VI. — Relève et transport des blessés
La guerre de tranchées a rendu difficiles la relève et le transport des blessés. Certains Séjournent entre les lignes, vingt-quatre heures, quarante-huit heures même ; d’autres ont leur plaie secondaireinent infectée soit par les mains d'un camarade qui veut rendre sèTvice, soit par l'application d'un premier pansement souillé, soit et surtout par la boue, car, malheureusement, la pluie transforme trop souvent les tranchées et boyaux en bourbiers, et le trou d’obus où le blessé se réfugie en attendant les brancardiers n’est souvent qu'une mare de boue. Puis le
transport des blessés dans ces boyaux étroits et longs, aux
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virages brusques, traumatise, hélas, des articulations qui demanderaient au contraire une immobilisation immé-
diate.