‹ Technique et résultats thérapeutiques de l'arthrotomie dans l'arthrite suppurée du genou en chirurgie de guerreChapitre 31 sur 45 · I. — LE DRAINAGE · texte numérisé non relu

I. — LE DRAINAGE

Les grandes incisions sont particulièrement indiquées. Elles permettent la désinfection complète de la synoviale. Il suffira de les combiner selon les besoins.

Le drainage régulier. d'un genou en säppuration comprend quatre incisions, deux antéro-latérales, et deux postéro-latérales, ces deux incisions doivent pénétrer jusqu'à la partie la plus postérieure des capsules condyliennes. Entre les deux incisions du même côté, antérieure et postérieure, on fait passer un drain qui est sous-SYnovial, intra-capsulaire, mais non interosseux. Pour que le drain ne soit pas serré par le ligament latéral correspondant, on débride les attaches ligamenteuses avec un bistouri boutonné agissant de dedans en dehors. Quand l'articulation contient du pus depuis plusieurs jours déjà, que la synoviale est vascularisée, dépolie, bourgeonnante, ü faut passer en avant”deux drains d'une incision à l'autre : l’un au-dessus de la rotule, l'autre au-dessous.

Le cul-de-sac rotulien s'étend plus profondément quelquefois qu'on ne le croirait au premier abord, et les tissus qui l'entourent sont infiltrés. Il-faut alors l'ouvrir largement et le drainer préventivement ; sans cela, on serait obligé de faire, quelques jours après, de nouveaux débridements. Si ces incisions ne suffisent pas, on doit soupçonner le cul-de-sac intercondylien postérieur, et alors, avant de se décider à la résection, ou,a l’amputation du membre, il faut faire le drainage interosseux postérieur. On coupe les ligaments croisés, on explore le cul-de-sac postérieur, et si l'on trouve une fusée déjà commencée, on fait saillir le stylet dans le creux poplité ; on retourne

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