‹ Technique microscopique appliquâee áa l'anatomie pathologique et áa la bactâeriologie. Manuel pratiqueChapitre 12 sur 96 · CHAPITRE Yl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yl

Si l'on veut faire ressortir les vaisseaux sanguinset surloutle système capillaire, qui est peu apparent à l'état normal, les vaisseaux lymphatiques, les vaisseaux des canalicules glandulaires, on recourra à la méthode des injections, c'est-à-tlire à laréplétion de leur lumière par les solutions colorantes; mais ce procédé n'est pas aussi fréquemment applicable en histologie pathologi([ue qu'en histologie normale.

La condition essentielle est de ne pas déterminer de déchirure des vaisseaux ni d'épanchement artificiel ; en outre, il faut que la pression soit aussi constante que possible. Avec de la pratique, on arrive à régler la pression nécessaire en employant les seringues ordinaires, mais ce procédé est plus long. L'instrument doit être manié avec précaution et le piston fonctionner facilement. La fermeture doit être hermétique au niveau du point où on adapte la canule, afin d'éviter l'injection de bulles d'air. On lie la canule à l'entrée du vaisseau et on injecte jusqu'à ce qu'on obtienne une coloration suffisamment intense ou (jue le liquide s'échappe par les veine?i depuis quelque temps.

Souvent le liquide coule, au début de l'injection, des vaisseaux lésés superficiellement, surtout des veines capsulaires (reins); c'est pourquoi il peut être nécessaire de fermer ces vaisseaux de sortie à l'aide de pinces ou de serre-fines.

Lorsqu'on a à sa disposition une conduite d'eau, on pourra construire facilement avec deux bouteilles un appareil à pression constante, qu'on élève ou qu'on abaisse à volonté. Le premier flacon A est fermé hermétiquement, et est en communication avec le robinet d'une conduite d'eau, au nu)yen d'un tube de verre qui plonge jusqu'au fond. De la partie supérieure du même flacon part un autre tube recourbé qui se rend dans un second flacon B percé de deux trous ; il s'ouvre à la partie supérieure. Ce flacon B est également pourvu, comme les réservoirs des seringues ordinaires, d'un second tube en verre, recourbé aussi, et plongeant

jusqu'au fond; on adapte à sa sortie une canule à l'aide d'un joint en caoutchouc. On remplit le second flacon B avec le liquide d'injection, on fait couler dans le flacon A une certaine quantité de l'eau de distribution; ainsi l'air comprimé en A réagit sur le flacon B et par conséquent sur le liquide d'injection.

Mais la conduite d'eau peut être remplacée par un troisième flacon C qu'on place plus haut et qu'on remplit d'eau ou de mercure. Ce troisième flacon est relié au flacon A par un tube de caoutchouc muni d'un robinet à fermeture. En ouvrant ce dernier, il s'écoule une quantité voulue d'eau ou de mercure dans le flacon A, où l'air se comprime comme dans le cas de la conduite d'eau. Il est évident que le flacon G, s'il est rempli d'eau, sera placé plus haut que s'il contient du mercure, afln d'augmenter la pression.

Les masses d'injection sont liquides à froid et le colorant y est tenu en suspension dans l'eau ou dans la glycérine; il y èn a qui ne sont liquides qu'à chaud, à cause de la colle qu'elles contiennent, et se solidifient à la température ordinaire.

Ce sont ces dernières qui donnent les meilleurs résultats, mais le procédé est plus compliqué, parce que l'organe lui-même doit être maintenu de \0° il 50", aussi bien que la masse d'injection. Le mieux est de porter l'organe dans l'eau chaufl'ée au degré voulu.

Parmi les masses d injection recommandées, nous citerons :

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