dernier point de suture est assez lâche ; dans l'angle inférieur de la plaie, on introduit une petite mèche de gaze iodoformée ou un crin de Florence recourbé en anse comme soupape éventuelle, mais au bout de vinglquatre-trente-six heures, ce draînage est enlevé, les pansements sont faits à plat et la mobilisation est commencée de très bonne heure. »

M. Derache rapporte six cas traités ainsi. Tous ont une terminaison favorable dont cinq avec retour complet des

mouvements:

Pose ADD PSC

Il. — De larthrotomie large exploratrice.

M. Delore, chirurgien des hôpitaux de Lyon, pratiqua le premier, dans une ambulance de l'avant, le 25 juin 1915, l’arthrotomie large exploratrice du genou (Presse médicale, n° 58, 25 nov. 1915).

Elle consiste en une ouverture précoce de l'articulation, sa désinfection chimique et mécanique, et suture €omplète de la synoviale. On ne laissera de drain ou mèche que si l’on n'est pas très sûr de sa désinfection ou de son hémostase ; puis on termine par une rigoureuse immobilisation..

C'est là la thérapeutique de choix dans les quatre ou six premières heures qui suivent la blessure.

Comme résultats, sur treize blessés traités ainsi, M. Delore a eu treize succès.

M. Gross, médecin-chef de l'auto chirurgicale n° 12,

a eu sept succès sur huit cas.

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